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HISTOIRE ]N.VHnî:LLE

Sangsue indiene, Hl udo indica.

Aplatie , brune , avec cent stries tranverses obtusémcnt épineuses.

Cmel. , S} st. Nat. p. 3095. n. i.

Se trouve dans la mer des Indes.

Sangsue médicinale, Hir. medicinalis.

Allongée, noirâtre, avec des lignes de diverses couleurs, le dessous avec des taches jaunes. Points d'yeux.

Gesncr^ Fisc. fig. 425. Bergman^ act. Stock. 1767. tiib. 6. fig. 1 , 2. Ency. pi. 5i. fig. 12,

Lamarck , Anim. sans vert. tom. v. p. 290. n. I.

Voyez pi. 8. fig. 5 , où elle est représentée un peu plus petite que nature.

Se trouve dans les eaux stagnantes et va- .seuses.

Sangsue noire 5 Hiriido sangalsuga.

Allongée , noire ; en dessous d'un cendré verdâire avec des taches noires.

Pctiver , Gaz. tab. 1 5o. fig. 7. Berg. act. Stock. 1757. lab. 6. fig. 3 , 4* Eocycl. pi. 5i. fig- 3, 4.

Lamarch, Anim. sans vert. tom. v. p. 291.

Se trouve dans les eaux stagnantes et marécageuses.

Sangsue linée , Hirudo lineata.

Allongée , grise , avec quatre lignes longiludinolcs sur le dos. Six yeux.

Gmel. , Syst. Wat. p. 0096. n. 10.

Se trouve dans les marais du nord de l'Europe.

Sangsue yulgaire , Hirudo valgaris

Allongée, d'un jaune brun, avec huit yeux placés t'u demi-croissant.

Bergman^ Acl. Stock 1757. tab. 6. fîg. 5. 8. Ency. |)l. 5i. fîg. 5,6,7,8.

Erfobdtlla vulgaris ; Lamarck , Anini.

Sans vert. tom. v. p. 296. n. 1.

Se trouve dans les eaux des marais , parmi les plantes aquatiques.

Sangsue bioculée, Hirudo biocalata.

Allongée, cendrée; deux yeux seulement.

Bergrn. act. Stock. 1707. tab. 6. fîg. 9. 1 1. Ency. pi. 5i. fig. 9 , 10, 11.

Erpobdclla hiocuiata ; Lamarck, Anlm.

sans vert. tom. v. p. 296. n. 2.

Se trouve dans les fossés des marai?.

Sangsue aplatie , Hirudo complanata.

Large, cendrée ; la ligne du dos avec deux rangs de tubercules ; les bords dentelés. Six yeux.

Berq.'AcK. Stock, tab. 6. fig. 12. i4.

Erpnhdella complanata; Lamarck, Anim.

sans vert. tom. v. p. 296. n^. 5.

Se trouve dans les rivières, souvçnt altacbéc aux coquilles.

!?.S8 IliSTOJRE NATURELLE

Sangsue transparente, Uirado hyalina.

Dilatée , transparente , jaune ; les bords entiers. Quatre à six yeux.

Trcmhlcy , Hist. des Polyp'.-s, tab.y. fig. 7. Savign,, Syst. des annélides. p. 120.

Se trouve dans les rivières, sur les plantes aquatiques.

Sangsue swampine, Hirudo swamplna.

Dilatée , sillonnée transversalemnt , rugueuse sur le dos , verte , variée de brun ; la tète , les bords du corps, et la queue, maculés de blanc; le dessous couleur de plomb. Cinq yenx.

Voyez p\.^. fig. 5, où elle est représentée au double de sa grandeur naturelle.

Cette espèce se trouve fréqueraentdans les marais de la Caroline , attacbée au tortues , iiux grenouilles, etc. où elle a été décrite et dessinée par Bosc.

Sangsue des poissons, Hirado piscium.

Allongée, jaunâtre, la ligne dorsale pencée et blanche. Quatre yeux.

Roes. Ins. 5. lab. 32. Encycl. pi. 5i. lig. 17.

Aihione verrucata ; Savi^n. , Svst. des annélides. p. iii.n. 2.

Se trouve dans les rivières , a! tachée aux poissons; sa tête et sa queue se dilatent différemment que dans les autres cs])èces.

DES S A >' GS l ES. 289

Sangsue marquetée, Hirudo tesseltata.

Cendrée; le bord avec des taclies carrées ; buit yeux disposés sur deux rangs longitudinaux.

Gmet. , Syst. Nat. p. SogS. n. 11.

Se trouve dans les rivières du Word.

Sangsue marginée, Hirudo marginata.

Dilatée, brune; le bord avec des taches

carrées ; et quatre yeux.

Gmd. Syst. N;it. p. ôcgS. n. 12.

Se trouve dans les rivières.

Sangsue grosse, Hirudo grossa.

Dilatée, jaunâtre, antérieurement fendue.

Muller, Zoo). Dan. 1. pi. 21. fig. 1 — 5. Encycl. [;L 52. lig. 6 , 7 , 8 , 9 , 10.

Savign. Syst. des annélides. p. 106. (/n nota, )

Se trouve dans la mer, vivant aux dépens des vers, des coquille bivalves, principalement des venus.

Sangsue hyppogîosse, H. Iiyppoglossa.

Dilatée , blanche ; le milieu du corps avec deux taches rondes , doubles et oculées.

Mvilcr^ Zool. Dan. 2. tab. 54- fig. 1. i. Baster ^ Opusc. tab. 8. fig. 11. Encyclopédie, pi. 52. fig. i5, 16 , 17.

Savigny^ Syst. des annélides. p. 106. ( In nota ).

Vers. l. aS

SgO HISTOIRE MTURELLE

Se trouve dans la rcer , sur les limandes»

Sangsue muriquée, Hirudo murlcaia.

Cylindrique; le corps couvert de tubercules. Mus. ad. Frcd. i. tab. 8. fig. 3. Baster.

Opusc. tab. lo. fig. 2. Encycl. pi. 52. fîg, 5. Pontoijdeiin muricata; Lamarok, Anim.

sans vert. tom. v. p. 295. n. 1.

Se trouve dans la grande mer , sur les poissons.

PLANAIRE , Pz:.^A-^;?7^3 Linnœus,

Corps oblong , aplati, subgélatineux , tièsfontractilc , ordinairement simple , quelquefois muni antérieurement de deux appendices auriculaires ou corniformes. Deux ouvertures sous le ventre

Les planaires ont les plus grands rapports avec les sangsues. Elles n'en diifèrent au premier coup-d'œil, que par leur forme plus aplatie, et par leur bouclie et leur anus, plus éloignés de leurs extrémités. Coumie les

DES PLANAI RES. 29I

sangsues, elles vivent dans les eaux stagnantes; mais, en général, elles préfèrent les eaux pures. On les rencontre souvent dans les fontaines, les rivières, attachées aux pierres et aux plantes qui s'y trouvent. Elles sont également fort communes dans la mer, non-seulement sur les côtes , mais même au milieu de l'Atlantique, ainsi que Bosc l'a oBservé. La forme" des planaires est toujours un ovale; mais il est tantôt extrêmement allongé, tantôt presque rond, et quelquefois altéré par une fente ou des prolongemens antérieurs ou postérieurs. Leur aplatissement est toujours très-remarquable , quoiqu'il varie aussi plus ou moins , selon les espèces. Presque toutes sont assez transparentes pour qu'on puisse voir leurs organes intérieurs et les liqueurs qu'ils contiennent. (]omme les espèces de ce genre sont, en général, petites, et que

393 HISTOIRE NATtiRLLLî:

l'homme n'en fait aucun usage, elles ont été beaucoup moins observées que les sangsues. C'est presque uniquement à Pallas et Muller que l'on doit la description de celles que l'on connoît. Les Naturalistes français s'en sont peu occupés, quoiqu'elles fourmillent aux environs de Paris, et que leur étude présentât un aliment varié à l'activité de ceux qui habitent cette capitale. Bosc, qui en a, à différentes reprises , conservé plusieurs espèces dans des vaisseaux de verre, avec des lentilles d'eau, et autres plantes aquatiques, les a vues presque constamment fixées sur leurs tiges, et changeant de place toutes les nuits. Il a présumé , par la couleur de la liqueur contenue dans leur intestin , qu'elles vivoient des sucs de ces plantes, et jamais il n'a pu parvenir à leur faire attaquer des animaux aquatiques sur lesquels les sangsues se jetoient avec

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avidité. Cependant il y a lieu de croire que quelques espèces d'eaux douces, et toutes les marines, vivent de chair. On sait, à n'en pas douter, que ces animaux sont ovipares , puisqu'au printemps on voit leurs œufs ordinairement amoncelés sur un de leurs côtés; mais on ignore s'ils sont hermaphrodites ou unisexuels. L'analogie porte à croire qu'il en est chez eux, à cet égard, de même que chez les sangsues. Quoi qu'il en soit , c'est vers le mois de mars, plus ou «loins tard, selon la chaleur de la saison, qu'elles se débarrassent de leurs œufs; et, dès le mois suivant, elles commencent à devenir fort abondantes dans les eaux qui leur (conviennent. Les observations de Bosc lui font croire qu'il est donné à peu d'individus de se soustraire aux causes de destruction qui les poursuivent constamment. En effet, dès le mois de juillet , on en

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voit une bien moindre quantité, et a l'entrée du printemps elles sont si rares, qu'on a de la peine à en trouver dans les lieux où on en voyoit le plus.

Les planaires ont, sans doute, un grand nombre d'ennemis; mais il a paru à Bosc que les plus dangereux étoient les larves des insectes aquatiques; il n'a jamais pu en conserver dans les vases où se trouvoient quelques-unes de ces larves, sur-tout celles des dytiques, des corises, des notonectes, etc.

Les planaires qui vivent dans la mer se comportent probablement de mêmeque cellesdes eauxdouces; mais nous sommes encore moins instruits de leurs mœurs.

Linnœus dit, dans l'exposé du genre, que la bouche est terminale : il est probable qu'il a voulu dire antérieure; car, ainsi que Bosc a cru le voir, c'est la première ouverture du dessous du

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ventre qui en tient lieu. Lamarck a traduit le Naturaliste suédois; mais Bruguière l'a corrigé, ainsi qu'on peut le voir dans l'Encyclopédie.

Les intestins des planaires ne consis^tent qu'en un canal, plus ou moins' long, plus ou moins large, selon la longueur ou la largeur des espèces, duquel partent souvent des rameaux, quelquefois peu , quelquefois trèsnombreux. Ce canal va toujours de la bouche à l'anus; mais il s'oblitère quelquefois au peint qu'on le perd de vue dans une partie de son cours.

Quelques planaires ont des yeux, d'autres n'en ont pas. Les premières en ont ou un, ou deux, ou trois , ou quatre, ou un plus grand nombre.

C'est cette remarque qui a servi à Linnœus et à Muller pour couper le genre, qui est nombreux en espèces ^ en cinq divisions. Ces yeux sont ordinairement noirs , et placés sur la

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