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DES SÈCHES

f-aiial que la sèche répand la liqueur noire contenue dans la vessie dont on vient de parler.

Cette liqueur sert à la sèche à obscurcir l'eau lorsqu'elle se sent poursuivie par quelque ennemi, et parlà à lui échapper. Quelques espèces l'ont odorante , musquée. Les Chinois, par un moyen qui ne nous est pas connu, enlèvent la liqueur noire d'une de ces espèces, et, par des procédés que nous ignorons également, en fabriquent ce que nous appelons encre de la Chine , et qui est si recherchée en Europe pour les arts du dessin.

La plupart des espèces, et ce sont encore celles contenues dans les deux genres de Lamarck , cités plus haut , ont, sur le côté de leur sac, deux espèces de nageoires membraneuses , plus ou moins larges, et qui s'étendent tout le long du sac qui les porte. Ces ailes servent effectivement de na-

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gcoires; elles dirigent la sèche dans sa marche.

Les mêmes ont, de plus, une espèce d'os placé en dedans de leur corps, sur le dos. Cet os est un corps plus ou moins grande plus ou moins calcaire. Il est dans la sèche officinale, ovale , un peu épais dans son milieu , aminci et tranchant sur les bords , opaque, très-léger, spongieux, friable et blanchâtre. Il est composé , selon la remarque de Cuvier^ de lames minces, dans les intervalles desquelles sont une multitude de petites colonnes creuses, perpendiculaires à ces lames.

Ce corps, dans d'autres espèces, le calmar, par exemple, est corné, transparent , simple ; il n'y en a point dans d'autres, telles que dans la sèche octopode.

Les verrues concaves, dont les bras de toutes les sèches sont garnis, varient non-seulement par leur nombre

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