DES F I R 0 L E S
Firole pulmonale, Picrot. pulmonala.
Tête obtuse , transparente ; l'ouverture de la respiration ciliée.
Forskaty Descrip. an. pi. 54. fîg. D. Encyclopédie, pi. 88. fig.3.
L amarck , A.mm. sans vert. tom. vu. p.
Se trouve dans la Méditerranée.
Firole épineuse, Pterotrac. aculeata.
Point de nageoires au ventre ; la queue plus longue que le corps ; des lignes épineuses ; une nageoire horizontale et terminales
Forskai , Descrip. an. tab. 54. fîg. C. Ency. pi. 88. fîg. 4, 5.
Lamarck , Anim. sans vert. tom. vu. p.
Se trouve dans la Méditerranée.
6G HISTOIRE ÎSATIRELLE
CLIO , Clio, Linnœas.
Corps contenu dans un sac oblong , turbiné, muni supérieurement de deux ailes branchiales , membraneuses , opposées l'une à l'autre. Tète saillante entre les ailes , séparée du corps par un étranglement , et formée de deux tubercules , entre lesquels est la bouche. Denx tentacules courtes insérées sous la tête.
LinNjEus avoit réuni sous ce nom des animaux à coquille et des animaux sans coquille. Bruguière en a séparé les premiers ; de sorte qu'il n'est resté qu'une des anciennes espèces de ce genre , dont Lamarck a précisé le caractère encore mieux que Bruguière , d'après les observations de Cuvier.
Les clios sont vagabonds comme les méduses , et sont extrêmement multipliés dans les parages où on les rencontre ; mais ce n'est que dans les
temps Uts plus calmes, et seulement vendant les heures les plus chaudes de la journée, qu'ils se font aperce- Toir à la surface de l'eau , où ils semblent ne paroître que pour disparoîlre ensuite. Pour faire ces mouvemens, ils emploient leurs deux nageoires, qui, d'après l'observation de Cuyier, leur tiennent lieu de braneliies, ou, au moins, ont un tissu yasculaire qui peut le faire croire : ils les rapprochent pointe contre pointe , et les écartent ensuite rapidement. Outre les ailes, il y a trois petits lobes situés un peu plus bas. Le manteau enveloppe le devant du corps , et est ventru auprès des ailes. Les viscères ne remplissent pas la totalité du corps. Les parties de la génération sont semblables à celles de l'hélice des vignes. Le système nerveux est presque le même que dans la lanlésie.
11 n'y a qu'un cœur, situé au côlé gnu-
che. On voit par-là, dit Cuvier, que les elles appartiennent vraiment aux gastéropodes ^ quoiqu'ils n'aient pas le caractère extérieur propre à cet ordre , c'est-à-dire , un pied pour ramper.
Les clios servent de nourriture aux haleines et à une g^rande quantité d'oiseaux.
Clio boréal, Ciio boreaiis.
Corps gélatineux, transparent ; les nageoires presque triangulaires ; la queue pointue.
Paiias, Spicil.Zool. lo.tab. i.fig. 18, 19. Encycl. pi. 76. fig. 3 , 4.
Lamarck , Anim. sans vert. tom. vr.
part. 1. p. 288. n. 2.
Voyez pi. 2. fig. 2 , oîx il est représenté de moitié de grandeur naturelle.
Se trouve dans les mers du Nord de l'Europe.
Clio austral , Ciio aastralis.
Le corps charnu , couleur de rose ; les nageoires lancéolées ; la queue plaie, bjlobée. Encycl. pi, n^, fig, 1 , 2.
DES CLIOS. inj
Lamarch , Auim. sans vert. tom. vi.
part. 1. p. 28S. n. 2.
Se trouve dans la mer des Indes.
Clio hélicine, Clio keliclna.
Corps en spirale , les ailes ovales , plus grandes que le corps.
Martcns, Spitsb. tab. Q. fîg. e.
Limacina kelicialis , Lam. Anim. sans v£rt. tom. VI. p. 291. n. 1.
Se to^uve dans la mer du Nord.
Clio limacine, Clio limacina.
Corps presque conique.
Martens , Spitsb. tab. D. fîg. 5. Encycl. pi. 75.%, 6.
Clio Boreaiis , Lam. , Anim. sans vert, tom. VI. part. 1. p. 288. n. 1.
Se trouve dans la mer du Word (1).
[i) C'est la même esj)èce que le clio boreaiis d'e lH^Lamarck.
^O HISTOIRE NATl'IlELLE
LAPLESIE, LaplisiA) Llnnœus.
Corps rampant , oblong, convexe , bordé de chaque côté d'une large membrane qui se • recourbe sur le dos. La tête garnie de quatre tentacules. Le dos pourvu d'un écusson recouvrant les branchies , et contenant une pièce cornée. L'anus au dessus de l'extrémité du dos.
Les espèces de ce genre , habitant la Méditerranée, ont été remarquées des anciens , à raison des suites qu'a leur attouchement pour l'homme.
Pline et Dioscoride en parlent sous le nom de lièvre marin, comme d'un animal venimeux , qu'il faut nonseulement éviter de toucher, mais même de regarder. Après eux, Rondelet en parle de la même manière.
En effet, cet ani/nal a la propriété de faire tomber les poils sur lesquels on l'applique, et de causer des stranguries à ceux qui en mangent, ou seu-
DESLAPLESIES. ^1
lement qui avalent un peu de la sanie qui découle de son corps. Il est rare , au reste, qu'il produise ces symptômes, car il répand une odeur si nauséabonde et si fétide, qu'on est disposé à le fuir dès qu'on en est proche.
On ignore encore quels sont les moyens que la nature emploie pour produire ces effets. La laplésie a été fort peu étudiée par les physiciens, parce qu'elle ne se trouve que dans la Méditerranée, qu'elle y est même rare , au dire de Rondelet , et qu'il faut du courage pour se déterminer à l'observer.
Cet animal a l'air d'une masse de chair informe lorsqu'il est en repos.
Lorsqu'il est en mouvement, sa figure se rapproche de celle des limaces. Il est de couleur rouge-brun. Sa tête est obtuse et armée de quatre cornes, dont les deux antérieures sont obtuses
;?2 HISTOIRE NATUUELLE
et les deux postérieures aiguës. II a une fente pour bouche. Les yeux se trouvent entre les cornes postérieures, et sont très -petits. Les parties de la génération sortent du côté droit du cou. L'anus est placé sur le dos, derrière un écusson qui recouvre les J)ranchies, et qui contient une pièce osseuse, ou mieux cornée, dans son intérieur. Le pied est extrêmement grand; il donne naissance à une membrane qui se replie sur le dos, et le recouvre quelquefois en totalité, excepté l'ouverture des branchies. L'estomac est composé de plusieurs corps cartilagino-osseux, qui ont été décrits par Bohatsch.
Les laplésies ont un réservoir d'encre comme les sèches, vl elles emploient celle encre au même usage, c'est-à-dire, qu'elles la répandenl pour échapper aux poursuites de leurs ennemis. Elle habitent de prélé-