CoccuDiNE Épaisse. — Coccudina crassa. — PI. X, fig
Corps ovale, plus large et comme tronqué en arrière", rétréci^ et sinueux en avant, convexe en dessus et marqué de côtes pres-^ qucelFacées; convexe on dessous, avec les bords épaissis; Appendices de la moitié antérieure en forme de crochets; les postérieurs droits en forme de stylets. — Longueur, ü,0o. — Marin.
Elle vivait dans l’eau de mer [irise à Cette depuis huit jours avec 1 des Corallines, et déjà gâtée.
3. CoccuDiNE POLYPODE. — Coc'cutlbia poljrpoda. — PI. X, fig. 3.
Corps ovale, sinueux eu avant, convexe et marqué en dessus de sept à huit côtes étroites, plat en dessous , et muni de cirrhes épars , nombreux, longs et flexibles. — Longeur, U,Ü55. — Marin.
Dans l’eau de mer stagnante , près du chemin de fer, à Cette , le O mars.
4. CoccuDi NE CIGALE. — Coccudinu cicuda. — Pl. Xlll , lig. i.
Corps ovale, granuleux , très-convexe, à bords arrondis, concave en dessous , et muni de cirrhes épars longs et flexibles. — Longueur, 0,032. »
Cet Infusoire , que j'ai trouvé dans l’eau de Seine , entre les CeriUophfllum^ en novembre i838, paraît bien être le même que Millier a décrit sous le nom de Trichoda cicuda (Müller, lufus., pl. XXXI 1 , fig. 26-27), <^onime étant « ovale, à bords obscurs, chevelue eu avant et eii dessous , sans cils en arrière. >• Mais ce n'est pas, je crois, l’espèce que M. Ehrenberg donne sous le nom ù' Oaylrieha cicuda (Elir. , Inl'. , pl. XLI , fig. 4)) comme synonyme de celle de Müller. En efl'et cet auteur lui donne pour caractère d’avoir le dos sillonné et crénelé , ce qui ferait penser qu’il a eu en vue notre Coccudinu coslala (1) et non la C. cicuda.
' Coccudinu cimex. Bory.
.le ne sais s’il faut réellement faire une espèce de Coccudine de l’Infusoire nommé par Müller Tnenoda cimex (Müll . Inf. Pl . XXXI 1 , fig. 21-24), ou si ce' n’est pas simplement une Plœsconie mal
(i) M. Ehrenberg dit avoir réussi à colorer par l'indigo les iiombreu.v estomacs de son Oxytricha cicuda, que nous croyons pouvoir être notre Coccudinu cicuda; il lui ;i compté hiiil A treize côtes dorsales, et il a remarqué que dans la décomposition pai- dililuence de cet Infusoire, ou reconnaît que le corps tout entier est mou , ce qui le conduit à le ranger plutôt parmi les Oxy triques qu'avec les Plojsconios, quoique ces dernières aient bien ce même caractère.
HISTOIRE NAÏUREEEE
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observée. Cet auteur la décrit comme étant «ovale, à bords transparents, pourvue de cils en avant et en arrière. » H ajoute que , quand l’eau s’évapore, elle montre , en se contractant, des sillons longitudinaux, et il termine en disant quelle est trop semblable (riimis similis) à sa Trichoda Charon , qui est une de nos Plœsconies. Il lui donne pour synonyme ce que Joblot (Micros. 2 part., p. 79, pl. lo, fig. i5) a nommé petite araignée aquatique.
M. Ehrenberg a nommé d’abord cette espèce St^lon^chin ? cimex , puis il l’a confondue avec &on Euploles Charon , et enfin il en a fait une espèce distincte, sous le nom d'Euplotes cimex (Ehr. Inf., p. 38o, Pl. XLll, fig. 1 7), en déclarant toutefois qu’elle demande une observation plus exacte. 11 lui attribue un têt oblong, elliptique, lisse, et la dit pourvue de cils, de stylets et de crochets.
** Coccudin^ reiiculata.
Je ne fais qu’indiquer sous ce nom un Infusoire observé au mois de décembre dans de l’eau de Seine , conservé depuis l’été avec des Myriophylles vivants. 11 était long de 0,046 , et sa surface granuleuse était évidemment réticulée ou marquée de stries croisées, d’où résultait une dentelure au contour. 11 avait aux deux extrémités des cirrhes coudés assez volumineux.
* Genre Aspidisca. Ehr.
C’est bien, je crois, avec les Coccudines qu’il faut ranger le Trichoda Lyncens (Muller, Inf. Pl. XXXII, fig, 1-2), dont M. Ehi’enberg a fait le type de son genre Aspidisca et par suite, de sa famille des Aspidiscina qui, suivant lui, devrait contenir les Polygastriques cuirassés , entérodélés, à orifice double, mais dont l’orifice anal est seul terminal. En décrivant son geni’e Aspidisca ( Ehr. Inf, p. 343) , il dit que cet animal a la plus grande analogie avec les JEuplotes, mais que chez ceux-ci la cuirasse déborde le corps en arrière comme en avant, ce qui fait que l’orifice anal, de même que la bouche, n’est pas terminal.
Muller désigne sa Trichoda Lynceus par ces mots = « Tr, presque carrée, à bec crochu, à bouche ciliée, et bord
postérieur garni de soies. » Au premier aspect , dit-il , elle ressemble à un Entomostracé du genre Lyncée, mais elle n’est pourvue ni de cuirasse ni d’yeux , etc. « Son corps est membraneux, comprimé, sans épaisseur, prolongé en un bec recourbé en avant , et tronqué en arrière. Sous le bec est un faisceau de poils pendants, qui par son agitation ferait croire que l’animal avale de l’eau. Le bord postérieur est sinueux, muni de soies rares qui s’agitent au gré de l’animal et paraissent servir à la natation. Les intestins {interanea) sont extrêmement remarquables; en effet, un tube courbé s’étend de la bouche jusque dans les viscères {intestina) du milieu du corps; ceux-ci, ainsi que le tube, éprouvent une fréquente agitation; entre le bord postérieur et l’antérieur est un autre tube longitudinal souvent rempli d’une liqueur bleuâtre. Le corps et les molécules cristallines ont un bord
obscur distinct J’en ai surpris quelques-uns accouplés;
les organes génitaux sont situés dans l’échancrure du bord
postérieur » Millier a représenté en effet les Infusoires
de cette espèce joints par le bord postérieur; mais tous ces détails d’une organisation que Millier croit avoir vue n’ont aucun rapport avec ce que de son côté M. Ehrenberg prétend avoir découvert.
5® Genre. LOXODE. — Loxodes.
An. à corps plat, membraneux ou revêtu d’une enveloppe membraneuse apparente , flexible , non contra renflée au milieu de la face supérieure ou dorsale, souvent concave à la face inférieure ; à contour ovale irrégulier , sinueux, et obliquement prolongé en avant, pourvu de cils vibraliles très-fin^ au bord antérieur seulement.
Ce genre, confondu par Millier avec lesKolpodes, est bien réellement distinct, mais il est encore peu connu sous le rapport de la structure et de l’organisation , et sa place dans la série des Infusoires est très-difficile à indiquer avec précision ; il ne peut être placé, ni avec les Paraméciens ,
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ni avec les Leucophryens , puisqu’il n’a point sa surface réticulée ou garnie de rangées régulières de cils; il pourrait peut-être avec plus de raison être rapproché des Trachélius dans la famille des Trichodiens; mais il offre une apparence de tégument tellement nette que je me suis trouvé dans l’alternative de créer pour lui seul une famille particulière, ou de le placer avec les Plœsconiens auxquels il se rattache à la vérité par les Coccudines ; cependant il s’en éloigne aussi par l’absence de cirrhes, et c’est ce qui empêche de caractériser cette famille aussi nettement qu’on le pourrait faire. De nouvelles observations permettront assurément d’apporter dans la classification des Infusoires une précision plus grande; pour le moment nous nous contentons de faire connaître autant que possible ces animaux.
Les Loxodes sont de ceux qu’on rencontrera le plus sûrement et le plus fréquemment dans les infusions et dans les eaux de marais déjà altérées par la putréfaction. Ils ne montrent à l’œil en quelque sorte qu’un disque presque diaphane obliquement prolongé en avant en unemanièi’e de bec obtus d’une transparence parfaite; ils rampent souvent sur la sur» face des corps solides et alors ils se plient pour s’accommoder aux inégalités de ces corps , et leur bord antérieur se replie contre tous les obstacles qu’il rencontre. On distingue presque toujours le contour de la partie charnue vivante, au milieu d’une enveloppe plus transparente ; mais qui cependant n’est pas une membrane persistante, comme le prouve la facilité qu’ont les Loxodes de s’agglutiner quand ils viennent à se toucher entre eux.
Les cils du bord antérieur, seuls organes externes des Loxodes, sont souvent ti’ès-difticiles à apercevoir; à l’intérieur, on ne voit que quelques vacuoles isolées, ordinairement colorées en rouge pâle. Une bouche est rarement visible, mais des corps étrangers, tels que des Navicules, qu’on voit dans l’intérieur, n’ont évidemment pu y pénétrer que par une ouverture buccale. Quelques Infusoires, ressemblant d’ailleurs entièrement aux Loxodes, ont au contraire une bouche
que rend parfaitement visible un faisceau tubuleux de petites baguettes transparentes qui l’entourent. La présence de cette ai-mature buccale ne me paraît pas toutefois un motif suffisant pour les réunir aux Chilodons qui ont toute la surface ciliée comme les autres Paraméciens avec lesquels je les ai placés.
M. Ehrenberg, en 1830, institua le genre Loxode et y comprit six espèces, savoir : 1“ le Z. cucullulus ^ dont il a fait plus tard le genre Chilodon; 2® le Z. cucullio ^ qu’il place avec doute aujourd’hui dans son genre Kolpode; 3® le Z. rostrum, dont nous faisons le genre Pélecide ; 4“ le Z. Ci</i«m,quiest certainement un Bursarien ou un Paramécien; 5® le Z, bursaria , regardé d’abord par l’auteur comme une variété de son Paraméciiim chry salis ^ et qui nous paraît devoir, en effet, appartenir à la famille des Paraméciens ; enfin , 6® le Z. plicatus, dont l’auteur lui -même signale la grande analogie avec V Oxytricha cicada; il s’ensuit que le genre Loxode de M. Ehrenberg n’a presque plus aucun rapport avec le nôtre aujourd’hui (1).
I. Loxode chaperon. — Loxodes cucullulus. — PI. XllI, fig. <)(2).
Corps ovale, lisse ou un peu granuleux, renflé au milieu, aminci et flexible en avant. — Long de 0,05 à 0,06.
(1) Le Loxodes cithara (Ehr. Inf. Pl. XXXIV, fig. 2) a le corps triangulaire , comprimé , blanc , élargi et obliquement tronqué en avant, rétréci en arrière. Long de o,125- — Le L. bursaria (1. c. fig. 3) est vert, oblong, obliquement tronqué et comprimé en avant, arrondi et renflé en arrière, long de o,og. — Le L. plicatus ( 1. c. fig. 4) 3 le corps elliptique, comprimé , renflé au milieu avec une lèvre en crochet, et l’abdomen obscurément sillonné et plissé; il est long de 0,06. — Tous les trois ont été observés dans les eaux douces des environs de Berlin.
(2) Petites huîtres , Joblot , Microsc. Pl. Il , Pl. IV , Pl. V , fig. 4-
Cyclidium, Uill. i^5i. — ^ Volvox torquilla , Ellis, Philos, transact.
Ovalthiercheu , Gleichen , Infus. Pl. XXVIl , XXVIII, XXX.
Kolpoda cucullus , Müller , Inf. Pl. XV, fig. 7-1 1.
Cette espèce , décrite par Müller sons le nom de Koipoda cucullulus , est une des plus communes dans les infusions et dans les eaux stagnantes. J’observais Ce Loxode le i4 janvier i83G dans l'eau d’un appareil d’endosmose préparé depuis cinquante-quatre heures avec de la vessie de cochon et de l’eau sucrée ; il présentait quelques vacuoles qui devenaient plus nombreuses quand il allait cesser de vivre , il se contractait irrégulièrement alors et perdait cette apparence membraneuse si distincte qu’il avait auparavant. J’ai vu fréquemment dans le liquide où les Loxodes étaient trèsabondants, deux ou trois de ces Infusoires agglutinés par un point quelconque de leur siuface , ce que l’on ne pouvait aucunement, comme je l’ai dit, prendre pour accouplement. Müller, qui les observa dans une infusion de Laiti on [Sonchus arvensis), où ils s’étaient excessivement multipliés au mois d’octobre, dit en avoir vu ainsi jusqu’à cinq agglutinés par le dos et nar géant ensemble pendant quelquesinstants. Ce même auteur décrit son Kolpode comme ayant le corps prolongé en avant au delà du contour ovale, et paraissant dans cette même partie comprimé en carène : « C’est, dit-il, un animal très-diaphane, cristallin, pourvu dedeux globules diaphanes en arrière,
ou d’un plus grand nombre de ces globules , épars au milieu.» Ces globules sont ce que je nomme des vacuoles.
M. Ehrenberg en i83o avait confondu cette espèce avec le Chilodon cucullus qui est beaucoup plus,.grand ; aussi lui attribuait-il alors une longueur de o,og3.
Loxodes cucnllio.
Je ne sais si l'on doit regarder comme une espèce distincte le Koipoda cucullio de Müller (Inf. PI. XV, fig. 12, ig), que cet :.uteur décrit comme étant ovale, déprimé, très-légèrement sinueux près de l’extrémité antérieure , déprimé en dessus et convexe en dessous; ayant le tiei's antérieur de son corps formé d’une membrane diaphane , ainsi que le bord postérieur. La inemlM’ane antérieure est irès-llexible et susceptible de se replier contre les obstacles. 11 se meut lentement en glissant dans une position renversée, c’est-à-dire sur la partie convexe du corps. Müller l’indique comme vivant dans les eaux couvertes de Lcmna, avec les Rotifères et les Paramécies; il l’a trouvé aussi dans une infusion de poire. D’après celte description, on serait tenté de rapporter
DES INfUSOtUES*
celle espèce au Loxodes cuculMus, mais les figures données par Müller sont totalement différenles,, et l'on doit penser qu’il a représenté en meme temps plusieurs autres Infusoires voisins des Acineria.
M. Ehrenberg avait nommé d’abord Loxodes cucullio un Infusoire long de o,o3 , qui est peut-être celui de Müller ; mais plus tard il l’a réuni à ses Kolpodes.
2 ? Loxode RÉTtccEÉ. — Loxodcs reticulatus. — PI. XIII, fig. f)-io.
Corps ovale , un peu rétréci et sinueux en avant , où il est plus flexible ; surface granuleuse, presque réticulée. — Long de 0,035.
J’observais, en janvier i836, cet Infusoire dans l’eau demai'ais qui s’était pourrie dans un flacon; je n’y ai pu distinguer de cils.