‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 125 sur 179 · Épistvus JAUNA.TBE. — EpUij'Us Jlavicans (Ehr. Inf · texte numérisé non relu

Épistvus JAUNA.TBE. — EpUij'Us Jlavicans (Ehr. Inf

PI. XXVIII, fig.2)(i).

Cette espèce établie par M. Ehrenberg et donnée comme synonyme de la Vorticella acinosa de Müller , ne diffère guère de la

(i) Birn polyps. Eichhorn. Beytr. p. 35, Pl. III.

Hydra cratœgaria. Linn. Syst. n.nt, ed. X.

Brachionus cratœgarius et B. acinosus. Pallas. Elench. Zooph. p. loo-ioi.

Vorticella anastatica et V. cralcegaria. Müll. Inf. Pl. XLIV, fig. 10 et Pl. XLVI, %. 5.

Vorticella ringens., — Myrtilina cratœgaria. — Digitalina anastatica. Bory. Encycl. 1824.

Epistylis anastatica, Ehr. Inf. i838. Pl. XXVIl, fig. 2.

précédenle que par ses dimensions plus considérables, car la couleur jaimâtre qu’on lui attribue peut tenir à ses dimensions plus fortes; et d’ailleurs, on sait combien la grosseur de ces animaux est variable.

Elle est décrite comme ayant un pédicule long de deux à trois millimètres, non articulé, dressé, lisse, divisé en rameaux rapprochés , dilatés à leurs aisselles et terminés par des capitules (animaux) longs de o,i4, largement campanulés, jaunâtres. Elle se trouve sur les Lemna , les Cératophylles et sur les tiges mortes des joncs et des Scirpes dans les tourbières. A l’intérieur se voit une bande claire recourbée en S que M. Ehrenberg regarde comme pouvant être le testicule.

Millier décrit ainsi sa V orlicella aeinosa en y rapportant l’espèce décrite par Rœsel (1ns. Belust. 3 , p. 6i4, pl. loo) , et celle de Ledermüller (Micr., pl. 88, fig. t, k) : « capitules jaunâtres ressemblant aux anthères du Bryum pomiforme , parsemés de très-petits points opaques. Quand l’orifice est fermé, le capitule est sphérique ; quand il est à demi-ouvert, le capitule se prolonge un peu en se rétrécissant, et l’ouverture est occupée par des cils; quand il est très-ouvert, les cils sont réfléchis de chaque côté, la base du capitule est resserrée , très-diaphane, »

* 3. Epistylis grandis. (Ehr. Inf. Pl. XXVII, fig. 3, p. 282.)

Sous ce nom M. Ehrenberg a décrit une espèce observée aux environs de Berlin sur les Cératophylles et les racines des Nymphæa qu’elle couvre d’une couche très-épaisse. Elle ne ditTère encore des précédentes que par ses dimensions , car sa couleur verdâtre ou jaunâtre paraît dépendre de sa nourriture. Son corps long de 0,18 à 0,22 , est largement campanulé, porté sur un pédicule grêle, lisse, non articulé, à rameaux écartés, formant de très-grandes touffes.

* 4. Epistylis leucoa, (Ehr. Inf. Pl. XXVHI, fig- 3, p. 283.)

M. Ehrenberg nomme ainsi une Épistylis aussi grosse et de même forme que la précédente (de o, 1 8 à o, 2 2), mais dont le pédicule moins grêle est articulé, lisse, et divisé en rameaux courts formant une tête. Il la trouva sous la glace à Berlin au mois de janvier, eu arbusculcs de 1,12 sur les feuilles de roseau.

« Elle a , dit-il , uu front notablement bombé, dos ovules blanos dont la couleur la distingue de l’É. jaunâtre , une couronne simple de cils dans laquelle est une bouche blanche, une vésicule contractile ronde et un testicule formant un cordon courbé en S.»

* 5. Episij'lis galea. (Ehr. Inf. PI. XXVII, fig. i , p. 280.)

Cette espèce distinguée par sa forme conique très-allongée, et par sa grandeur remarquable (o, 2 2), a été trouvée formant des arbustes de 4 mill. à 4,5 sur les Cératophylles à Berlin où elle est très-i-are. Les deux tiers de son coi'ps sont remplis d’œufs (de granules), le tiers postérieur en est dépourvu, mais il montre des stries longitudinales qui, suivant M. Ehrenberg, sont peut-être des muscles , et , de plus , il se plisse fortement en travers par la contraction. Le commencement de la couronne de cils est audessous , et sa terminaison est au-dessus de la bouche qui se prolonge latéralement en bec court tronqué (1. c.).

6. Épistylis PLicATiLE. — Episij"Us pUcaiUîs, PL XVI bis, fig. 4 (i).

Animaux à corps conique, allongé (de 0,09 à 0,12) , susceptible de se plisser transversalement par la contraction, tronqué au sommet et à bord à peine saillant , portés sur un pédicule dichotome , lisse ou chargé de particules écailleuses et souvent terminé en corymbe , et haut de 2 à 5 mill.

Cette espèce très - commune forme sur les herbes aquatiques de petites houppes blanches visibles à l’œil comme une moisissure ou un léger duvet, elle est bien caractérisée par les plis tiansverses arrondis qu’elle présente dans la moitié infé-

(i) Macrocercus. Hill. Hist. anim. t. 1,2.

Hydva pyraria, Linn. Syst. nat. ed. X. — P^orticella pyraria. Linn. Syst. nat. XII.

Afterpolyp. Roesel, Ins. Belust. 3, p. 606. PL 98, fig. 1-2. Brachionus pyriformis . Pallas. Eleuch. Zooph, p. 102. y orüceUa pyraria et y . anuularis. Müller, Inf. PI. .\LV, fig. 2-3 et PL XLVI, fig. 1-4.

Epistylis pUcalilis. Ehr. luf. PL XXVIII, fig. i.

rieure de son corps en se contractant et se raccourcissant beaucoup. Je l’ai trouve'e à Paris dans la Seine sur les Cératophylles ; Millier l’a trouvée dans le Nord sur cette meme plante, et il la décrit assez bien sous le nom de V. pjrraria sans parler toutefois de ses plis, mais en rapportant comment il a vu les capitules se détacher des pédicules pour nager librement. L’espèce que cet auteur a nommée Vorlicella annularis citée par M- Ehrenberg comme synonyme de notre Épistylis, est précisément caractérisée par les plis qui la font paraître annelée à sa base pendant la contraction. Mais Millier croit que ces plis appartiennent au sommet du pédicule qui est simple, très-long; elle a été observée sur \e Planorbis contortus , peut-être cette différence d’habitation a-t elle empêché le pédicule de se développer autant.

L’Épistylis plicatile est un des Infusoires cités par M. Ehrenberg comme montrant le trajet complet de l’intestin : « En se remplissant d’indigo, dit-il, de très-grosses vésicules .stomacales deviennent particulièrement visibles, et il arrive souventaussi qu’on peut observer la nourriture traversant rapidement tout l’intestin et voir sa sortie rapide par l’emplacement de la bouche , de sorte que la forme du canal digestif devient tout à fait évidente. Je pense d’après cela que cette Yorticelle doit être particulièrement choisie pour l’étude » (Ehr., 1. c., p. 281). Cet auteur représente en effet dans un de ses dessins fPl. XXVllI, fig. I, 7) , une Épistylis avec un intestin noueux coloré par l’indigo et recourbé en anse , et des vésicules stomacales isolées de chaque côté en forme de globules bleus ; mais dans cette espèce non plus quedans aucune autre Infusoire, nous n’avons pu voir autre chose que le prolongement de la cavité buccale en forme de tube fermé , ou , si l’on veut, de commencement d’intestin , dont l’extrémité se trouve de temps en temps interceptée pour former des vacuoles isolées et indépendantes. La figure qu’en donne M. Ehrenberg montre une couronne double de cils ,mais cet auteur lui-même dit ( page 282 ) : « La couronne frontale de cils est simple , mais elle paraît ordinairement double.» 11 ajoute que les cils moteurs de l’extrémité postérieure forment trois rangées. Or Müller a représenté de cette manière sa Vorlicella najwto (PI. XXXVII, fig. 24), qui est évidemment un individu détaché de son pédicule.

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