Amibe limace. — Amila Umax
Longue de 0,10 , large de 0,05.— Diaphane, arrondie aux deux bouts , très-peu lobée , glissant sur le verre dans une direction presque rectiligne ; contenant des granules très -distincts et une vacuole très-prononcée.
.le crois devoir signaler provisoirement sous ce nom, une Amibe observée le i8 février i836 dans de l’eau de Seine gardée depuis huit mois avec quelques végétaux ; c’est peut-être un degré plus avancé de développement de la précédente ou de la suivante ; cependant sa transparence plus grande et sa quasi-fluidité me paraissent la distinguer suffisamment.
G. Amibe ooettelette. — Amila gullula.
Longue de 0,05 à 0,0o. — Diaphane , orbiculairc ou ovale , non lobée , glissant sur le verre dans une direction rectiligne , et contenant des granules très-distincts.
Je signale cette espèce comme l’iinc de celles qu’on rencontre le plus souvent, et qui cependant doit échapper le plus aisément il l’œil de l’observateur en raison de sa transparence, de la simplicité de sa forme et de la lenteur de ses mouvements. Je l’ai rencontrée fréquemment dans l’eau de rivière ou de marais, conservée longtemps dans des bocaux avec des végétaux. (Vest cette Amibe que je trouvais, en novembre 1887, colorée en rouge par les granules qu elle avait recueillis en rampant sur les parois du vase.
7, Amibe DÉcninÉE. — Amila lacerala.
Longue de 0,007 0,055. — Inégale , rugueuse , plissée et gra-
nuleuse , peu diaphane, a expansions élargies et comme membraneuses à la base , et terminées par plusieurs déchirures amincies à rexlrémilé et adhérentes au verre comme du mticus. Une ou plusieurs vacuoles bien distinctes.
Je 1 ai trouvée avec ces caractères bien prononcés et longiiê de o.o.io, à Paris, dans l'eau de l’étang du Plessis-Piquet, sur les feuides mortes. — Une Amibe semblable, longue de 0,017, et
inSTOinE NATURELLE
changeant de forme très-lentement , se trouvait abondamment le iG février i836 , dans une infusion de noix vomique préparée le 24 décembre , et dans laquelle s’étaient montrés successivement des Bacterium et des Monades. Je l’ai revue en janvier 1887 dans de vieilles infusions de gomme avec divers réactifs chimiques , tels que du salpêtre, de l’acide oxalique et de l’acide tartrique; elle était plus petite (de 0,007 ^ et n’avait qu’une vacuole ;
dans l’infusion de gomme et de phosphate de soude les Amibes encore plus petites, 0,006, n’avaient que des expansions arrondies.