Amibe YERRUQDEusE. — Amiha verrucosa (i
Longue de 0,014 à 0,03S. — Globuleuse ou ovoïde, demi-transparente ; à expansions courtes, cylindriques , obtuses, éparses, souvent comme des verrues. Mouvements très-lents.
• Je réunis à l’espèce décrite par M. Ehrenberg , laquelle, dit-il, est longue de 0,045 , d’abord une Amibe longue de 0,04 à o,o55, trouvée abondamment le 14 juin 1887 dans de l’eau de pluie dont était rempli un tonneau enduit de tartre de vin rouge, et qui s’était putréfiée. Cette Amibe montrait sur son contour dix à douze expansions deux fois aussi longues que larges. 2" Une petite Amibe globuleuse large de 0,014 ■ hérissée en tous sens de dix à douze prolongements et roulant comme une châtaigne , dans une eau stagnante remplie d’Euglènes vertes.
ç). Amibe radiée. — Amiha radiosa (2). — PI, IV, fig. 2 et 3.
Masse globuleuse ou déprimée, diaphane, large de 0,008 à 0,020 d’où partent en rayonnant en tous sens 6 à 10 expansions aiguës , presque filiformes , égalant deux fois environ le diamètre du corps , roides'quand l’animalcule est en repos , mais s’indéchissant de diverses manières si l’on agite le liquide.
Les Amibes à expansions filiformes rayonnantes se rencontrent très-fréquemment : j’en ai vu dans l’eau de la Seine , sur des détritus végétaux, le i5 octobre 1887, une assez grande dont le corps
(1) Amocha verrucosa , Elir. i8.?8, Infus. Tl. VIII, fig. 11. (■2) Amocha radiosa , Ehr. i838, Infus. Pl. Vlll, iig. i3.
DES IXFUSOIHES.
ovoïde, de 0,02, contenait des granules de divei’ses grosseurs et émettait sept à^huit filamentsjtrès-longs et très-déliés, qui, par suite de l’agitation du liquide , étaient flexueux comme les filaments des Monades, mais n’avaient pas de mouvements ondulatoires. — 2° Dans une infusion de persil , préparée depuis deux mois , se trouvaient des Amibes de cette sorte , à corps globuleux , large de 0,014 à 0,020 , creusé de vacuoles et contenant des granules , avec quatre ou cinq expansions filiformes. — 3“ Dans une infusion de pain très-diluée et non putride , où vivaient en même temps desEuglènes vertes, des Vorticelles et des Oxy triques , j’ai observé, depuis le mois de décembre 1 836 jusqu’au 16 février 1837, des Amibes à corps globuleux, deo,or, plus ou moins noduleux, avec cinq à six expansions filiformes très-longues, épaisses seulement de 0,0009 à la pointe. Ces Amibes vivaient surtout dans les pellicules floconneuses de la surface ; mais quand elles en étaient détachées, elles flottaient dans le liquide et se laissaient entraîner par les tourbillons des .Vorticelles. — 4® Le 10 février 1840, à Toulouse , ayant conservé quelque temps dans un verre la boue d’une ornière , remplie d’eau colorée en vert par des Phacus pleuroneste, je trouvai abondamment dans le liquide surnageant, des Amibes fort remarquables, à corps globuleux, de 0,008, diaphane, avec 7 à 10 expansions rayonnantes, longues de 0,02 , assez épaisses à leur base, mais très-minces (o,ooo5 ) à l’extrémité , et paraissant assez roides pour supporter l’animalcule flotlant dans le liquide. Quelques-unes de ces Amibes , laissées longtemps en repos , s’appliquaient , en s’aplatissant , sur la lame de verre , et se mouva.ient en glissant ; elles étaient alors du double environ plus larges. — 5“ Dans diverses eaux de marais ou d’infusion non putride, j’ai vu de telles Amibes qui , en s’appliquant sur la lame de verre, prenaient la forme d’une étoile, d’un losange ou d’une trapèze symétrique, ou d’un triangle isoscèle , à côtés concaves et à angles prolongés en un long filament ; de là les formes de flèches, de fleur ,,etc. , que Losana a décrites comme autant d’espèces.
Ces filaments si minces qu’on voit se produire par l’expansion dune substance glutineuse, en apparence homogène, devenir flexueux par l’agitation , et se toucher entre eux sans se souder ou se confondre, serviront bien à concevoir le mode de production et la structure des filaments flagelliformes ou des cils vibratiles des Infusoires. Je ne crois pas d’ailleurs que dans aucun cas
ou puisse, suivant l’idée de M. Ehrenberg, considérer de telles expansions chez les Amibes , comme produites à la manière des hernies , par le relâchement local d’un tégument très-contractile ; car il semble qu’on devrait voir, par l’effet même de la contractilité du tégument, ces expansions se réduire et rentrer dans la masse plus promptement au lieu de rester flexueuses et flottantes pendant l’agitation.
lO. Amibe a bras. — Jmiba Irachiaia. — PI. IV, fig. 4*
Masse globuleuse de 0,01S, demi-transparente, lacuneuse et tuberculeuse^, avec quatre à six expansions assez minces , longues de 0,024 à 0,056, cylindriques , droites ou sinueuses, quelquefois bifides ou rameuses.
Cette Amibe, que j’ai trouvée d’abox'd abondamment dans la pellicule floconneuse recouvrant une infusion de chair préparée depuis vingt-sept jours, en janvier i836, m'a paru différer de l’Amibe radiée par ses expansions moins nombreuses et moins amincies à l’extrémité, et quelquefois bifides ou rameuses comme celles des Rhizopodes. Ces Amibes flottaient dans le liquide qu’on venait d’agiter; mais quand eljes étaient depuis un certain temps fixées sur la plaque de verre , elles s’y appliquaient en s’étendant plus ou moins à la manière des autres Amibes. J’ai trouvé des Amibes presque identiques dans une soucoupe où je conservais , depuis un mois, desOscillaires avec de la terre et de l’eau.
1 1 . Amibe épaisse. — Amiha crassa.
Longue de 0,05 à 0,05, plus ou moins arrondie, épaisse, rendue trouble par une grande quantité de granules; expansions circulaires , nombreuses , trèsTpeu saillantes.
Elle était très-abondante dans l’eau de la Méditerranée, conservée durant quinze jours , avec des animaux vivants, au mois de mars. — Quand l’eau de mer contenant des Corallines et des Cives, eommenoait à s’altérer dans un flacon , au bout de deux jours , en février i84o , elle montrait sous le microscope un nombre considérable de très-petites Amibes globuleuses, larges de 0,002 à o,oo3 , très-difficiles à voir, et se mouvant lentement.