UvELLE ROSACE. — Uvella rosacea. Bory
Corps globuleux incolores , longs de 0,008, réunis en groupes lâches de 0,023.
(1) Volvax iiva, Müller, Pl. III, fîg. l'j , 21.
Uvella vircscens , Bory,Encycl. 1824.
Uvelln Jlavoviridis , Elir. l83i, mém. acad. Berlin.
Uvella vireteens , Elir. Infiis. Pl. I, fig. 26.
(2) Chaos. Gleiclien, Inf. Pl, XVII.
Uolvox socialis, Müller, Pl. III, fig. 8, 9,
Uvella rosacea , Bory , 1824. Encyclop.
Uolvox glaucoma, llenip. et Ehr. 1828 , Syiiib. Pliysica , Pl. II. Monas glaucoma , Ehr. 182p.
Uvella glaucoma, II. et Ehr. i83l.
IIISTOIIIE NATUnELLE
Mtillci’.qui observa ceLte espèce dans de l’eau conservée depuis un mois avec des Chava , la distingue par l’ccartcment mutuel des corpuscules agrégés ; M. Ehrenberg, qui sous le nom û'Uvella alo- Tiuis, veut réunir les Monas atornus et 3fonas Icns de Millier et dubitativement le V olvox socialis du même auteur , lui donne pour caractère d’être d’un naturel vorace , d’avoir de grands estomacs qui se remplissent aisément d’indigo dans les expériences de coloration artificielle ; il attribua en outre une double trompe flagelliforme à chaque animalcule.
* Polyloma uvella, Ehr. (1).
Le genre Polytoma de M. Ehrenberg dilFère des Uvelles suivant cet auteur, parce que les animaux au lieu d’être alternativement libres et fixés , forment primitivement une agrégation par suite de leur mode de division spontanée en long et en travers : ils sont, dit-il, pourvus d’une trompe flagellifoi’me double et d’une bouche terminale tronquée. La seule espèce qu’il rapporte à ce genre a été décrite par Millier sous le nom de Monas uva ; elle preseute des agrégations larges de 0,07 formées d’animaux longs de 0,012 à 0,023j et se trouve seulement dans l’eau püli-éfiée.
11' GénrIë. àNTHOPHYSE. — AMhophj'sa.
An. ovoïdes ou pyriformes, munis d’un seul filament flagelliforme , ét agrégés à l'extrémité des rameaux d’un support ou polypier, ramifié, sécrété par eux. — Groupes devénus libres , semblables aux Uvella.
Il est fort difficile de distinguer une Uvelle et une Anthophyse devenue libre, mais on ne peut conserver de doutes si l’on voit en même temps dans le liquide quelques-uns des
(l) Monas uva, Müller, Tl. i, Cg. 12, l3. Spallanzani, p. 20p , PI. U , fig. l5 , B, C, D. XJ'vcUn élimnœmat'tis, Bory, 182.^, Encycl.
Moilus polytoma , 'E\\r . i83o, Méin. atad. Berlin. Polytoma uvella , Ehr. i838. Infus. Pl. i , fig. 32.
supports rameux des Anthophyses. Ces supports , en forme de petits arbustes irréguliers, brunâtres à la base, sont d’une couleur plus claire, et même diaphanes à l’extrémité des rameaux qui paraissent noduleux ou raboteux ; ils sont sécrétés par les animalcules, et on les voit fixés aux parois du vase où l’on a mis depuis peu de temps l’eau contehant ces Infusoii-es. Chaque groupe d’animalcules est d’abord fixé à l’extrémité diaphane du rameau qui l’à séci’été ; mais l’agitation du liquide ou quelque choc brusque l’éh détache aisément, ét alors il se meut éU tournoyant daUs le liquidé. Ce mouvemeut est le résultat d'è i’actiOh simultàné'é des filaments flagelliformes dont chaque animal en particulier est pourvu ; lorsque d’ailleurs quelque groupe a été désagrégé par accident ou spontanément , on voit des individus isolés se mouvoir comme des Monades à filament simple.
Le support formé de rameaux , qui d’abord mous et glutineux, deviennent peu à peu plus consistants, brunâtres et d’apparence cornée, et semblent ne plus participer à la vie des animalcules , doit donner une idée du mode de formation de la charpente fibreuse de certaines éponges, ün conçoit d’ailleurs que les rameaux se bifurquent là où les groupes d’infusoires se divisent eux-mêmes par suite de la multiplication de ces animaux.
ün ne connaît encore qu’une seule espèce d’Anthophyse. Millier la rangea parmi les Volvox ; M. Bory en fit le genre Anthophyse, qu’il classa dans son sous-règne Psychodiaire ; M. Ehrenberg , qui sans doute ne l’a pas étudiée avec soin, la place dans son genre Epislylis au milieu des Vorticclliens les plus parfaits.
I. Anthophyse de Muller. — Anüiophy'sa Mülleri. ]àory (i). — Pl. 111 , fig. 1 7 et 1 8.
Support irrégulièrement ramifié ; animalcules pyriformes plus épais en avant. — Longueur des tiges , 0,1 à 0,2; épaisseur desra-
(l) f^olvox vciTclans , Millier , Infus. l’I. III, f. 2'2-25 , p. 22. lipistyHs? vcÿulatis, Ehrenb. Infus. Tl. X.KVll, lig. 5, p.
ineaux, 0,006 ; largeur des groupes, 0,024 à 0,032 ; longueur d’un individu isolé, 0,010.
.Te l’ai Irouvêe souvent dans l’eau de Seine; le to août i83/î , j'avais mis dansun petit bocal des cailloux recouverts de Conferves et pris au fond de la Seine, le lendemain je vis déjà des Anlhophyses fixées aux parois. I^e ii octobre 1887, de l’eau avait été prise dans ce même fleuve avec des Conferves; cinq jours après, elle était déjà altérée et sentait mauvais, cependant les Anthophyses s’y trouvaient abondamment. Millier l’avait obsei’vée dans l’eau de rivière au mois de novembre. Les Animalcules isolés ont une forme très- variable , ovoîde ou pyri forme ou renflée.
AFPENBICi: AUX FAMIEEES
DES AMIBIENS ET DES MONADIENS.