‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 64 sur 179 · I. Gonium pectoral, — Gonium pectorale · texte numérisé non relu

I. Gonium pectoral, — Gonium pectorale

Animaux ovoïdes ou globuleux , verts , larges de 0,006 à 0,020, réunis par 16 en plaques carrées ou quadrangulaires de 0,025 à 0,085.

Müller décrit ce Gonium comme formé de seize corpuscules ovales, presque égaux, verdâtres, demi-transparents, insérés dans une membrane quadrangulaire qui réfléchit la lumière sur chacune de ses faces. 11 se propage par la sépaiation de chacun des globules qui bientôt se montre, à son tour, composé de seize globules plus petits. Turpin l’a décrit comme un végétal dans les Mémoires du muséum ( 1828 , t. XVI, pl. i3), et dans le Dictionnaire des sciences naturelles, sous le nom de Pectoraline , en le signalant comme une preuve de sa théorie de la globuline.

* Gonium pitnclaium. Ehr. Inf. i838, pl. III, f. 2.

M. Ehrenberg a décrit sous ce nom une espece qui paraît différer de la précédente par des taches noires sur chacun des animalcules verts; il l'a observé à Berlin.

(l) Gonium pectorale , Müller, Infus. Pl. XVI , %. 9, ii. Pectoralina hcbraica , Bory , 1824 , Encycl.— 1828, Dict, class. I. l3. Gonium pectorale , Elir. liifus. i838 , Pl. 111, %. i.

Le Goniuin pulvinatum de Müller ne peuL être rapporte avec certitude à ce genre; il acte’ observé dans une eau de fumier et décrit par cet auteur comme une plaque quadrangulaire renflée en forme de coussin et formée de trois ou quatre bourrelets parallèles, présentant ensuite des divisions transverses et animée d’un mouvement vibratoire lent.

On doit , je crois , regarder comme un végétal le Goniutn irantjuillum décrit par M. Meyen dans les Nov. acta nat. curios, t. XIV, l’I. 43, fig. 3G, comme formé de seize corpuscules verts , disposés par deux ou par quatre dans une plaque quadrangulaire quelquefois plus longue que large , et sans mouvement propre.

4' Genre. UROGLÈNE. — Vroglena. Ehr.

M. Ehrenberg a foi'me les deux genres Uroglcna et Synurct pour les Infusoires agrégés dans une enveloppe gélatineuse commune, ainsi que les autres Volvociens ; mais distingués par la présence d’un prolongement caudiforme. qui les retient adhérents au centre de la masse commune. Ses Uroglena forment une seule espèce, U. Volvox (Ehr. Infus. PI. III, fig. 11 ), présentant des animalcules oblongs jaunâtres, retenus par une queue trois à six fois plus longue que le corps qui s’avance hors de la masse commune ; ils diffèrent surtout des Synura par la présence d’un point coloré, que l’auteur nomme un oeil. Ces derniers, également jaunâtres, saillants hors de la masse commune, forment la seule espèce Synura uvella ( Ehr. Infus. PI. III , fig. 9).

* Syncrypia. Ehri

Le même auteur institue un genre Syncrypia pour des Infusoires verts agrégés , qu’il décrit comme pourvus d’une enveloppe propre, et réunis dans une enveloppe commune. Ces Infusoires longs de 0,009, réunis en globules de 0,047, forment une seule espèce, Syncrypia co/coj:(Ehr. Infus. PI. 111, fig. 7); il l’a observée à Berlin, .fai bien aussi de mon côté rencontré des Infusoires, agrégés , et munis d’un tégument propre ; mais n’ayant pas reconnu distinctement chez eux une enveloppe commune, j’ai cru devoir les reporter parmi les Thécamonadiens. (Voyez Cryptomonas-Tctrahcena, )

HISTOIRE NATHREELE

VH'' FAMILLE.

DINOBRYENS.

Infusoires à filament flagelliforme , contractiles au fond d’une carapace ouverte ; se multipliant par gemmation, de telle sorte que les nouvelles carapaces restent adhérentes par leur base au sommet des précédentes , d’où résulte un polypier rameux.

Les Dinobryens, dont je n’ai 'observé que deux espèces , m’ont paru être des animalcules analogues aux Monadiens ; mais la rapide altération de l’eau qui les contenait avec d’autres productions de l’étang de Meudon , ne m’a pas permis de les étudier complètement, et de reconnaître chez eux l’existence du filament flagelliforme , ni de m’assurer si , dans leur carapace , ils auraient un second tégument contractile analogue à celui des Eugléniens , ce que pourtant je ne puis croire ; car ils ne me montraient qu’une masse verte changeant lentement de forme au fond de chaque petite carapace en forme de cupule. Ces animalcules forment, par la gemmation, de nouvelles carapaces qui se grefïent successivement les unes sur les autres , d’où résulte un petit polypier comme un Sertulaire microscopique, ordinairement fixé sur les Cj^clopcs et les autres petits animaux aquatiques , mais souvent aussi flottant librement dans le liquide , après s’être détaché de son support. Quand les Dinobryens se sont décomposés en mourant , leur polypier se conserve parfaitement transparent.

M. Ehrenberg, qui le premier a fait connaître les Dinobryens eu 1833 et 1834, en les définissant des

DES INFUSOIHES.

animaux polygas triques cuirassés, anentérés ( sans intestin) , sans aucun poil ou appendice externe, et dont le corps est de forme changeante , les classait alors à côté des Volvociens ; mais il les place aujourd’hui {Infusionsthierchen , 1838) à la suite de ses Astasiæa, en les regardant comme des Astasiées à carapace. Il dit, avec plus de réserve, « qu’ils sont évidemment ou vraisemblablement polygastriques , anentérés, gymniques , cuirassés, de forme spontanément variable. » Et tout en déclarant que dans cette famille l’organisation n’est pas suflisamment connue , il assure avoir vu chez les Dinobryon comme organe locomoteur une trompe simple filiforme ;• puis il dit que les granulations verdâtres ou jaunâtres de tous les individus paraissent constituer l’ovaire, et qu’une vésicule claire, au milieu du corps son Epipjxis , pourrait être la vésicule séminale contractile. Enfin il accorde un œil rouge au Dinobryon. Cet auteur place dans cette famille , avec ses Dinobryon , un second genre Epipyxis , qui se distingue par l’absence du prétendu œil.

1“' Genre. DINOBRYON. Ehr.

( Mêmes caractères que pour la famille. )

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