‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 65 sur 179 · I. Dinobryon sertulaire. — Dinobryon serlularia. Ehr. (i · texte numérisé non relu

I. Dinobryon sertulaire. — Dinobryon serlularia. Ehr. (i

PI. I , fig. 21.

Animaux dans des urcéoles ou cupules sessiles, formant un polypier, souvent libre. — Longueur d’une cupule, 0,04. — Longueur du polypier, 0,52.

J’ai trouvé abondamment celte espèce flottant dans l’eau de 1 étang de Meudon , entre les spongilles , le 20 mars i838. Le

{l) Dinobryon serlularia, Ehr. Infus. i838 , Pl. VIII, fig. 8. INFUSOIRES. 21

corps des animalcules est vert, et le polypier est d'une diaplianéilé parfaite. M- Ehrenberg l’a observe'e en mars et avril 1882 , près de Berlin. 11 fixe la longueur des cupules à 0,047.

2. Dinobryon pétiole. — Dinohr^on petiolaîum. — (PI. I, fig. 22.)

Animaux verts dans des urcéoles ou cupules longuement pédonculées , qui partent de l’intérieur des cupules plus anciennes. — Longueur d’une cupule et d’un animalcule , 0,018. — Longueur du pédoncule , 0,08 à 0,10. — Longueur du polypier, 0,23.

J’ai trouvé , en même temps que la précédente , cette espèce fixée sur des Cyclopes ; quelques-uns des pédoncules les plus longs montx’aient un bourgeon latéral.

* Dimobryon social. — Dinohryon sociale, Ehr. (i).

M. Ehrenberg a décrit sous ce nom une autre espèce qu’il avait d’abord prise pour une V aginicola , et qui diffère surtout de la première par ses dimensions moindres d’un tiers.

* Epipyxis. Ehr.

Le même auteur institue sous ce nom un genre particulier pour un Dinobryon incomplètement observé, et nommé par lui-même d’abord (i83i) Cocconema uiriculus; il est en forme d’utricules coniques remplies de granules jaunâtres, et fixées par un pédicule sur les conferves. H soupçonne que la Frustulia crinita de Martens et XArislella minuta de Kützing sont la même chose que son Epipyjcis.

1 (i) Faginicola socialis , Ehr. i83o-l83i , Mém. acad. Berlin. Dinobryon sociale , Ehr. i838 , Infus. Pl. VIII, fig. g.

VHP FAMILLE.

THÉGAMONADIENS.

Animaux ordinairement colorés , revêtus d’un tégument non contractile, membraneux ou dur et cassant, et n'ayant pas d’autres organes locomoteurs qu’un ou plusieurs filaments flagelliformes.

Les Infusoires de cette famille n’ayant de commun , en quelque sorte, qu’un caractère négatif, la non-contractilité d’un tégument , pourront sans doute être divisés plus tard en plusieurs familles , d’après leur forme , d’après la nature de leur tégument, et d’après le nombre et la disposition de leurs filaments moteurs. On en voit eu efi’et de globuleux et de foliacés ; quelques-uns ont une coque dure , comme pierreuse ; d’autres ne sont revêtus que d’une membrane mince , flexible ; il en est enfin qui n’ont qu’un seul filament , tandis que d’autres en ont deux semblables , ou bien deux de grosseur différente , ou encore en ont plusieurs. En attendant que de nouvelles observations aient augmenté le nombre et la connaissance des espèces , ces différences que nous venons de signaler serviront seulement à caractériser des genres bien plus réellement distincts dans cette famille que parmi les Monadiens. C’est qu’aussi les Tbécamonadiens sont plus avancés en organisation que les Monadiens ; on ne les voit point comme ceux-ci se produire dans les infusions artificielles , et changer de formes et de caractères suivant la nature du milieu où ils vivent. Ils sont aux Monadiens ce que les Rhizopodes sont aux Amibiens ; ils n’ont pas plus d’organes distincts , mais

IIISTOIUE NATURELLE

leur individualité est déjà plus précise ; ils se multiplient dans des eaux stagnantes , qu’on peut bien assimiler à des infusions faites en grand ; mais il n’est plus permis de penser qu’aucun d’eux puisse être le produit d’une génération spontanée , ou du développement de ces corps préorganisés qu’admettait Spallanzani ; de ces germes disséminés dans l’atmosphère , auxquels on attribuerait l’origine des Monadiens, des Amibiens , des Vibrioniens , et de quelques autres Infusoires.

Ainsi les Thécamonadiens , de forme globuleuse et munis d’un seul filament, seront des Trachelomonas , si leur enveloppe est dure et cassante ; ce seront des Cryptomonas , si elle est membraneuse et molle. Ceux qui , n’ayant aussi qu’un seul filament , sont de forme aplatie , formeront les genres Phacus et Crumenule qui diffèrent , parce que celui-ci n’a pas le prolongement caudiforme qu’on observe plus ou moins prononcé chez celui-là. Les Thécamonadiens à deux filaments seront les Diselmis , si les deux filaments sont également vibra tiles ; mais si l’un de ces filaments est traînant et rétracteur, l’autre étant vibratile et flagelliforme , on en fera les deux genres Anisonème et Plceotie ; ce dernier se distingue par sa forme en nacelle , l’autre est ovoïde ou en forme de pépin. Enfin , s’il y a plusieurs filaments vibratiles , ce sera le genre Oxyrrbis , dont le nom indique comment son corps se prolonge antérieurement en forme de nez.

Plusieurs de ces animaux ont été vus par les anciens micrographes , qui ne soupçonnèrent nullement la j^résence des filaments moteurs. Müller en a décrit quel- ([ues-uns dans ses genres Monas , VolvoxG,i Cercaria. M. liory les a laissés aussi confondus avec des Infu-

soiresnus dans plusieurs genres. Mais M. Ehrenberg, le premier, sentit la nécessité de créer une famille pour les Infusoires revêtus d'un tégument résistant, et d’ailleurs semblables aux Monades ; il la nomma bimille des Ciyptomonadina , du nom d’un de ses principaux genres Ciyptomon as. Cette famille, la première des cuirassés, anentérés, gymniques, était caractérisée chez cet auteur, en 1830, par « une enveloppe membraneuse, subglobuleuse ou ovale , propre à chaque individu , qui était non divisible ou divisible avec l’enveloppe. » Une première section , comprenant les animalcules simples , était partagée en trois genres , savoir: les Crjptomonas , sans yeux, mais avec une bouche ciliée ; les Gygès , sans yeux et sans bouche ciliée ; et les Cryptoglena , avec un œil rouge. Un quatrième genre , Pandorina , reporté depuis dans la famille des Volvociens , était censé contenir les Gryptomonadines composées, ou se reproduisant par des divisions internes. Le genre Gygès , sans être mieux connu qu’à cette époque , a été également reporté depuis par cet auteur dans la famille des Volvociens , de sorte qu’il ne reste plus que deux des genres primitifs , lesquels sont même réunis dans notre genre Cryptomonas. Mais, en 1832, dans son troisième mémoire , M. Ehrenberg, en même temps qu’il instituait sa famille des Polvocina , créait les nouveaux genres P/’orocentrum , Lagenella et Trachelomonas chez lesquels il avait reconnu l’existence d’un filament flagelliforme qu’il prend ]iour une trompe. Enfin, en 1836, il créait le genre Ophidomonas ; de sorte que sa famille des Crjptomonadiua est, dans son Histoire des Infusoires (1838), divisée en six genres de cette manière. Les espèces sans yeux , à carapace obtuse ,

HISTOinE NATURELLE

sont des Crj'^ptonionas , si la forme est courte et si la division spontanée est nulle ou longitudinale ; ce sont des Ophidornonas , si la forme est longue etla division transversale. Celles qui, sans yeux, ont la carapace antérieurement prolongée en pointe , sont les Prorocentrum. Quant aux espèces pourvues d’un œil ou d’un point rouge , elles sont divisées en trois genres , suivant la forme de la carapace : les Lagenella ayant une carapace globuleuse avec un prolongement en forme de goulot ; les Trachelomonas ayant la Carapace globuleuse , sans goulot ; et les Crjptoglena ayant une carapace ouverte d’un côté, ou eu forme de bouclier.

De ces dix genres , nous en acceptons deux seulement , en réunissant les Cryptoglena et les Lagenella aux Cryptomonas comme des sous-genres. Le Prorocentrum pourrait être la même chose que notre Oxjrrhis; et, d’ailleurs, nous réunissons aux Trachelomonas les genres, Chœtotyphla et Chœtoglena, placés , par M. Ehrenberg , parmi les Péridiniens. Quant au genre Phacus , il a été réuni aux Euglènes par cet auteur, malgré la différence que présente son tégument non contractile. Notre Diselmis en^xn se rapporte en partie aux Chlamidomonas du même auteur.

Les Tbécamonadiens sont tous très-petits , mais ils deviennent visibles à l’œil nu, en raison de leur grand nombre et de leur coloration ; ils sont ordinairement verts, et colorent la surface des eaux stagnantes , des ornières , etc. Il en est aussi de rouges qui produisent la coloration des salines. Ils sont reconnaissables , le plus souvent, à leur raideur et à l’uniformité de leur mouvement. M. Ehrenberg attribue à la plupart de ces Infusoires un double filament flagelliforme ; il n’a pu leur faire avaler de substances colorées ; néan-

moins il prend pour des estomacs les vésicules internes, sauf celle qu"il appelle vésicule séminale contractile , et qu’il indique dans une seule espèce de Cryptomonas. Il a nommé testicules ou glandes séminales , des corpuscules arrondis, incolores, qui se voient dans plusieurs de ces animaux ; enfin, comme pour d’autres familles , il dit que leur couleur verte consiste en globules serrés qui lui paraissent être les œufs, et il désigne comme un œil le point rouge que plusieurs présentent à l’intérieur en avant.

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1 Corps ovoïde jou globuleux.

/Tégument dur et cas-

sant.

I Tégument membra - ^ \ neux )

I Corps déprimé Prolongement |

ou en forme \ ’

vde feuille. |

\Sans prolongement. .

Deux filaments semblables.

/ Corps prismatique I Un filament flagel- 1 ou en nacelle.

’ liforrae et un fila-I ment traînant ré- I Corps ovoïde ou ) tracteur. \ en forme de pépin. |

, à plusieurs filaments. 1

l f prolonge en pointe. )

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