CÉratium feseaü. — Ccratium fusus(^i
Corps jaune , lisse , phosphorescent , oblong et prolongé latéralement, en deux cornes opposées , presque droites, et traversé par un sillon cilié. — Longueur de 0,22S à 0,28.
(1) Cercarin tripos, Muller, Inf. Pl. XIX, fig. 22 , p. l36. Ceratium tripos, Nitzsch , Beytr. p. 4*
Tripos MülLeri , Bory, Encycl. 1824.
Cercarin tripos, Michaëlis, Leuchten der Ostsee. l83o, p. 38 , Pl. I. Peridinium tripos, Ehrenb. Inf. i838 , Pl. XXII , f. XVIII, p. 255.
(2) Michaëlis, Leuchten der Ostsee, l83o, p. 88, Pl. I. Pcridiniumfusus , Ehrenb. Infus. i838, Pl. XXII, lig. XX, p. 250.
C’est une des espèces phosphorescentes observées dans l^eaü de la mer Baltique , et montrant un filament flagelliforme bien distinct.
*M. Ehrenberg décrit encore comme provenant du même lieu, et également phosphorescente une espèce qu’il nomme Peridinium furca , et qui pourrait bien n’être qu’une variété ou une modification de la précédente.
*Le même auteur a classé avec doute parmi les Peridinium deux corps organisés fossiles des silex pyromaques de Delitzsch. Le premier, P. pjropkorum , présente une carapace ovoïde, grenue , un peu aiguë en arrière et munie de deux pointes en avant Sa longueur est de 0,046 à o,o5G. C’est ce que Turpin (Compte-rendus de l’Acad. 1807 , p. 3i3), crut être un œuf de Cristatelle ; l’autre, P. delitiense , présente une carapace ovoïde , celluleuse , aiguë en arrière et avec une pointe roide , latérale au milieu ; sa longueur est de 0,062 à o,og3. ' '
Infusoires ciliés, sans tégument contractile, avec ou sans bouche. — Nageants.
Xr FAMILLE.
ENGHÉLYENS.
Animaux partiellement ou totalement revêtus de cils vibratiles épars sans ordre. Sans Louche.
Nous manquons de connaissances suffisantes , et par conséquent aussi de caractères positifs pour distinguer les Infusoires ciliés de cette famille et de la suivante ; il faut donc considérer seulement comme des groupements artificiels et provisoires ces familles et les genres dans lesquels nous les avons divisées. Nous aurons encore ici des êtres aussi simples que dans les ordres précédents; nous serons aussi embarrassés pour préciser dans beaucoup de cas des caractères d’espèce et de genre ; car nous ignorerons si l’animal observé est complètement développé , on s’il n’a pas subi quelque modification importante de la part du milieu dans lequel il vit : cependant nous avançons vers les types plus complexes qui nous montreront une bouche , une manducation réelle et des oraanes locomoteurs mieux appropriés au service d’une volonté. Rien de cela ne se trouve encore chez les Enchélyens; mais l’analogie des cils vibratiles moteurs et de la forme extérieure pourrait faire soupçonner quelque chose de plus que ce qu’on aperçoit. Parmi les Enchélyens, les uns sont ciliés sur
une partie seulement de leur corps , ce sont les ylcomia ciliés à une des extrémités, nus sur tout le reste, et les Gastrochœta ayant seulement, d’un côté ou en dessous, une fente garnie de cils vibratiles ou ondulants. Ceux qui sont ciliés sur tout le corps sont des Enchelys^ s’ils n’ont qu’une seule espèce de cils ; des Aljscum , s’ils ont en outre quelques longs filaments contractiles qui leur servent à s’élancer tout à coup d’un lieu à l’autre ; ou enfin ce sont des üronema , s’ils portent en arrière un long filament droit.
LesEnchélyens, se développant presque tous dans les infusions ou dans les eaux stagnantes putréfiées , ont dû être vus par tous les anciens micrographes ; mais il est impossible de reconnaître avec certitude ce qu’on a voulu décrire, quand on n’a point indiqué les organes locomoteurs , ni la grandeur réelle de ces êtres , qui eût été au moins un caractère distinctif. Néanmoins on peut conjecturer que plusieurs Enchélydes et Trichodes de Müller appartiennent à cette famille, ainsi qu’une partie des Infusoires désignés par Gleicben par le nom de petites ovales. M. Ehrenberg , ayant toujours basé la distinction de ses genres et de ses familles sur la disposition des organes digestifs qu’il est impossible de voir comme il les a vus , on ne peut encore, qu’avec doute, rapprocher de nos Enchélyens plusieurs de ses Cy clidium et Trichoda.
ENCHÉt.YENS (
'Ciliés à une extrémité
Acomià.
non ciliés partout, f
.Ciliés dans un sillon longitudinal. .
Gasthochæta .
Cils tous .semblables
ErCCHELA'S.
ENCHÉLIENS ciliés partout.
1 Des cils et des filaments traînants^ 1 rélracteurs )
Alïscum.
Un long lilameut droit en arrière. Uiionbma.
HISTOIRE NATURSLLE •
1" Genre ACOMIE. — Acomîa.
An. à corps ovoïde oblong, ou irrégulier, incolore ou trouble, formé d’une substance glutineuse, homogène, contenant quelques granules inégaux , et cilié à une extrémité.
Ce n’est pa«, je le répète, d’après des caractères positifs ou zoologiques , que je réunis sous ce nom divers Infusoires sans bouche , sans autres organes visibles que des cils vibra tiles à une extrémité seulement : je reconnais, au contraire , que , parmi ces animaux spontanément divisibles , les uns transversalement, les autres longitudinalement ; les uns foi'més d’une substance glutineuse, diaphane comme les Monades, les autres, paraissant doués d’un degré de consistance plus considérable ; je reconnais, dis-je, qu’il devra se trouver, quand ils seront mieux étudiés, de quoi établir plusieurs genres distincts.