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LE CESTE NAIADE, CESTUM NAIADIS

C. N. Parte corporis media lateribus triplo crassiori. Margine inferiori membranis plicatis instructa. — Eschscholtz, Ac., p. 23, pl. 1, fig. 1; 16is, 1825, pl. 5.

Animal à partie moyenne du corps trois fois plus épaisse que les côtés, à bord inférieur muni d’une membrane plissée. Il est long de deux pieds et demi sur un pouce et demi de hauteur.

Habite la mer du Sud entre les tropiques.

M. Chamisso mentionne un ceste dans le canal Saint-Laurent, au détroit de Bebring, qu’il n’a pas décrit assez complétement pour qu'on puisse le reconnaitre. Peut-être est-il identique avec l’espêce suivante :

4, LE CESTE D’AMPHITRITE, CESTUM AMPHITRIDIS. Mertens, Mém. ac. Pétersb., t. TT, p. 488, et pl. 1, fig. 1 à G. Blanc hyalin, plus épais au centre, atténué aux extrémités ; rebord ciliaire frangé et sinuolé , les extrémités et le sac stomacal tachés en

marron.

Habite l’hémisphère septentrional.

2° GENRE. LEMNISQUE, LEmniscus.

Quoy et Gaim., Ur. — Zool., p. 582.

Corps libre, gélatineux , transparent, rubané, très-allongé , aplati sur les côtés, entièrement lisse, homogène, sans ouverture ni canal dans son intérieur; sans cils ni franges sur ses bords. (Quoy et Gaim.)

Ge genre est placé à côté des cestes, dans le but d’appeler l’attention des voyageurs sur lui, car il est très-mal connu.

La plupart des zoologistes de notre époque le regardent comme

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une portion de ceste. Cette opinion est très-probable, car nous n’en avons rencontré nous-même qu'un fragment long de deux pieds et large d’un pouce, n’ayant aucune trace de vaisseaux , ni de cils.

M. de Blainville place aussi le lemnisque auprès des cestes , et il dit même formellement : « Ce rapprochement doit se faire « comme renseignement, car le doute émis par Cuvier ne repose « SUT rien. » |

LE LEMNISQUE BORDÉ DE ROUGE, LEMNISCUS MARGINATUS.

Lemniscus explanatus, hyalinus, roseo circumdatus. — Quoy et Gaim., Uranie, pl. 86, p. 582 ; et Ann. sc. nal.,t. VI, pl. 2. — Lesson, Zoologie de la Coquille, t. II, 2° partie, p. 102.

Zoophyte large de deux pieds sur un pouce et demi de hauteur; de couleur hyaline, excepté les bords qui sont frangés de rose.

Habite les mers équatoriales sur les côtes de la Papouasie.

MM. Quoy et Gaimard ont décrit le lemnisque en ces termes : « Lorsque prés de l’ile Ombai, dans l'archipel de Timor, nous primes cette substance animalisée, elle avait environ deux pieds de longueur, sur à peu près un pouce et demi de largeur et une ligne d'épaisseur. Elle était transparente, sans mouvement, et tellement gélatineuse qu’elle se brisa en la prenant. Homogène dans toutes ses parties, elle ne nous Jaissa apercevoir ni pores ni ouverture apparente. On dislinguait sur ses bords deux filels rougeâtres qui n’étaient point striés, ce qui leur eût donné des rapports avec les franges mobiles des béroés. Voilà encore un de ces êtres d’une simplicité extrême , transparent comme une lame de cristal, et ne présentant aucun organe par où la digestion puisse s’opérer, à moins qu'on ne suppose que ce ruban, de deux pieds d’étendue, faisait partie d’un zoophyte beaucoup plus considérable ; ce qui est possible du reste, car nous avons vu ces animaux offrir tant de variété, qu’on ne doit pas s’empresser d’assigner les bornes de leur développement. »

C’est le 24 juillet 1824, sur les attérages de la Nouvelle-Guinée, que nous trouvâmes le lemnisque flottant à la surface de la mer par un beau jour de calme , et ayant l’aspect d’un large ruban blanc satiné, bordé de deux lisérés roses. Le fragment que nous examinâmes était arrondi à ses extrémités, mince, formé de deux feuillets accolés ayant au milieu une ligne médiane transversale d’un blanc mat. Sa consistance, d’une grande fragilité, n’a point permis qu'on l’examinât ; car au moindre choc il se brisa , et, sorties de l’eau, les parcelles se dissolvaient à l’instant,.

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2° TRIBU. LES CALLIANIRES , CALLIANIRÆ.

Callianira, Péron. — Mertens, HMém. Pélersb., t. TI, p. 495.

LES callianires sont des béroés dont les côtés deviennent sail- Jants et se détachent en doubles appendices pour former des sortes d’ailes ciliées. Leur corps vertical, souvent aussi large que haut, est muni sur les côtés de folioles natatrices diversiformes , et porte sur le rebord des ailes des rangées verticales de cils.

Péron, avant de proposer le nom de callianire pour un animal qu’il avait observé sur les côtes de la Nouvelle-Hollande, avait consacré dans ses notes manuscrites, au dire de M. de Lamarck, celui de sophia. Ce sophia était pour lui un mollusque; car on le voit représenté PI. 2, fig. 16, avec les firoles, dans son tableau des genres qui doivent composer l’ordre des ptéropodes (Ann. du Mus.). Dans ce travail apparaît pour la première fois le nom de calhanra.

Les callianires forment une famille de zoophytes gélatineux, assez fermes, ayant des rangées de cils irisés comme les béroés, mais dont les parties accessoires du corps sont diversement modifiées, et se détruisent facilement. Les espèces, considérablement accrues dans ces dernières années, ne se présentent que rarement cependant aux recherches des observateurs, et ne paraissent fréquenter que les grands espaces de mer libres, et ne venir qu’accidentellement sur les côtes. Cette famille comprend plusieurs genres, qui sont : les vrais callianires , dont on connaît trois espèces; les chiaies de la Méditerrannée, les polyptères , les mneria, les buicéphales, les bolinas, etc.

M. de Blainville place également dans son genre callianira, et comme de simples sections, les callianires, les alcinoés, les calymma et les bolina ; aussi donne-t-il pour diagnose à ce genre ainsi constitué, les caractères suivants : corps plus ou moins allongé, plus ou moins libre, entre une paire de larges lobes simples pouvant s’étaler ou s’abaisser autour de lui. Les ouvertures buccale et anale opposées , assez petites, et la première garnie de deux paires d’appendices diversiformes; les ambulacres incomplets, au nombre de huit inégaux, dont deux paires au moins sont sur les côtes du manteau.

3° GENRE. CALLIANIRE, cALLIANIRA, Péron.

Corps régulier, hyalin , gélatineux , cylindrique, allongé, tubu- Jeux, obtus aux deux extrémités et pourvu de deux paires d’appendices aliformes, s’élargissant en feuillets garnis d’une double rangée de cils vibratoires sur leurs bords. Une grande ouverture transversale à une des extrémités, et probablement une plus petite à l’autre extrémité. Les appendices tentatuliformes sont au nombre de deux, rameux et non munis de cils.

L’espèce nommée callianire par Péron appartient à ce genre, ainsi réduit et caractérisé avec exactitude par M. de Blainville. Péron donnait à son genre la diagnose suivante : « Point de ten- « tacules ; bouche simpleet transversale; point d’yeux apparents, « trois nageoires dont deux latérales et une caudale; les branchies «en forme de cils distribués au pourtour extérieur des nageoires « latérales. » Or, Péron était préoccupé de l’idée que cet animal devait être regardé comme un mollusque. Cependant il était forcé de reconnaître son analogie avec les béroés, car il dit dans son texte : « Les callianires dont les branchies distribuées en forme « de cils au pourtour des nageoires, ressemblent à celles des €béroés.… »

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