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LA CYANÉE DE BEHRING, CYANEA BEHRINGIANA

Brandt, 4€., p. 24 : Disci margo lobis 16 quorum 8 majores et latiores margine crenulali, minores subtetraiobi. Disci diameter 1 1/2" corporis color pallidissime e fuscescente flayus, tentaculorum e fuscescente aurantius.—Ibid., Mém. Pélersb., t. IT, p. 379, pl. 11, fig. 1.

Bords de l’ombreile découpés par seize lobes, dont huit plus grands ou plus larges crénelés, huit petits à quatre festons ; coloration jaune trèspâle, tirant au brunâtre ; les tentacules brun orangé.

Habite la mer de Behring, dans le golfe de Karaginsca.

La figure de Meitens présente, pour l’ombrelle, un diamètre de 10 à 12 lignes ; huit gros bras; une coioration jaune rougeâtre, passant au jaune orangé sur les bras, qui sont picotés de points rouges.

193. LA CYANÉE AMBIGUE, CYANEA (HECCÆDECOMMA ) AMBIGUUM. Brandt, Mém. Pétersb., t. IV, p. 300, pl. 27 et 28.

Ombrelle convexe, blanc-hyalin, avec des stries translucides sur son rebord ; diamètre 4 à 6 pouces ; tentacules du pourtour nombreux, serrés, arrondis et médiocrement allongés ; quatre bras membraneux, plissés , mésentériformes, frangés sur les bords ; ouverture médiane quadrilatère ; les quatre ouvertures latérales garnies de franges sur leurs bords ; pourtour de l’ombrelle nu.

La planche 28 donne de bons détails anatomiques.

67° GENRE. PÉLAGIE , PELAGIA , Péron et Les.

Dianæa, Lamarck.

Ombrelle subhémisphérique à pourtour régulier ou dentelé, ayant huit tentacules ou cirrhes; un pédoncule terminé par quatre bras foliacés soudés à la base; quatre ovaires et un estomac à appendices en forme de cœcums. Quatre ouvertures latérales à la base du pédoncule, qui est fistuleux.

Les pélagies sont bien distinctes des chrysaores, dont elles se rapprochent le plus toutefois. Lamarck les réunit aux dianées; elles sont très-phosphorescentes !.

Eschs., 4e., p. 72, dit: #entriculis appendicibus sacciformibus. Cirri marginales octo.

! (Sur la phosphorescence des méduses, par Humboldt, Tableaux de la Nat., t. IE, p. 82). «Il est peu de points d'histoire naturelle sur lesquels on ait autant et aussi longtemps disputé que sur la lueur de l’eau de mer. Ce que l’on sait de plus précis se réduit aux faits suivants : Il y a ptusieurs mollusques luisants qui, pendant leur vie, répandent à leur gré une lumière phosphorique assez faible, et généralement d’une couleur bleuâtre. C’est ce qu'on observe dans le nereis nocliluca, la medusa pelagica, var. B., et le monophora noctiluca, découvert dans l'expédition de Baudin (Pyrosoma). La division à l'infini de tous les corps morts, des dagyses et des méduses peut faire considérer la mer entière comme un fluide gélatineux, et qui par conséquent est lumineux, et de plus son goût nauséabond ne permet pas qu’il soit bu par l’homme, mais le rend nourrissant pour plusieurs poissons. Si on a frotté une planche avec une partie du corps de la méduse hysoscelle , l'endroit frotté devient lumineux toutes les fois qu’on passe dessus le doigt bien sec. Durant ma traversée pour aller à l'Amérique du Sud, je mettais quelquefois une méduse sur une assiette d’étain. Si je frappais l'assiette avec un autre métai, les moindres vibrations de l’étain suffisaient pour faire luire lanimal. Comment, dans ce cas , le choc et la vibration agissaient-ils ? Élève-t-on instantanément la température? Découvre-t-on de nouvelles surfaces, ou bien le choc fait-il sortir ie gaz hydrogène phosphoré;, de sorte qu’en se trouvant en contact avec l'oxygène de l'atmosphère ou de l'eau de la mer, il vienne à brûler ? »

MÉDUSAIRES. 389

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