LA PÉLAGIE PANOPYRE, PELAGIA PANOPYRA
Péron et Lesueur, Héduses, p. 37, esp. 64 : Ombrelle subhémisphérique; une légère dépression à son centre; des petites verrues à sa surface; des lignes trés-fines à son pourtour; quatre ovaires chenillés à la base de l'estomac; pédoncule très-long; bras très-distincts, très-larges et frangés; rebord entier, garni à l'intérieur de quarante-huit folioles; huit tentacules très-longs ; 5-6 centimètres, toutes les parties de l’animal d’une belle couleur rose; de l'Océan Atlantique équatorial. — Medusa brachiata, Gm., p. 3157, n° 11 : Margine brachiis novem ; apicibus novem, extinto tentaculis novem. Hab. in pelago. — Medusa panopyra, Péron, Voyage aux Terres Australes, pl. 51, fig. 2. — Dianæa panopyra, Lamarck, Syst. an. sans vert., IT, p. 507, n° 11 : Hemisphærica, centro dorsali depressa, verrucosa; pedunculo quadrifido ; tentaculis 8 longissimis ; rosea. Habite l'Océan Atlantique équatorial. — Pelagia panopyra, Eschsch., 4c., pl. 6, fig. 2 : Purpuraseens, disco subgloboso subtiliter verrucoso, vertice depresso ; brachiis basi in pedunculum elongatum unilis ; appendicibus ventriculi bifidis. — Pelagia panopyra, Brandt, AC., p. 27 : A Mertensio sub 120 longitudinis occidenialis gradu observatu. — Ibid., Mém. Pétersb. , t. IV, p. 382, pl. 14, fig. 1 et 14 À. (5 figures assez médiocres en diverses positions.) — Pelagia panopyra, Lesson, Cent. Zool., pl. 62, p. 192. — Griff., An. Kingd., pl. 2, fig. 1.
Purpurine ; disque verruqueux en dessus, déprimé à la voûte ; les bras soudés à un pédoncule allongé; les appendices de l'estomac bifides.
Habite les Océans Atlantique et Pacifique, entre les tropiques. Elle est très-phosphorescente. Mertens l’a rencontrée par 120 degrés de longitude cccidentale.
Cette méduse est décrite, en ces termes, dans ma Centurie zoologique : De toutes les espèces de méduses connues, il n’en est pas de plus commune que la panopyre ; il n’en est point aussi qui ait été plus souvent figurée. Il semblait donc, au premier coup d’œil, inutile d’en publier un nouveau portrait ; mais cependani,en donnant dans la planche suivante un dessin fait sur un jeune individu, et différant beaucoup de l’état adulte, nous avons dû rebroduire une figure originale de celle publiée par Péron et Lesueur {Æ{las du Voyage aux terres australes, pl. 31, fig. 2}. Bosc, dans son Âistoire des Vers, a figuré la cyanelle sous le nom de méduse pélagique , et c’est à tort que Péron et Lesueur en ont fait une espèce distincte sous le nom de pelagia denticulala (Héduses , pag. 38). Chamisso a figuré la eyaneile à la pl. ?, fig. 3 et 4 du Voyage pitloresque de Choris.
La pélagie panopyre, dont Lamarck a fait sa diañœæa panopyra (An. sans vertèbres, tom. 2, pag. 507), est remarquable par son ombreile en demi-sphère, légèrement déprimé ou comme ombiliqué au milieu, un peu étranglé ou rétréci sur ses bords, à surface hérissée de petites verrues denses et aïlongées, à bord entier, mais marqué de festons réguliers. Le milieu de lombrelle est occupé par quatre paquets de vaisseaux entortillés, chenillés, qui surmonteni le corps ou le pé-
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doncule qui s’allonge au-dessous de l’ombrelle, pour se diviser en quatre bras foliacés, épais au centre, et amineis, frangés et comme découpés sur leurs bords. Huit tentacules très-minces, très-grêles , arrondis, dépassant les bras, sont espacés sur le pourtour de l’ombrelle. .
La méduse panopyre est d’un rose tendre, uni à une grande diaphanéité. Le rose est plus foncé sur les petites verrues de sa surface, sur les ovaires et les rebords des bras. J’en ai gardé assez longtemps des individus vivants, en les plaçant dans des vases pleins d’eau de mer. Ils manifestaient la plus vive irritabilité lorsque, pendant l'obscurité, j'en approchaïs une lumiére. Le dessin la représente à peu prés de grandeur naturelle. Son ombrelle a jusqu’à 4 pouces de diamétre. La nuit, elle jouit de propriétés phosphorescentes à un haut degré.
La méduse panopyre est extraordinairement commune dans l'Océan Atlantique équatorial. C’est par bancs épais que nous la rencontrâmes, le 16 septembre 1822, par les 7° de latitude N. et 22° de longitude occidentale ; de même que par 4° de latitude S. nous la retrouvâmes tout aussi commune dans l’Océan Pacifique jusque par les 180° de longitude.