‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 23 sur 328 · L'EUCHARIS A NEUF COTES , EUCHARIS NOVEMCOSTATA · texte numérisé non relu

L'EUCHARIS A NEUF COTES , EUCHARIS NOVEMCOSTATA

Beroe costata, Reyn.,in Cent. Zool. de Lesson, pl. 28, fig. c , p. 85. — Griff., An. Kingd., pl. 4, fig. 3.

Zoophyte ovalaire-oblong, garni de neuf côtes saillantes , séparées par des sillons et surmontées sur leur arête de neuf ‘ rangées verticales de cils irisés, partant du pôle supérieur et sur le rebord d’une petite ouverture, et se rendant au pôle inférieur. Le canal médian se

Oo

‘ Ce nombre insolite me paraît évidemment erroné ; c’est huit qu'il faut admettre sans contredit,

88 ACALÈPRES.

termine inférieuremen£ par une large ouverture béante, débordée sur chaque côté par les prolongements des côtes, qui la dépassent de plusieurs lignes et qui supportent quatre tentacules, ou bras arrondis, atlénués, pointus et recouverts d’une rangée de points. Sa consistance est mollasse, sa nature mucilagineuse et três-contractile; sa couleur blanc hyalin, que relévent les reflets irisés et comme métallisés des cils.

Habite la mer des Indes sur les attérages de l'ile de Ceylan.

M. Reynaud avait d’abord cru, daus ses notes manuscrites, que ce zoophyte était un état particulier du callianire bucéphale, puis il Pavait décrit plus tard sous le nom de béroé à côles.

Cet acalèphe, qui repose sur un dessin portant le cachet naïf de la plus grande exactitude, est venu offrir tous les caractères des eucharis,

19° GENRE. ALCINOË, ALCINGE.

Rang, Mém. de la Soc. d'Hist. nat.,t.1V, p. 166. — Mertens, 4c. Pélersb. (1833), t. ET, p. 505.

Corps cylindrique, vertical, gélatineux, transparent, muni de lobes natatoires verticaux, libres à la base et sur les côtés seulement, et de côtes ciliées; une partie est cachée sous les lobes. Quatre bras également ciliés environnent l’ouverture.

Le genre alcinoé, ajoute M. Rang, est très-voisin de celui des béroés et des callianires. Cependant il s’en distingue suflisamment; ses quatre bras ciliés et surtout ses lobes natatoires, l’éloignent du premier de ces genres, qui n’en est jamais muni. Ces mêmes bras et la disposition toute différente des lobes, léloignent également du second. M. Rang n’a connu qu’une espèce, mais il y en à trois ou même quatre qui sont aujourd’hui mentionnées. Toutefois je ne connais pas Palcinoe smithi de M. Forbes, et j'en ai vainement cherché la description dans les recucils anglais que possède la Bibliothèque du Muséum d'Histoire naturelle de Paris.

Ce genre est adopté par M. de Blainville, qui le réunit aux mnemia. Les alcinoés sont des acalèphes remarquables par leurs lobes amplement développés, d’où les mouvements dans Peau sont alternativement ceux de systole et de diastole.

1. L'ALCINOË VERMICULÉE, ALCINOE VERMICULATA , Rang. Mém. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, t, IV, pl. 19, fig. 1 et 2; Griff., pl. 4, fig. 5. (Pl: 1 hr2;et 3)

Corps obiong, de couleur légèrement bleuâtre, avec de trés-petites linéoles rouges, muni de douze côtes ciliées, réfléchissant les couleurs

de l'iris. Quatre de ces côtes sont cachées sous les lobes. Ses dimensions sont de deux à quatre pouces.

BÉROIÏDES, 89

Habite les côtes du Brésil, où M. Rang Va rencontrée en très-grande quantité dans le mois d'avril, particulièrement à l'entrée de la baie de Rio de Janiero.

M. Rang ajoute les détails suivants : « Ce zoophyte, ainsi que tous ceux déjà décrits de la même famille, est plus généreusement doué que quelques-uns d’entre eux, sous le rapport des organes locomoteurs. Il porte douze côtes ciliées longitudinales, dont l’effet est de le pousser dans le sens de sa lüngueur; ces côtes, qui partent d’un même point du sommet, à l’exception de quatre, sont ainsi distribuées : deux d’entre elles parcourent dans toute leur longueur la face extérieure des lobes ; deux autres descendent de chaque côlé du corps, et les quatre dernières sont cachées sous ces mêmes lobes, qui peuvent encore, par leur agitation, servir au mouvement; ceux-ci sont grands, verticaux, liés au corps de l’animal par leur milieu et se confondent avec son sommel; leur partie inférieure est libre, de même que chacun de leurs côtés. Il résulte de cette disposition que ces deux organes forment à la pärtie inférieure du zcophyte quatre sortes de nageoires qui, au besoin, l’enveloppent comme d’un manteau, ou s’en écartent en s’agitant pour accélérer le mouvement.

« Les bras qui entourent la bouche sont obtus à ieurs extrémités, et portent également des cils dont l’action sert particulièrement à imprimer la direction.

« Comme dans les béroés, l’orifice de la cavité est susceptible de fortes contractions. Cette cavité est profonde et semble s’étendre un peu sur les côtés; du reste rien n’y décèle la présence d'organes disgestifs, Hon plus que d’ovaires. »

2, L'ALCINOË ROSE , ALCINOE ROSEA.

Mertens, Ac. Pétersb., 1833, p. 505, pl. 4.

Corps oblong, d’un blanc rosé, à ailes dilatées, arrondies au sommet spatulées, n'ayant qu’une ligne ciliée au milieu ; appendices petits ; cils du corps décrivant une S.

Habite ies parages des îles Falkland, par 45° 12’ lat. S. et 56° 30” du méridien de Greenwich.

Page 1