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LA RHIZOSTOME PAPOUE, RHIZOSTOMA PAPUA

Cephea papua , Less., Zool. Cog., pl. 11, fig. 2 et 3, p. 122; vulgairement Kangouræ et Semaï chez les Papous. — Cephea papuensis, Griff., An. kingd., pl. 3, fig, 3

Ombrelle à pourtour entier, bleu glauque avec des taches blanches ; ovaires de forme cruciée, roux ferrugineux ; huit bras soudés à leur

base, puis taillés en massue chez l'adulte ; cylindriques dars le jeune âge , bleuâtres et variés de rouge.

Habite la baie d’Offack de l’ile de Waigiou.

Cette rhizostome que nous avons décrite sous le nom de céphée des Papous (Zool. de la Coquille, p. 122, n° 71), aurait pu être l’objet d’une coupe distincte. Voici cette description :

« Cette méduse est voisine de celle figurée dans Séba (tom. EE, pl. 1, fig. 2). Nous la rencontrâmes dans la baie d’Offack de l’île de Waïigiou et dans le havre Doréhy de la Nouvelle-Guinée. Elle est un nouvel exemple des modifications qu'éprouvent les méduses suivant Îles diverses périodes de leur croissance ; Car on ne peut raisonnablement se refuser à admettre l'identité des deux individus de notre 11° planche.

« Gette méduse adulte (fig. 2) a son ombrelle demi-globuleux, à pourtour parfaitement entier, ou à peine sinueux et sans aucun tentacule. Cette ombrelle est lisse, marqué d’une croix à branches étroites à son sommet. Sa couleur est un bleu glauque peu foncé, que relévent des taches arrondies, éparses, albescentes, et sur ïe pourtour un rebord jaune ferrugineux. La croix elle-même est de teinte ocracée, côtoyée, dans le contour de ses divisions, par une ligne bleu clair. Quelques lignes verticales azurées coupent la périphérie de l’ombrelle.

« Le corps est peu épais et directement attaché à la base de l’ombrelle ; il s’ouvre en dessous en une bouche très-étroite, trés-régulièrement fendue en croix, à l’extrémité des branches de laquelle partent quatre bifurcations qui sont la naissance des huit bras. Entimement soudés à l’extérieur à leur origine, ces bras sont recouverts par des paquets membraneux, mésentériformes, formant une épaisse masse de plis ondulés sur eux-mêmes, et dont les bords portent les vaisseaux aériens disposés en franges d’une extrême ténuité. Chaque bifurcation de la bouche donne attache à un bras épais, massif, charnu, fragile, long de 3 pouces, façonné en massue, un peu comprimé sur les côtés, conico-pointu au sommet, et couvert de verrues. Ces bras sont vert glauque, teintés de rougeâtre sur les angles, les verrues et la pointe, tandis que le corps est corné, et que Îles replis mésentériformes de sa membrane sont rouge brunâtre.

« Nous n’observâmes que deux individus de l’âge adulte nageant obliquement, par une mer très-calme et une température trés-chaude, dans la grande baie d’Offack dans l’île de Waigiou.

« Dans son jeune âge (fig. 3), la céphée papoue a son ombrelle d’un bleu glaucescent pâle, sans aucune trace de teinte rouille ni sur la croix ni sur le pourtour. Sa bouche, en fente cruciée, ne diffère en rien, quant à la division des bras et quant à sa forme, de l’âge adulte. Seulement les bras ont la membrane enroulée de leur crigine empilée en forme de cônes, cônes au nombre de huit, et du milieu desquels partent huit bras cylindriques, minces, d’un égal volume dans toute leur longueur, et façonnés en bâtons au lieu de l'être en massue. »

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