‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 234 sur 328 · LA RHIZOSTOME DU CAP, RHIZOSTOMA CAPENSIS · texte numérisé non relu

LA RHIZOSTOME DU CAP, RHIZOSTOMA CAPENSIS

Blainville, Atlas , pl. 44, lig, 2. — Céphée Guérin, Cephea capensis, Quoy et Gaim., Ur., texte, p. 568, et pl. 84, fig. 9 : Hemisphærica, cœruleo-rubens ; margine dentato; brachiis oclo, divisis, cotyliferis. — Cephea capensis, Eschsch., 4C., p. 58, esp. 6 : Hemisphærica, cœæruleo-rubens ; margine dentato ; brachiis octo , divisis, cotyliferis.

Ombrelle hémisphérique, hyalino-bleuâtre, à rebord denté ; huit bras cotylifères, terminés en pointes denses et solides, jaunâtres et bleuàtres.

Habite les mers du Cap.

MM. Quoy et Gaimard la décrivent en ces termes : « Cette méduse , qui est hémisphérique, reflète une légère couleur bleue mêlée au rouge des ovaires qui paraissent au travers de l’ombrelle, dont le pourtour est denticulé. Huit bras cotylifères, lavés d’une teinte de bleu, se prolongent au delà de l’ombrelle. Les cotyles sont frangés, d’un rouge un peu cramoisi, et ne dépassent pas l'extrémité des bras.

« Nous devons le dessin de cette méduse au pinceau de M. Pellion.

« Nous la vimes, en mars 1818, dans la baïce de la Table, au cap de Bonne-Espérance. Son énorme grosseur ne permettant pas de la mettre dans un vase convenable pour l’examiner, obligea M. Pellion à la dessiner dans un canot, pendant que nous ja tenions dans l’eau. Cette posilion pénible empêcha de la montrer sous plusieurs aspects. La description qui en fut faite alors ayant été perdue, nous ne pouvons pas assurer si ses huit bras ne sont point une division bifide de quatre plus gros cachés sous l’ombrelle, comme cela se voit le plus souvent dans ce genre.

« Nous avons dédié cette méduse à M. Guérin, l’un des officiers de notre expédition. »

237. LA RHIZOSTOME DE DUBREUIL, RHIZOSTOMA DUBREUILLIT Cephea Dubreuillit, Reyn., in Gent. z001., pl. 23.

Ombrelle dentelé sur le pourtour, à cercle rouge et bleu, ponctué, azuré ; bras au nombre de huit, arrondis, puis renflés au sommet, tachetés de brun ; huit cavités latérales.

Habite le golfe du Bengale.

Les habitants de Pondichéry rapportent que, lorsque les moussons changent, la mer qui baigne les côtes se trouve couverte parfois de méduses qui flottent à l'abandon , chassées par les vents de sud-ouest, qui les poussent en essaims pressés au fond du golfe du Bengale. C’est effectivement dans la rade de Pondichéry qu’en juillet 1828, nous rencontrâmes des bancs épais de cette médusaire nageant , à quelque profondeur, sous la surface de l'Océan Indien.

Getie méduse à son ombrelle légèrement renflé, hémisphérique, à bords rabatius et festonnés en lobes étroits, réguliers et arrondis ; sa

surface, de 6 pouces environ, est sillonnée par des vaisseaux réguliers, ténus , qui aboutissent à huit mamelons s’élevant au centre, et dont la couleur est cornée , tandis que le pourtour de l’ombrelle est d’un bleuhyalin, qui est très clair sur les bords. Un cercle entoure ces mamelons, et sa surface est couverte de points colorés en bistre foncé. Les bords de l’ombreille n’ont point de tentacules. Huit bras partent de la partie inférieure et du pourtour de la cavité centrale, et donnent naissance à huit cavités latérales, dont les parois sont formées par quatre faisceaux épais, coniques, charnus, longs de 18 lignes. Les huit bras sont élargis, renflés à leur extrémité, d’un bleu verdätre, avec des taches marron ou bistre intense. La consistance de ce zoophyte est assez dense, et aucune de ses parties ne paraît avoir des propriétés vénéneuses ou caustiques {Reynaud ).

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