L'ABYLA TRIGONE, ABYLA TRIGONA
Quoy et Gaim., Ann. Sc. nat., 1827, pl. 2, 2, fig. 1 à 8.. — De Blainv., Man., pl 4, fig. 4 — Griff., An. Kingd., pl. 5, fig. 8. — Diphyes abyla, Quoy et Gaim., Asérol., pl. 4, fig. 12. à 17 : Diphyes partibus limpidis, inæqualibus ; anteriore subcubica ; posteriori trigona, apice acuta, latere crenulata; apertura quinquedentata.—Eschsch., Ac., p. 131. — 1sis,t. XXI, pl. 3; Worterb., pl. 76.
Ce zoophyte est plus grand du double que la calpé pentagone. Son corps est formé de trois côtés séparés par autant d’ailes membraneuses, dont une, beaucoup plus considérable, est accolée à une quatrième denticulée en scie. Dans quelques individus, cet accolement est intime sur un point seulement. De leur réunion résulle un Canal pour les suçoirs et les ovaires réunis, et de leur terminaison une pointe qui s’enfonce profondément dans le cube qui constitue la deuxième partie de V'individu.
La grande cavité est proporticnnellement moins grande que dans la calpé pentagone, et la bouche, trés-rétrécie, est entourée de cinq petites pointes obtuses qu’il faut écarter pour y pénétrer, au lieu que dans la calpé pentagone elle est toujours béante. Du fond de la cavité part un conduit trés-délié, qui va communiquer avec deux des cavilés du tube, en recevant auparavant plusieurs stries longitudinales qui paraissent être des vaisseaux.
L’extrémité du corps, terminée en bec de cuiller nt pénètre dans le cube et n’y est point très-adhérente.
Cette seconde partie du zoophyte n’est pas cubique comme dans le genre caipé. C’est un corps très-irrégulier, taillé à facettes, plus long que large, ayant une ouverture assez évasée au milieu ; et sur les côtés,
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deux cavités oblongues, dont l’une est un peu plus arrondie que l’autre ; la plus grande s'ouvre à l'extérieur, et toutes les deux communiquent par leur base, à l’aide d’un tube très-court, avec le conduit qui est à la pointe du grand individu.
C'est du fond de la cavité moyenne que part le chapelet des suçoirs, des ovaires et des tentacules, pour se porter à l’extérieur, au travers du canal dont nous avons parlé.
Les suçoirs ne sont point recouverts d’unc membrane en forme de cloche ; ils sont blanes et ont à leur base des ovaires de la même couleur. Ces derniers prennent quelqueïois une teinte jaune et orangée. Les tentacules, absoiument semblables à ceux des diphyes, ont leurs nœuds colorés en brun.
Ces suçoirs et ces tentacules vivent longtemps aprés la séparation des deux parties de l’abyla,
Le cube, très-résistant, articulé de plat avec le grand corps, est doué d’un certain mouvement äe contraction qui a lieu dans la cavité la plus oblongue, laquelle s’ouvre à l’extérieur. [1 faut beaucoup d'attention pour l’apercevoir ‘.
C’est plus particuliérement dans le détroit de Gibraltar que MM. Quoy et Gaimard observérent l’abyla, et ils lui en donnèrent le nom, bien qu'ils l’aient rencontré dans d’autres mers. La descriplion des mêmes auteurs insérée dans la partie zoologique du Z’oyage de L Astrotabe, ne renferme rien d’essentiel que celle-ci ne donne.
2® TRIBU. LES MONOGASTRIQUES , MONOGASTRICÆ.
Un seul sac stomacal exsertile, dilatable, probosciforme, porteur à sa base d'organes qui semblent être des ovaires, logé dans la portion nucléale, n’ayant qu’une seule loge. L’estomac allongé, terminé par une bouche en ventouse; portions natatrices diversiformes.
5e GENRE. MICRODIPHYES , Less.
Caractères de la tribu.
ler SOUS-GENRE. NACELLE, cyMpa.
Quoy et Gaim., Ann. Sc. nat., X, 1827. — De Blainv., Man. — Cymba, enneagonum et cuboides, Eschsch., Ac., p. 133. — Diphyes, Quoy et Gaim., Astro.
Corps libre , gélatineux, résistant, transparent, formé de deux parties, pourvu d’un suçoir exsertile, probosciforme , entouré à
* Ge que, dans le Foyage de l'Uranie , MM. Quoy et Gaimard ont décrit sous le nom de Biphore polymorphe, est, suivant eux, la seconde partie ou te cube de lAbyla tr'igone.
la base du sac stomacal, d’un amas d'organes semblables à des ovaires, logé dans la portion nucléale, carénée, sagittiforme, percée d’une large ouverture dans Pivsertion de la partie natatrice qui a une ouverture garnie de six pointes et creusée d’un canal longitudinal denticulé, pour le passage des ovaires et du sucoir.