‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 245 sur 328 · LA CALPÉ DE BASS, CALPE BASSENSIS · texte numérisé non relu

LA CALPÉ DE BASS, CALPE BASSENSIS

Diphyes bassensis, Quoy et Gaim., 4strol., pl. 4, fig. 18 à 20 : Diphyes, partibus hyalinis, incæqualibus, quadrilateris ; posiica, majore, apertura, quinquedentata. — Abyla quadrilatera, De Blainv., Man. ; Bassia quadrilatera, Quoy et Gaim., Ms.

Cette espèce a beaucoup de rapports avec la précédente. Elle en diffère par sa forme plus élargie, plus courte et quadrilatère. Elle nage verticalement, ce qui tient probablement à ce que sa partie antérieure est plus lourde. Elle forme un cube irrégulier, aplati, taillé à facettes, parfaitement uni au corps postérieur. Ce corps contient deux petites cavités, dont l’une s'ouvre à l'extérieur, sur une des faces. Elles aboutissent à un canal qui va joindre le fond de la cavité antérieure, où viennent se réunir quatre autres vaisseaux. La chaîne des suçoirs est fort courte. La partie postérieure est quadrilatère, un peu renflée au milieu , à ouvertures et cavités très-larges. La première est entourée de cinq pointes, dont une fort petite. Le canal latéral, si bien marqué dans la première espèce que nous venons de décrire, est à peine indiqué dans celle-ci.

Elle a été trouvée sur les côtes de la Nouvelle-Hollande, dans le détroit de Bass, dont elle porte le nom. Sa longueur est de S à 10 lignes.

2e SOUS-GENRE, ABVLA, ABYLA.

Quoy et Gaim., Ann. Sc. nat., 1827.—De Blainv., Man.; abyla, Eschsch., p. 130.

Animal libre, gélatineux , très-résistant , transparent , trigone, formé de deux parties : la plus considérable, pyramidale, a les trois côtés séparés par trois arêtes saillantes, dont lune, plus développée, est en crête. Des deux cavités qu’elle contient, l’une est grande, ovalaire, à ouverture très-petite, munie de cinq pointes; l’autre n’est qu’un canal formé par la réunion de deux membranes, et destiné à donner issue au chapelet des ovaires et des suçoirs réunis: la seconde partie, plus petite, est une sorte de cube irrégulier, creusé de trois cavités, dont celie du milieu reçoit l’autre animal ( Quoy et Gaim. ).

M. de Blainville caractérise ainsi le genre abyla qu’il adopte : « Corps nucléiforme , fort peu considérable, avec une production

452 ACALEPHES.

cirrhigère et ovifere, très-longue; corps natateur antérieur, beaucoup plus court que Pautre, subcuboïde, avec une cavité distincte pour recevoir l’extrémité antérieure du corps natateur postérieur, qui est polygonal et fort long. »

M. de Blainville ajoute : « Que ce genre ne diffère du précédent que par la forme des orgañes natateurs, et surtout parce que l’aniérieur est percé d’un enfoncement assez considérable pour loger une partie de l'autre. Celui-ci, du reste, a toujours un long sillon inférieur et une ouverture postérieure terminale. M. de Blainville y réunit la portion de zoophyte que MM. Quoy et Gaimard ont nommé bassia, et Eschscholtz n’en sépare pas les calpés.»

Les abylas ont leur pièce nucléale cubique, irrégulière, recevant une partie emboîtante de l'aile natatrice, qui est longue, à arêtes saillantes, crénelées sur les côtés, et terminée par une ouverture arrondie, petite, garnie de cinq dents.

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