‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 257 sur 328 · LA DIPHYE TÉTRAGONE , DIPHYES TETRAGONA · texte numérisé non relu

LA DIPHYE TÉTRAGONE , DIPHYES TETRAGONA

Quoy et Gaim., Astrol., pl.5, fig. 25-26.

On ne doit pas hésiter à faire une espèce nouvelle de cette portion de zoophyte , qui est bien évidemment la partie postérieure d’une diphye. Sa forme est celle d’un parallélipipède allongé de 8 à 10 lignes de longueur , dont les quatre côtés sont réguliers et les deux extrémités tronquées. La partie emboîtante est oblique; l’opposée a d’un côté une petite lèvre échancrée. Ce corps a une cavité qui occupe presque toute son étendue et dont l’ouverture est ronde. Sur une des faces extérieures est un canal ouvert, pour un passage d’une tige de suçoirs, dans lequel il y en avait encore une portion adhérente, ce qui indique qu’il n’y avait pas longtemps que cette diphye était séparée de sa partie antérieure lorsqu'elle a été prise.

Elle a été recueiilie dans l’Gcéan Atlantique , par 6° de latitude nord. Elle vit également dans d’autres mers, mais elle s’est toujours montrée incomplète.

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13. LA DIPHYE À CINQ DENTS > DIPHYES QUINQUEDENTATA. Quoy et Gaim., Astrol., pl. 5, fig. 27-29.

MM. Quoy et Gaimard ayant reconnu que leur genre tétragone devait faire partie des diphyes, il leur a fallu toutefois, en le suppri- , mant, conserver les dénominations spécifiques données aux individus , pour faire le moins de confusion possible. Mais celle qui était bonne pour l’espèce du genre tétragone, est peu convenable à une diphye/, puisque un grand nombre d’entre elles ont leur partie postérieure entourée de cinq dents. :

Quoi qu’il en soit, on doit faire pour celle-ci la même remarque que pour la précédente : c’est que, bien qu’elle soit incomplète, elle diffère assez de toutes celles qui viennent d’être décrites pour être considérée comme nouvelle.

Elle est subcylindrique , longue de 7 à 8 lignes, un peu coupée obliquement par le bord où elle adhère , pourvue d’une languette profondément bifurquée à l'extrémité opposée , et de cinq dents bien marquées qui entourent l’ouverture, laquelle conduit dans une cavité profonde , terminée , comme à l'ordinaire , par un conduit qui va gagner la pièce antérieure. Au côté opposé aux denticules , rêégne un Canal ouvert par où s’échappe la chaîne des suçoirs. |

14, LA DIPHYE HISPIDE , DIPHYES HISPIDA.

Quoy et Gaim., Astrol,, pl. 5, fig. 24.

C’est d’après cette diphye incomplète que les auteurs établirent, it y a près de quinze ans, dans le Z’oyage de l Uranie, le genre tétragone, qu’ils suppriment aujourd’hui.

C’esi un petit parellélipipède allongé, tronqué à l’extrémité qui l’unissait à la portion antérieure de l'animal, muni de quatre pointes aiguës à l’opposé , bordant une ouverture qui donne dans une cavité assez profonde. Ce corps est un peu rétréci au milieu et plissé sur la longueur d’une de ses faces.

MM. Quoy et Gaimard' et M. de Blainville avaient donné pour caractères au genre tetragona d’avoir un corps gélatineux, transparent, assez solide, binaire, de forme allongée, parallélipipède , tétragone, canaliculé en dessous, tronqué obliquement en avant, percé en arrière par un orifice béant, garni de pointes

* Dans le Voyage de l’Uranie, MM. Quoy et Gaimard nomment ce genre ietragonum : Animal libre, gélatineux, transparent, très-ferme, quadrilatère, allougé, tronqué à une extrémité, et terminé à Pautre, qui est l'ouverture unique, par quatre pointes saillantes, dont deux sont ordinairement plus petites; et l'espèce tétragone Belzoni, tetragonum Belzoni, Quoy et Gaim., Uramie, p. 579,

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symétriques et conduisant dans une longue cavité aveugle. M. de Blainville regarde les trois espèces de ce genre tétragone comme étant l'organe natateur des diphyes. Pour nous, nous avons la preuve que c’est la pièce d’enclavement d’un pléthosome.

M. de Blainville, comme MM. Quoy et Gaimard, plaçaient dans ce genre les cetragona truncatum, lispidum (Urante, pl. 86,f. 11; de Blainville, Atlas, pL 6, £. 5) et guinquedentatum, que nous venons de décrire sous les noms de diphyes tetragona, quinquedentata et hispida. .

Un autre genre, créé depuis longtemps par Otto, sous le nom de pyramis *, dans le tome XF, part. 2 des Nov. act. de Bonn (pl. 42, fig. 2, et de Blamville, Atlas, pL 6, £ 3), n’est évidemment aussi qu’une pièce d’enclavement de pléthosome. C’est un corps libre, gélatineux, cristallin, assez solide, de forme pyramidale, ayant quatre angles inégaux par paires, pointu au sommet, tronqué à sa base, et n'ayant qu’une seule grande ouverture communiquant dans une cavité unique, profonde, vers la fin de laquelle est un corpuscule granuleux.

L'espèce a été nommée par Otto pyramus tetragona, et il lui donnait pour synonyme la diphye de Bory. Eschscholiz ( Ac., p. 127) en fit une eudomia pyramis, en lui donnant pour phrase : partibus corporis arcte unitis, corpus pyramidale te-

pl. 86, fig 11 (1824) : « Tetragonum, corpore libero, hyalino, gelatinoso, solido, qüadrato, truncato postice, antice quadridenie. »

Dans un ordre naturel, cet animal doit venir après les dipbuee il ressemble presque, en effet, à un de au zoophytes qu’on aurait divisé dans sa longueur.

Aux ie précédents on doit ajouter que de chacune des petites dents qui surmontent la bouche, part une arête qui, parcourant la longueur du corps, tend à lui donner une forme quadrilatère. Les intervalles qui existent entre ces angles sont quelquefois légèrement plissés en long. Chez quelques individus, l'extrémité nen ouverte était plus mince que celle qui est denticulée, et avait le milieu un peu comprimé. Le canal se prolonge jusque près de l'extrémité inférieure; il est arrondi, et on a trouvé au fond une espèce de sanie blanchâtre.

Habite l'Océan Atlantique par 7° de lat. S. Espèce dédiée au voyageur italien Belzoni.

! Voici les p#opres expressions dont se sert Otto pour caractériser les pyramis : « Corpus liberum, gelatinosum, sed duriusculum, crystallinum, pyramidale, tetragonum; basis concava, quatuor angulorum proeminentiurn spinis alterne majoribus et minoribus circumdata ; anguli æque ac basis margines subtilissime serrati; os unicum, magnum, rotundum, in media basi; ventriculus unicus, amplus, longus, cylindrieus; prope ventriculi finemulteriorem corpusculum quoddam, pro ovario habendum. »

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Wragonum formantibus. Ge pyramis est de la Méditerranée et

demande un nouvel examen, car il est fort difficile de le placer convenablement dans l’état actuel de nos connaissances.

Enfin M. Eschscholtz nomme eudoxæa triangularis le corps

fort obscur que MM. Quoy et Gaimard ont décrit et figuré sous

le nom de salpa triangularis (Uranie, p. 511, pl 74, fig. 9

et 10).

Nota. Nous avons oublié la diphya elonqata de Hyndman (Ann. of nat. Hist., t. VII, p. 165, fig. 1 à 4), ayant les deux parties semblables, la natatrice finis.

sant en pointe aiguë et birostrée. Hyaline; des côtes d'Angleterre, à Belfast. C’est une vraie diphye, n° 4, p.447.

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