‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 274 sur 328 · LA PHYSOPHORE DE FORSKAHEL , PHYSOPHORA FORSKAHL · texte numérisé non relu

LA PHYSOPHORE DE FORSKAHEL , PHYSOPHORA FORSKAHL

Quoy et Gaïm., Uranie, p. 583, pl. 87, fig. 6 (1824) : P. oblonaa, vesiculis lateribus apertis, quatuor totidem tentaculis ; basi rubra ovifera. — Eschsch., AC., p. 145 : Oblonga, vesiculis lateralibus apertis quatuor, totidem tenta- -culis; basi rubra ovifera.

Vessie aérienne ayant quatre ampoules natatoires de chaque côté. Quatre tentacules rouges.

Espèce bien voisine de la musonema et peut-être qu'on ne devrait pas la distinguer spécifiquement : MM. Quoy et Gaimard la décrivent avec beaucoup de détails, et nous croyons devoir faire revivre leur premier travail :

« Les espèces de ce genre sont en si petit dre que nous mavons point hésité à faire représenter la nôtre, quoiqu’elle ait quelque ressemblance avec celle de Forskahl. D'ailleurs, ces animaux sont d’une si faible consistance, qu’en les prenant ils perdent souvent anc partie de leurs tentacules cu de leurs appendices filiformes ; ensuite, à certaines époques, ils sont pourvus de grappes ovifères qu’ils ne doivent plus avoir dans d’autres temps. De sorte awil est assez facile de s’y méprendre et de faire des espèces différentes des mêmes individus.

« Ce physophore , Pris vivant, avait environ 2 pouces de longueur. Il se maintenait verticalement dans l’eau, à l’aide de la petite bulle d’air dont était munie sa partie supérieure, qui est rouge. Plus bas, sont quatre ampoules ovalaires, ayant chacune une ouverture en forme de bouche un peu aplatie. C’est au-dessous que s’insérent les tentacules plus ou meins nombreux. Il n’y en à que quatre ici, qui représentent le calice renversé d’une fleur, dont la corolle intérieure serait ces espèces de gemmulcs rouges ponctuées de noir qu’il embrasse.

« Ces tentacules, qui ont beaucoup de rapport avec quelques-uns de ceux des physales, étaient dans une agitation continuelle. Ils ne servent qu'infiniment peu à la progression ; ce mouvement s s'opère plutôt à l’aide des petites bouches supérieures, de la même manière que dans les méduses, les béroés, etc.

« Nous sommes disposé à croire, avec M. Lesueur, que ces animaux sont agrégés. Leur organisation demande encore, pour être parfaitement connue , toute la sagacité d’un observateur versé dans celte sorte d'étude.

« Nous avons dédié l’espèce , que nous venons de décrire, à la mémoire du célèbre naturaliste suédois an , qui sucecomba dans le voyage qu’il fit en Orient avec Niebubr.

{. LA PHYSOPHORE DISTIQUE , PHYSOPHORA DISTICHA.

Less., Voy. de la Cog., Zooph., t. IT, part. 2, 2°-div., p. 49, pl. 16, fig. 8,6. n — Physophrora nicea, Griff., An. kingd., pl. 5, fig. 3.

Le portrait de la physophora musoneima de Lesueur donne une

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idée très-médiocre de ce zoophyte. La figure que nous avons publiée de la physophora disticha à élé faite d’après plusieurs individus, et nous pouyons répondre de son exactitude. Il nous sera moins aisé toutefois d’assurer que l’animal était bien complet; car ses diverses parties se désagrègent avec une facilité extrême, et notre espèce n'avait aucun des organes accessoires qu’on remarque à celle décrite par Péron.

La physophore distique est frêle, délicate, d’ure absolue diaphanéité, comme nuageuse dans l’eau, se décomposant avec la plus grande facilité. Le corps musculeux, buccal, circulaire, soutenant les sacs stomacaux , est d’un rose foncé ; ainsi que les sacs dont Île sommet est blanchâtre. La tige et Ie renflement vésiculeux sont d’un blanc nacré, et le trou terminal est coloré en rose vif. Les vessies latérales et natatrices sont légèrement nuancées de jaune citron. 2

Le 19 décembre 1523, par une belle mer, nous rencontrâmes plusieurs individus de ce zoophyte, par les 28 degrés de latitude sud, et les 92 de longitude orientale. 1

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