‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 273 sur 328 · LA PHYSOPHORE HYDROSTATIQUE, PaysOPnorA HYDROSTATICA · texte numérisé non relu

LA PHYSOPHORE HYDROSTATIQUE, PaysOPnorA HYDROSTATICA

Physophora hydrostatica, Forsk., Fauna arab.-æqgypt., p.119, esp, 45 : Ovalis ; vesiculis lateralibus , trilobis plurimis , extrorsum aperlis ; intestino medio et teniaculis quatuor majoribus, rubris. — Forsk., Icon ; pl. 35, fig. E, €, 1, E.°— id., Gmelin, Sysf., p. 3159, esp. 1 : Sesquipollicem longa, compressa, vesiculæ apice semper in aquæ superficie conspicuo natans. — Bruguière, Encycl., pl. 59, fig. 7-9. (Copiée de Forskahl.) — Modeer, Stock., 1789, X, 264. — Bose, Vers, pl. 15, fig. 4. (Copiée de Forsk. ) — Lamarck, Anim. sans vert., II, 476. — Eschsch., 4c., p. 145, n° 3. (Phrase de Forsk.) — Blainv., Man., p. 115. —— Physophora disticha, Griff., An. kingd., pl. 5, fig. 2. —Delle Chiaie, Mem. sulle An. s. vert., IV, pl. 50.

Organes natateurs trilobés ; canal digestif et quatre longs tentacules rouges.

Habite la Méditerranée.

Deux auteurs ont décrit sur la nature vivante cette physophore. Ce sont Forskahl, en 1755, et Delle Chiaie, en 1829. Ce dernier a représenté (pl. n° 1, fig. 4) les diverses parties de cet animal , les ventouses (in) , le tube digestif (n) et un petit canal (0) qui correspond à un groupe arrondi de petites ventouses (p), ainsi que ces parlies grossies, et diverses autres particularités.

La descripüon qu'il en donne est la suivante : « Mlle est de forme

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ovale, et sur touie sa surface on voit un nombre infini de véntouses. À la base de la masse entière sont placés des groupes de sacs stomacaux. Chaque ventouse est semi-lunaire, avec les angles un peu recourbés: elle est gonflée sur les deux faces munies d’un angle médian , assez en relief, et elle a en dessus une cuverlure orbiculaire, eten dessous un pédicelle qui l’attache à l’axe central. Aussitôt que chacune d’elles est remplie d'air, elle a les parois tellement contracliles qw’il devient difficile d’en reconnaître, au premier abord, l’orifice qui s'ouvre et se ferme; en y introduisant de l’air, le zoophyte se soutient sur l’eau ; si c’est de l’eau, il se précipite au fond de la mer. On comprend par là combien en est variable la forme, tantôt tubuleuse , tantôt ovale.

« L’axe central, qui est le point d’attache des pédicelles des ventouses , s’allonge aussi ou se raccourcit, pour contribuer au changement de forme ou de position de cette physophore; en conséquence, il est formé de fibres longitudinales et d’autres fibres spirales. À sa base tient un petit corps orbiculaire qui, examiné attentivement, résulte d’un amas de petites ventouses. Qui sait si la nature, dans sa prévoyance, ne les a pas placées là en cas de destruction des ventouses supérieures plus grandes ? |

« De ce corps s’éléve un petit canal qui parcourt la direction entière de l’axe décrit, jusqu’à son extrémité. Au périmètre de sa base sont attachés les animalcules, qui ont une trompe capable de subir mille mouvements divers, et pouvant, par suite, affecter la forme tubuieuse, conique , ou infundibuliforme, avec l’orifice ridé et traversé par des bandes glanduleuses d’un roux crangé; elles s'arrêtent au point où la trompe arrive à l’estomac, qui est strié de lignes longitudinales , CÈ c’est de là que se prolonge lintestin tubuleux.

« Dans le voisinage de l’estomac a lieu lPadhérence avec lPaxe central, et non loin de là partent les grappes intestiniformes des ovaires, dont les parois, examinées au microscope, paraissent assez contractiles, et sont remplis d'une humeur dans laquelle nagent divers petits globules. Souvent j'ai remärqué qu'au fond de quelques-unes des grandes vertouses s’en était développée une autre ; c’élait peut-être l’œuf des êtres vivants que j'ai décrits qui commençait à pousser. De ce que j'ai dit résulte clairement que les physophores, et les autres genres qui ont de l’affinité avec elles, ont une vie commune qui réside dans l’axe centraï, lequel a une certaine relation avec la vic spéciale de leurs innombrables animalcules, et c’est au moyen de ses rameaux secondaires que ces derhiers communiquent avec lui. La physophore hydrostalique se montre au printemps, dans notre port, où elle nage obliquement et à fleur d’eau ; mais il faut pour cela que la mer soit parfaitement calme. »

La deseriplion originale de Forskahl est celle-ci : « Crassities pollicis, « longitudo sesquipoll. ovalis, compressa. Supra veséculaterminalis, ova- « to-oblonga ; pennæ columbinæ crassitie, erecta , exserta, acre semper « plena. Ad utrumque latus vesicæ units ordinis hyalinæ, trilobæ, una

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« supra aileram ; in uno latere tres, in altero quinque obliquæ ; sed puto «irregulari figura. Lobus extimus truncatus, ore orbiculari, limbo re- « tractili et expansili. {ntestinum medium, penna columbina angus- « tius, extenditur a vesicula lerminali ad ventriculum globosum ; fili- « forme, apice hyalinum, reliqua parte rubrum, basi crassius. 77en- « triculus in ima parte inter vesicas trilobas, globosus, cavus, ruber, « ore orbiculari, tentaculis seu papillis albidis, contortuplicatis, dum « non extenduntur : atque vestculis globosis, diametro intestini, flavis, «ad alterum latus b, ad alterum 3. T'entacula majora subtus ad la- « tera ventriculi, rubra : uni lateri 3 ; duo scilicet majora, pollicaria , «unum brevius, pennæ columbinæ crassilic; versus medium incras- « sata, capitulo terminali albo. Lalert aitcri duo minora : unum, « apice apertum, secundum , intestino angustius, subulatum, semi- « pollicare.

« Vidi aliam, tentaculis majoribus, subæqualibus.

« /Motus mirus : vesicæ acreæ apicem semper in superficie lenet « aquæ : vesicis trilobis tremit, limbum oris retrahendo et propel- « lendo : lentacula ventriculi extendit el lorquel; Cornua quaquaver- « sum tendit. |

« An medusa marsupialis Linn.? »

2, LA PHYSOPHORE MUSONÈME , PHYSOPIORA MUSONEMA. à

Péron et Lesueur, Voy. aux Terres Aust., pl. 29, fig. 4, et 2° édit., pl. 59. — La-marck, An. sans vert., t. IT, p. 476. — Oblonga, lateribus distiche lobifera, basi añpliore multifida, tentaculata. — Eschsch., 4c.,p. 145, — Vesiculis liquore replelis pluribus flavis. — Blainv., Man., p. 115, pl. 2.

(PI. 9, fig. 2.)

Vésicule pyriforme, petite, allongée, supportant une lige creuse, ayant de chaque côté quatre organes natateurs creux, jaunâtres, à trois lobes ; portion inférieure du lobe digestif évasée, garnie sur le pourtour de longs suçoirs dilatables, perforés au sommet, et recouvrant des grappes d’ovaires rouges, des ventouses exsertiles, et six longs tentacules distiques et allongés : long., 4 pouces.

Habite l'Océan Atlantique. k

La figure de Péron est peu exacte. Les couleurs sentent trop l’enluminure et les formes ne peuvent pas être vraies. Celle que nous donnons, due au pinceau de M. Rang qui l’a dessinée en mer, n’est pas non plus exempte de tout reproche. La figure 2 @ représente une des ampoules natatoires vue de face avec l'ouverturé de la capacité aérifère.

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