L’'AGALMA D'OKEN , AGALMA OKENII
Eschsch., Ac., p. 150, pl. 13, fig. 1 : Partibus nataloriis ad cavilatis ostiolum cuneiformibus, ad marginem internum angulatim late excisis. — Isis, 1825, t. XVI, p.743, pl. 5. — Dujardin, édit. de Lamarck, t. IT, p. 85.
Corps blanc hyalin , à ampoules nombreuses, serrés, distiques ; tentacules rameux partant d’entre les sacs stomacaux qui sont rameux el
simples. Longueur, 3 pouces.
“Habite les côtes du Kamschatka dans l'Océan Pacifique septentrional.
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Les pièces cartilagineuses creuses forment deux séries à la partie supérieure au nombre de quinze de chaque côté el servent au mouvement de l'animal. Elles ont la forme d’une large massue aplatie, dont l'extrémité la plus épaisse se rétrécit et présente une ouverture tubuleuse , et dont le bord tranchant est élargi et a au milieu une profonde échancrure; les deux parties saillantes de ce bord tranchant s’adaptent à celles de ia pièce correspondante de là rangée opposée , de telle sorte qu’elles forment ensemble une ouverture centrale servant au passage du canal nutritif. La cavité de ces pièces est tapissée par des vaisseaux qui font penser que ces organes tiennent lieu de branchies. Les plus antérieures de ces pièces diffèrent des moyennes, parce qu’elles sont plus courtes, plus épaisses ; plus bombées , ayec une cavité plus grande, Hrolofiaée en deux appendices jatéraux. Après la série des pièces natatoires creuses, se trouye un grand nombre de pièces cartilagineuses solides , plus petites et de diverses formes tellement rapprochées, qu’elles constituent ensemble un tube servant à protéger el à livrer passage aux suçoirs et aux tentacules.
2. L’AGALMA D’'ESCHSCHOLTZ , AGALMA ESCHSCHOLTZI, Less. Agalma, Eschsch., AC., p. 1592, n° 4, pi. 13, fig. 4.
Vessie et portions nafatrices creuses et solides inconnues ; portion terminale du corps ouverte en bouche arrondie , bordée de sacs stomacaux , allongés, plus épais et massifs à leur sommet, tentacules rameux portant des corpuscules pédicellés et terminés en massue : sorte de globe marqué de deux points cculiformes bleus et terminé par un appendice droit , pourvu d’une rangée latérale de dentelures ou de sortes de filaments pectinés.
Habite les attérages de l’ile de Madere.
Cette espèce, quoiqu’on ne connaisse pas ses organes flottants, est certainement distincte et appartient bien au genre agalma.
3. L'AGALMA DE MERTENS, AGALMA mentensu, Brandt, Prod., p. 34.
Corps hyalin , les organes natateurs supérieurs ovoices , marqués de six taches rousses sur les côtés ; prolongements stomacaux violet pâle, les tentacules pectinés et claviformes écarlates.
Habite l'Océan Pacifique par 36° 30/ de lat. et 211 de long. occidentale du méridien de Greenwich.
Brandt donne sur cel agalma et sur les hippopodes, des née que nous reproduisons sans les partager , mais comme documents à consulter.
« Corpus hyalinum. Pars cartilaginca superior ovoidea , fere poliicis « longitudine , lateribus maculis sex rufescentibus notatis. Tentacula « duplicis formæ , e subviolascente pallidissime purpurascentia, ma- « jora parte clavata coccinea. |
« Figuræ et phsevatunes , quas Eschscholizius de agalmate okenti
sa 513 ACALÈPHES,. si « dedit, cum Mertensianis comparatæ tantam animalis ab Eschschol{zio « et Mertensio reperti ostendunt differentiam , ut utrumque ab initio « subgeneris peculiaris typum statuerem et Eschscholtzianum animal , « tentaculis forma æqualibus et parlis cartilagineæ superioris particulis « distichis instruclum, nomine agalmalis sensu strictiore , Mertensia- « num vero, partis carlilagineæ superioris particulas pluriseriatas et « tentacula duplicis formæ offerens, nomine chrystallophanes distin- « guendum esse putarem. Serius autem fundamentis non satis cerlis « hanc sententiam innili visum mihi est fragmenta enim animalis a « sievaldio. Eschscholtzii comite , museo academico data quæ agalma- « {is okentiti esse putarem, cum fragmentis agalmatis a Mertensio re- « Jatis, quæ verosimiliter ad speciem ab ipso observatam pertinent , « comparalæ, tantam inter se oblulerunt similitudinem, ut adeo animal « ab ÆEschscholtzio et Mertensio inventum pro una cademque specie « putassem , nisi observationes et figuras ab hisce naturæ scrutatoribus « ad viva animalia factas præferendas esse putarem disquisitionibus « in fragmentis institutis, quæ in liquore servantur quorumque partes « cartilagineæ fere omnes à reliquo Corpore dissolutæ inveniuntur.
« Observ. 2. Agalmidarum gregi adnumeranda quoque, ut viditur, « genus hippopodius Quoyii et Gaimardi, nec non genus s{ephanomia « Per. adauc parum rite depictum et descriplum, quare ctiam, quam- « vis nomen stephanomia in universum magis notum sit, subfamiliam « Agalmidæ potius , quam stephanomidæ appellavimus. »
4, L'AGALMA RUCHE , AGALMA ALVEOLATA , Less.
Stephanomia alveolata, Guoy et Gaim., Astrol., pl. 3, fig. 19-23: Gvato-elongala, alveiformi, hyalina ; appendicibus subplanis, cuneiformibus, vesiculosis, marginalis.
L’ensembie de cette espèce a 2 pouces de long sur 1 pouce de large dans son plus grand diamètre; c’est une sorte de cylindre à facettes, arrondi par le haut , avec une ampoulc'aérifére en forme de manche, ce qui donne à ce zoophyte l'aspect d’une petile ruche.
Les appendices sont serrés autour de l’axe , de manière à former un tout continu et non lâche comme dars quelques individus précédemment décrits; ils sont aplatis, subtriangulaires, coupés net à leur pointe, qui est extérieure, échancrés à leur base , de manière à former un trou rond avec celui du côté opposé. Chaque côté a deux petites facettes. L'intérieur est creusé d’une large cavité subcordiforme , pourvuc d’une vaivule et s’ouvrant à la pointe du triangle. Ces corps natateurs sont d'autant plus grands qu'ils sont plus inférieurs. Les supéricurs diminuent de volume en formant une calotte sphérique; ils Jaissent au milien d'eux un canal per ieque! sort la tige , qui est ramifiée et garnie d’ovaires. Nous n'avons pu nous assurer de la forme des tentacules.
Le corps de cet animal est résistent, coriace et parfaitement
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transparent ; la vessie seule est rouge à son extrémité. Les ampoules désunies vécurent assez longtemps en nageant avec vitesse. Cette espèce provient de l’Océan Atlantique , non loin du cap Vert.
&. 2. AGALMAS PROBOSCIDÉES. Ampoules peu nombreuses ; corps pleins, dolabriformes ; estomac conique, stellé, à huit rayons , ovaires pédicellés et tordus.