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Test sans crête. 3 porpita

Aer GENRE. VÉLELLE, vezeLca, Lamarck; Bosc.

Medusu, EL. — Phyllodoce, Brown (1756); Modeer (1791).—Holothuria, Forsk. — Armenisiarium, Marcus Carburi; Costa.

Sac stomacal ovalaire, cylindracé, ayant un sac ample, perforé au sommet (anus?), conduisant à deux grands canaux qui se ramifient dans les diverses parties de Pacalèphe; ce sac est logé dans la rainure d’une sorte de squelette parcheminacé, formé de deux lames creusées de canaux pneumophores, étendu horizontalement, et surmonté d’une crête diaphane et de même nature. Le pourtour de ce réservoir stomacal est recouvert en entier, sous le disque inférieur, de bouches probosciformes, ventrues, dilatables, percées d’une bouche, L’aire de l'appareil digestif forme rebord et sert à abriter une rangée de tentacules marginaux, cylindracés; pointus, garnis de glandes à leur sommet, et destinés à palper, à saisir la proie.

Linnée ne séparait pas les véleiles des méduses, et il y réunissait aussi les porpites, qui constituent notre dernière famille, et qui elle-mêmes nous amènent insensiblementaux polypiers du genre fongie, tant par la forme que par la nature des animaux. I y a cependant de grandes dissemblances entre les méduses et les vélelles. Ces dernières, considérées dans leur ensemble, sont formées d’un disque ‘elliptique, formant le corps, et toujours situé dans le sens horizontal, tandis qu’obliquement s’élève sur ce plateau une voile transparente, formée de parois cartilagineuses, minces, résultat elles-mêmes de deux plans inégaux. Cette voile ou crête remplace la vessie pneumophore des physophores, et les vessies aériennes des apolémies. Les vélelles sont phosphorescentes, et on assure qu’elles occasionnent, lorsqu'on

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les touche, un prurit douloureux. Nous avons touché des milliers de vélelles sans jamais nous être aperçu de ce fait. Ce sont des acalèphes sociaux qui ne se rencontrent isolés que fort accidentellement , mais qui, au contraire, occupent parfois de larges zones dans les parages qu'ils fréquentent.

Lamarck, le créateur de ce genre, lui donnait pour caractères : «Un corps libre, gélatineux extérieurement, cartilagineux à Pintérieur, elliptique, aplati en dessous, et ayant sur le dos une crête élevée, insérée obliquement; une bouche inférieure, cen-— trale, un peu saillante. »

« Corpus liberum, extrinsecus gelatinosum, imtus cartila- « gineum, ellipticum, subtus planulatum; crista dorsali promi- « nente, oblique inserta. »

« Os inferum, centrale , subprominulum. »

Mais cette diagnostique est évidemment insuffisante; Eschscholtz définit ce genre en ces mots: «Corpus supra cristatum; «crista cartilaginea, membrana musculosa cincta, diagonaliter « testæ imposita; tentacula marginalia simplicia.» «Corps portant en dessus une crête cartilagineuse , entourée d’une mem— brane musculeuse, et placée diagonalement sur la coquille; tentacules marginaux simples. » Eschscholtz ajoute que le test est cartilagineux et non calcaire, composé de deux moitiés qui, par leur réunion, forment un corps elliptique presque plat, un peu bombé en dessus et excavé en dessous. La ligne de jonction des deux parties occupe le petit diamètre de la coquille totale, sur laquelle on remarque beaucoup de stries concentriques, très-écartées d’un côté et très-rapprochées les unes des autres au côté opposé, à chaque extrémité. Ces stries proviennent d’un égal nombre de cloisons qui se trouvent entre la plaque inférieure et la plaque supérieure de la charpente solide. Une diagonale, située dans le plus grand diamètre, partage de nouveau la diagonale en deux moitiés étroites. Sur cette diagonale est dressé perpendiculairement un cartilage plat, immobile, presque en forme de demi-cercle. Le test est revêtu d’une membrane molle très-mince; mais, en outre, le bord externe est garni d’une membrane molle assez épaisse, qui se trouve en quelques endroits plus large que dans d’autres, d’où résulte un contour en forme de quadrilatère, dont deux côtés sont plus longs que les deux autres. La voile occupe une diagonale de ce quadrilatère. À la face inférieure, on remarque au milieu un estomac central, entouré d’un grand nombre de suçoirs courts, et au rebord du test, une seule rangée de tentacules simples.

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Mais avant d’avoir ainsi formulé sa maniere de voir, relativement aux vélelles, dans son Système des acalèphes , Eschscholtz avait publié, dans le Voyage autour du monde d'Otto de Kotzebue (t. IT de la traduction anglaise), une notice dont j'ai donné une analyse en 1826 ( Bulletin de Férussac, t. VIE, p. 154, no 191 ), et qui s'éloigne peu de sa première manière d'envisager ces animaux. Il dit dans ce travail: «Le corps plat des vélelles a la forme d’un parallélogramme à angles arrondis. La peau est molle et recouvre deux cartilages transparents, unis per le milieu, et qui forment une ellipse à rayons concentriques. La peau qui revêt ces cartilages, est mince et probablement musculaire ; elle ne s'étend pas sur la voile, mais seulement sur le disque. Au centre de la partie inférieure est un grand estomac, en forme de bouteille, entouré d’une multitude d’estomacs plus petits, et sur le rebord du cartilage est une peau plus dense. Cet estomac peut avaler de petits animaux, et M. Eschscholtz rapporte avoir fréquemment rencontré leurs débris dans les parois de cette poche. Les petites ventouses ne servent qu’à sucer la proie et à absorber les sucs sous la forme fluide. »

De Chamisso et Eysenhardt se sont oceupés des vélelles (4ctes de Bonn, t. X), et en ont figuré quelques espèces. Ils partagent la manière de voir de Cuvier, qui s'était exprimé assezn ettement sur l'insuffisance des caractères assignés à ces animaux par Lamarck, mais dont ils relèvent l’erreur, en prouvant qu’il existe plusieurs espèces, quand Cuvier n’en voulait reconnaître qu’une. Ces deux zoologistes ont proposé, pour distinguer les vélelles les unes des autres, de se servir à la fois de la direction du voile ou crête verticale, et de la longueur du corps comparée à sa largeur relative. La voile, en effet, s’oblique de deux manières, tantôt de droite à gauche, tantôt de gauche à droite, en parlant de l’avant ou de larrière, vella sinistra, vella dextra. Ce caractère a été utilement employé par Eschscholtz, par de Haan!, par Brandt, qui admet deux sections et qui définit ce genre ainsi: Corpus plus minusve elongatum, depressum; supra crista cartilaginea; membrana musculosa cincta, diagonaliter testæ impositæ. Tentacula marginalia simplicia; caractéristique presque en tout point semblable à celle d’Eschscholtz.

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! M. de Haan (Verhandeling over de rangschikking der velellen, porpiten, en physalien; Bigdragen tot de Nat. Wetenschappen, n° 3, p. 489),

On doit au Napolitain O. G. Costa !, quelques recherches fort intéressantes sur le système vasculaire des vélelles.

En traitant de la vélelle dans la Faune du royaume de Naples, M. Costa a prouvé ce qu’'Eschscholtz et moi avions mis hors de doute, savoir : Que le plateau ou portion horizontale et infundibuliforme du squelette de cet acalèphe, était constitué par des canaux cartilagineux disposés sur deux plans et enroulés en spirale. L’un de ces plateaux à tubes forme la face supérieure de cette lame, l’autre la face inférieure; les tours de spire sont dirigés en sens contraire, et chacun de ces canäux s'ouvre au dehors par son extrémité située sur le bord du plateau, et communique avec lé canal de la face opposée par une série d’anastomoses placées sur une ligne transversale, disposée de facon à décrire une croix avec la ligne occupée par la portion verticale du squelette, et à correspondre par ses extrémités aux deux orifices extérieurs dont il vient d’être question. Ce système de canaux renferme un liquide légèrement gélatineux, et du centre de la double spire naissent quelques vaisseaux verticaux, lesquels se ramifient dans l'extérieur de la crête ou portion verticale de cette sorte de squelette. |

Jusqu'ici M. Costa n’était pas parvenu à découvrir les liaisons qui doivent exister entre cet appareil tubulaire et les parties molles de l’animal , ni la manière dont les matières nutritives se distribuent à ces dernières; mais en poursuivant ses recherches, il est parvenu à résoudre quelques-unes de ces questions, et à : constater, sur la structure des vélelles, quelques faits de nature à intéresser les zoologistes.

En divisant le manteau ou enveloppe dermique de la velella, de manière à ce que l’on puisse enlever les viscères tout en gardant la partie qui adhère à la face concave du squelette, on parvient à voir nettement le réseau vasculaire du dernier. Afin d'atteindre ce but, il faut s’y prendre avec une extrême délicatesse, et préparer l'animal de manière que la membrane de la surface du squelette ne se détache pas, et que les vaisseaux soient injectés par le fluide nourricier. Son dessin montre deux vaisseaux principaux Servant à la circulation, et dont les rameaux partent précisément de deux pôles opposés qui se trouvent sur les bords de la ligne d’entre-croisement de la crête, avec le plateau du squelette. Ces deux rameaux, de différents calibres,

‘ Sur le système vasculaire de l’Armenistarium velella , par Acosta, Ann. des Se, natur., sept. 1841, t. XVI, p. 187, pl. 13, fig. 3.

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s’avancent de manière à circonscrire la cavité gastrique de Panimal, et se ramifiant successivement, donnent naissance de tous côtés à de très-petits vaisseaux. De ces deux rameaux, l’un est toujours plus grand que Pautre. Le premier se partage immédiatement en deux branches, dont l’une, située du côté intérieur, se prolonge de façon à aller joindre par ses extrémités le rameau opposé, et l’autre branche fournit de gros ramuscules qui s’anastomosent avec les extrémités des dernières divisions du même rameau. Du tronc principal de chacun naissent, comme des pédoncules, de petits vaisseaux qui s’en vont animer les appendices claviformes et les tubercules dont toute la face inférieure de l'animal est garnie. Ce fait paraît montrer que ce sont là des organes sécréteurs destinés à l’élaboration d’un liquide cireulatoire , et en même temps à l’excrétion de ce mucus qui revêt la vélelle. Peut-être ces tubereules jouent-ils également le rôle d’oviduete? On doit remarquer que le liquide qui remplit ces vaisseaux, est d’une couleur rouge-violet, qui va se décolorant au fur et à mesure que les vaisseaux diminuent de calibre. Parmi ces derniers, on observe un réseau vasculaire, très-fin, qui est rempli d’un liquide blane-lacté. M. Costa n’a pu suivre les dernières ramifications de cet appareil vasculaire, à cause de leur finesse et du défaut de couleur des matières contenues dans leur intérieur, et il suppose même qu’une bonne partie de la décoloration des extrémités capillaires a pu être produite par la préparation dont il s’est servi. En soulevant soigneusement la pellicule qui recouvre le squelette de la vélelle, et en observant à une loupe très-forte les lignes de séparation, on aperçoit des vaisseaux extrêmement déliés, au moyen desquels la partie molle de l’animal adhère avec le squelette. Enfin, les deux troncs principaux se prolongent vers le pourtour pour joindre, chacun de son côté, les ouvertures des canaux spiraux qui composent le squelette. M. Costa a figuré avec soin cet appareil vasculaire, en le grossissant du double seulement de la grandeur naturelle. Cranch ( Narrative of an E'xped. to expl. the river Zaïre, by Tuckey, 4818, app., p. 418, et trad. franc., Atlas, p.22),a étudié deux espèces de vélelles, et c’est à lui qu’appartient la premièré découverte des deux lames du test. Il caractérise ce genre d’une manière fort convenable pour l'époque (1817): « Disque ovale et cartilagineux; crête oblique sur la partie supérieure; disque composé de deux plaques ovales et épaisses, réunies les unes aux autres par des cloisons concentriques, et toute la partie cartilagineuse recouverte par une membrane

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épaisse; estomac entouré inférieurement de tentacules, terminés de sucçoirs pour ceux du centre, et ceux des bords Lu allongés et plus simples. Estomac oblong » à bouche très-proéminente; membrane s'étendant sur tout le disque, en dessus comme en dessous , et se soudant sur les bords qui se trouvent ainsi avoir deux ris membraneux. »

Les espèces de vélelles connues aujourd’hui sont assez nombreuses : on les à groupées sous les deux divisions suivantes.

A. Portion cartilagineuse verticale ( crête ou voile) s'étendant de l’angle antérieur droit du plateau horizontal, jusqu’à l’angle gauche postérieur. (Fella sinistra, Cham. et Eysenh. ; De Haan).

4°. 7. limbosa, V. mutica, V. scaphidia, V. emarginata, V”. oblonga, V. lata, V. aurora, F. patellaris, V. oxyothone, f. septentrionalis.

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