LA CYDALISE MITRE, CYDALISIA MITROEFORMIS
Lesson, Zoo!. de la Coq., pl. 15,fig. 3.— Beroe mitræformis, ibid., p 106 (1829). — Ann. sc. nat., t. V, p.259. — idya penñicillata, Mertens, Mém. Pélersb., 1833, p. 530, pl. 12.
(PI. 2, fig. 2.)
Corps conique, atténué à une extrémité, blanc lavé de rose, à cils trés-irisés.
Habite la mer du Sud, par six degrés de latitude sud.
Nous avons donné des détails plus étendus sur la cydalise mitre, dans la partie zoologique du J’oyage de la Coquille. Nous la rencontrâmes en grande abondance, le 23 mars 1823, à cinquante lieues des côtes du Pérou.
Dans l’eau, sa teinte est diaphane rosée ; ses mouvements sont pleins de vie, et elle chemine avec grande prestesse à l’aide de l’ouverture assez large, arrondie, de son pôle natateur. Sa forme est celle d’un cône allongé, à base tronquée largement ouverte; puis son diamètre qui est cylindrique, se renfle un peu, et finit en s’atténuant graduellement par une pointe obtuse. Les huit rangées de cils, d’abord trés-rapprochées au sommet, s’éloignent ensuite et s'arrêtent à un cercle rosé qui enceint ja grande ouverture. Ces cils sont très-brillants ct éminemment irisateurs, car les teintes roses, violettes, pourpres, bleues métallisées, se succèdent avec la rapidité du jet de lumière qui les produit en se décomposant. À peine sorti de l’eau, la vie, chez ce zoophyte, cesse, et on le voit alors se dissoudre en un muceus blanchâtre, qui ne laisse après lui aucune trace de son existence. 5
Nous ne pouvons distinguer de notre cydalisia anitre, l'idya pentcillaia que Mertens a rencontrée dans la mer du Sud. Il la représente, dans sa planche 12, avec le corps allongé, largement ouvert dans le bäs, blanc rosé avec huit rangées de cils s’atténuant vers le sommet, Les deux ouvertures du pôle supérieur sont bordées chacune d’un cercle de cils, ce qui caractérise ce genre.
BÉROÏDES, | 139
9, LA CYDALISE PONCTUÉE, CYDALISIA PUNGTATA.
Beroe punctuta, radiis omnibus postice concurrentibus, ciliis kltera ab altera œque, dissitisextus ferrugineo punciata, vasis haud coloratis, Eschsch. 4c., p. 37, esp. 3, pl. 3, fig. 1. |
Corps ovoïde oblong, à pôle ironqué, muni d’une lérge ouverture oblongue occupant le milieu d’une aire festonnée aux bords. Le pôle atténué en cône percé de deux petites ouvertures se et ciliées, d’où partent les huit bandes de cils très-irisés. Corp. blanc parsemé de vacuoles rouge ferrugineux.
Habite l’océan Atlantique, proche les îles Acores.
M. Eschschoiltz a confondu, bien à tort, la cydalise ponctuée avec le
beroe punclala, Giguré par Chamisso et Eysenhardt, pl. 31, fig. 1.
26° GENRE PANDORE, panpora, Eschs.
Corps régulièrement tronqué et circulairement ouvert à un pôle imitant un dôme arrondi à l’autre ; ce dernier percé de deux trous couronnés de cils. Les huit bandes de cils, très-courtes, partant du pourtour des deux petites ouvertures ciliées et placées dans huit sillons garnis de replis membraneux à leurs bords. Le pourtour cintré de la grande ouverture garni d’un feston.
3. LA PANDORE DE FLEMING , PANDORA FLEMINGII, Eschsch. Acalèphes, p. 39, pl. 2, fig: 7. — De Blainville, Allas, pl. 8,B, fig.8. Corps blanc hyalin , à cils irisés, festonné de rose sur le rebord de la
grande ouverture.
Habite le nord du grand océan Equinoxial, sur les côtes du Japon.