L'EURYALE DOUTEUSE, EURYALE purlA, Less., Prod
Ombrelle discoïde, blanchâtre, peu épais, convexe en dessus, plane en dessous, de consistance mollasse, sans vaisseaux ni bouche apparents, mais ayant trois losanges jaune-orangé , imitant une sorte de trèfle : le pourtour de l’ombrelle mollasse et comme frangé et garni de stries plus foncées.
Habite les côtes de la Nouvelle-Guinée et y est très-commune.
Cette espèce dont nous avons rencontré de nombreux individus aurait besoin d’être revue de nouveau.
MÉDUSAIRES. 265
9e rrIRU. LES CARYBDÉES, CARYBDEÆ.
CETTE tribu comprend des méduses formées de deux parties, la supérieure conique, élevée, et l’inférieure dilatée, festonnée au rebord en huit ou seize lobes foliolaires, avec deux ou seize tentacules faux ou privés de ces tentacules. La cavité intérieure occupe tout le diamètre de l’ombrelle , et est assez habituellement colorée différemment que la partie supérieure.
9e GENRE. CARYBDÉE, CARYBDEA , Péron.
Concavité de l’estomac se confondant avec celle de l’ombrelle : celle-ci garnie à son rebord de faux bras ou plutôt de faux tentacules ( Péron). Ces folioles sont au nombre de huit ou de seize; sans tentacules ou avec deux ou seize faux tentacules marginaux.
Ce genre renferme trois espèces assez disparates , bien que se ressemblant par des caractères généraux. Lamarck le caractérisait ainsi : « Corps orbiculaire, convexe ou conoïde en dessus, concave en dessous , sans pédoncule, ni bras, ni tentacules, mais ayant des lobes divers à son rebord, »
21, LA CARYBDÉE PÉRIPHYLLE, CARYBDEA PERIPHYLLA.
Péron , Méd., p. 20, esp. 11 ; Ann. Mus., t. XIV, p. 332. — Lesueur, Atl., pl. 11, fig. 19, 20, 21. — Lamarck, Syst., t. IT, p. 496 : C. conica , umbonata, subtus cava, limbo lobis, foliiformibus aucto.— De Blainv., pl. 31, fig. 1. — G. Cuv., Règ. an., pl. 55, fig. 2. (Copiée de Péron.)
Ombrelle subconique ; rebord découpé en seize folioles triangulaires et pétiolées, dont huit réunies par paires ; estomac très-large à sa base, très-aigu à son sommet et d’une couleur brun-capucine ; dimensions, cinq à six centimètres (Péron).
Habite l'Océan Atlantique équatoriai.
29, LA CARYBDÉE BITENTACULÉE, CARYBDEA BITENTACULATA.
Quoy et Gaim., 45£., pl. 25, fig. 4et5,et t. IV, p.295 : C.,minima, subcordiformi, limbodilatata, undulata; ore octies fimbrialo, tentaculis duobus , externis , longis. .
Ompbrelle subcordiforme, en chapiteau à sa partie supérieure, évasé et ondulé au limbe, découpé en huit franges ; couleur hyaline ou jaune rougeâtre doré ; tentacules verdâtres au milieu.
Habite en grande quantité la rade d’Amboine.
Elle est décrite par MM. Quoy et Gaimard ainsi qu’il suit: « Cette carybdée a une forme toute particulière, et mériterait de former une petite division dans ce genre. Son ombrelle est comme formé de deux
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parties ; la supérieure, cordiforme , en chapiteau ; l’inférieure, plus évasée, ondulée sur son limbe ; à leur jonction partent, en dehors, deux tentacules grêles , longs, rigides, recourbés en forme de cornes, lesquels paraïssent creux à leur intérieur. Ils pénétrent profondément dans la substance de l’ombrelle. Fa bouche assez large, profondément située , est découpée en huit franges : ce qui fait supposer que celle de l'espèce précédente devait avoir à peu près cette disposition.
« Les couleurs de la nôtre varient pour le fond, qui quelquefois est blanc , et le plus souvent d’un jaune rougeâtre doré ; les tentacules, rougeâtres à leur pointe, sont verdâtres dans le milieu.
« Ce zocphyte dont les mouvements sont parfois très-vifs, est représenté un peu grossi. On le trouve en grande quantité dans la rade d’Amboine. »
23, LA CARYBDÉE BICOLORE, CARYBDEA BICOLOR.
Quoy et Gaim., 454, pl. 25, fig. 1 à 3, t. IV, p. 293 : C. conica, pileiformi, basi dilatata, subtus cava, ferruginea, limbo sexdecies lobato; tentaculis crassis, brevibus, rubro punctalis.
Ombrelle conique, dilaté à sa base, creusé en dedans, de couleur ferrugineuse , découpé en seize languettes au bord, à tentacules courts, ponctués de rouge.
A été trouvée, en juillet, dans l’Océan Atlantique entre les îles du Cap-Vert et la côte d’Afrique.
MM. Quoy et Gaimard la décrivent en ces termes : « La partie supérieure de cette méduse forme un cône pointu, solide, subeartilagineux, terminé par sa base à une rainure circulaire, profonde, où commence le rebord de l’ombrelle proprement dit. Cette partie, de consistance moindre, s’élargissant en entonnoir, est découpée en seize languettes, qui, vues dans l’eau, ont une apparence triangulaire et foliacée , mais qui réellement se prolongent en une membrane mince, diaphane et subarrondie. Ces appendices sont creusés én dessus par une assez large rainure. De leur intervalle partent seize gros tentacules courts, obtus, ponctués de rougeâtre.
« L'intérieur offrait un large trou vide, sans apparence d'organes quelconques. Il faut supposer, malgré l’intégrité du zoophyte, qu’ils avaient été détruits. La paroi interne élaif couverte d’un enduit rubigineux si peu adhérent, qu’il s’enlevait au moindre contact. C’est à lui que l’animal doit sa couleur, et comme ses parois extérieures étaient blanches , il en résultait deux teintes bien distinctes. Au sommet se remarque un petit cul-de-sac d’un bleu très-foncé. L’épithète de rubigineux eût mieux convenu pour cette carybdée, si Péron ne nous eût appris que celle qu’il a décrite offrait le même caractère ; ce que n’ont pas indiqué ceux qui l’ont reproduite.
« Notre espèce, bien distincte de la sienne, qu’il à nommée péryphylle, a six pouces de hauteur, sans y comprendre les tentacules , qui
MÉDUSAIRES. 267 en ont trois. Elle a été trouvée, en juillet, dans l'Océan Atlantique, entre les îles du Cap-Vert et la côte d'Afrique.
« Le dessin au trait (fig. 3), indique la forme qu’elle prend en mourant. »
24, LA CARYBDÉE CAMPANELLE , CARYBDEA CAMPANELLA , Less., Prod., 23.
(PL. 4, fig. 6.)
. Ombrelle disposé en soucoupe, convexe en dessus, creux en dessous, à huit divisions profondes, saillantes, bifurquées et séparées par des espaces arrondis. Ges divisions supportent chacune une lame cordiforme , profondément échancrée ; deux longs tentacules grêles s’insèrent dans les échancrures des deux lames cordées des deux extrémités. La bouche est circulaire, garnie d’une cloison cruciée et de cils.
Habite les mers d’Afrique.
10e cenre. OBÉLIE, o8eLra, Péron.
Ombrelle orbiculaire, conique, submamelonné, ayant à son bord seize faux tentacules courts; une cavité inférieure presque plane , avec un orifice médian conduisant dans un sac stomacal quadrilobé.
Péron ( Méd., p. 45) caractérise ainsi ce genre, qui ne repose d’ailleurs que sur une fort mauvaise figure : « Quatre estomacs simples, un appendice conique au sommet de l’ombrelle. » Lamarck s'exprime ainsi : «Corps orbiculaire, transparent, sans pédoncule et sans bras. Des tentacules au pourtour de l’ombrelle ; un appendice à son sommet; quatre bouches. »