LA PANDÉE SAUTEUSE , PANDEA SALTATORIA , Less
Oceania saltaloria, Sars , Besch., p.25, pl. 4, fig. 10 : Disco conico-campanulato (superne paululum acuminato) k hyalino, cirris marginalibus longis pallide rubris; ventriculo cylindrico libero longitudinaliter striato; ore tubuloso longo extremitate quadrilobata.
Méduse campaniforme, hyaline, à sac stomacal ovalaire, allongé, communiquant par la base à une série de vaisseaux fins qui se rendent sur le pourtour de l’ombrelle. Sommet subaigu , tentacules au nombre de seize, très-longs , rouges ; bouche partant d’un tube implanté sur le sac stomacal et à quatre lobes arrondis; taille très-petite,
Habite les rivages de la Norwège.
2%e GENRE. BOUGAINVILLIE, BUGAINVILLIA.
Lesson, Zooph., p. 118 (1829), et Ann. des sc. nat. (1836). — Hippocrene, Mertens, Brandt, Acal., p.29 (1835), et Mém. Pétersb., L. IT, p. 392. — Forbes, Contrib. to the British Actinology, Ann. and Mag., 1841, p. 82.
Corps oviforme, arrondi en haut, tronqué en bas et largement ouvert; à enveloppe extérieure pellucide; à sorte de nucléus crucié interne , des branches duquel partent quatre ou huit petits prolongements vasculaires, aboutissant à quatre ou huit glandes marginales comme ciliées en houppe.
Mertens et Brandt caractérisent ainsi ce genre, que nous avions distingué dès 1829 : Proboscis basi brachiis quatuor dichotome ramosis (ostiolis instractis?) Tentacula in fasciculis quatuor marginalibus conspicua. Ventriculus appendicibus octo alternis minoribus. Canales seu vasa quatuor e majoribus ventriculi appendicibus in eminentiam parvam, cordatam transeuntia, e que
tentaculorum fasciculus exoritur.
ge LA BOUGAINVILLIE DES MALOUINES, BUGAINVILLIA MACLOVIANA.
Lesson, Zool. de la Coq., p. 118 (1829), et Ann. sc. nal., 1836 ; Prod., p. 45. — Hippocrene Bugainvillii, Brandt, Ac., 29 (1835) , et Mém. Pétersb., p. 393, pl. 20. — Cyanœa Bougainvillii, Less., Cog., pl. 14, fig. 3 (1827).— Hippocrene, Forbes, Ann. and Mag. of nat. hist., 1841, p. 82.
Ovoïde, blanc translucide, à nucléus crucié brun, à glandes marginales jaunes ponctuées de noir ; très-irritable.
Habite par milliers d'individus la baie de la Soledad aux îles Malouines , et se trouve aussi dans le détroit de Behring.
En 1829 nous avons décrit cette méduse en ces termes : Elle n’appartient pas au genre cyanée; nous en faisons le type d’un petit genre que nous nommerons bougainvillie, bougainvillia, en appliquant à l’espèce le nom trivial de macloviana.
MÉDUSAIRES. 291
Cet acaléphe est oviforme, arrondi en haut, tronqué et ouvert en bas. Son enveloppe extérieure consiste en une membrane transparente, pellucide, légère, parfaitement lisse. À l’intérieur apparaissent les ovaires disposés en croix simple , de couleur noire , mais granuleux et jaunes sur leur rebord, Quatre pelits vaisseaux blancs se rendent des sommets cruciés et descendent sur le rebord de l’ouverture qui est ovalaire, et munie , à égale distance les unes des autres , de quatre glandes triangulaires, saillantes , d’un jaune foncé ponctué de noir. Chacune de ces glandes est hérissée de petits filaments formant houppe, tous grêles, minces, simulant des cils, ei chacun d’eux partant d’un point noir ; une membrane mince forme l’enveloppe de la cavité intérieure.
Dans l’eau , la bougainvillie est nuageuse, vague ; hors de l’eau, sa consistance est mucilagineuse, molle, d’aspect hyalin, excepté les ovaires et les glandes , qui sont vivement colorés. L'ouverture est à parois très-contractiles ; aussi cette méduse est-elle pleine de vivacité, et contracte ou dilate sa tunique extérieure par des mouyemements aussi brusques que rapides.
Cette médusaire couvre parfois, tant elle est abondante , la surface de la mer dans la grande baie française dans l’île de la Soledad, l’une des Malouines. Le plus ordinairement on la rencontre au milieu des fucus pyriferes , qui encombrent les rivages. Son nom rappelle le fondateur de l’établissement des Français sur ces terres antarctiques.
Brandt ajoute : Corpus pisi magnitudine , hyalinum , eminentiis cordatis et ventriculis flavis aurantio notalis. Brachia annulala , fere arliculala.
Habitat in mari behringiano prope insulam Sancti Maltthei. Dans son Mémoire subséquent, ce zoologiste a publié cinq à six bons dessins de Mertens ( pl. 20 }.
M. Forbes l’a distinguée des deux espèces suivantes par ses appendices stomacaux aussi longs que le tube central du proboscis , au nombre de huit, dont quatre plus grands et quatre plus petits, jaunes avec du rouge au centre; quatre glandes tentaculifères, rouges et jaunes et l’omdbrelle subpileux ? 1] l’a dite de l'Océan Pacifique du Nord. Nous eroyons bien que notre espèce diffère de celle de Mertens, mais pour le moment nous n’osons pas opérer leur séparation.
1. LA BOUGAINVILLIE BRITANNIQUE , BUGAINVILLIA BRITANNICA, Less.
Hippocrene britannica , Forbes, Ann. and Mag.,1841, t. VIT, p. 84, pl.1, fig. 2, a.
Appendices stomacaux aussi longs que le proboscis, au nombre de quatre, égaux, jaunes ; glandes tentaculiféres au nombre de quatre, rouges et blanches, avec des tentacules blancs; ombreile lisse.
Habite le nord de l'Irlande et l’est de l'Écosse.
299 ACALEPHES.
52. LA BOUGAINVILLIE A HUIT POINTS, 8UGAINVILLIA OCTOPUNCTATA , Less. | Cytœis? octopunctata, Sars, Beskr., p. 28, pl. 6, fig. 14 : Disco conico campanu-
lato, margine punctis nigris 8, quorum singulum cirros marginales 3 longis-
Simos emittit. — Hippocrene octopunctata, Forbes, Ann. and Mug., 1841, t. VII, p. 84.
Les appendices stomacaux plus courts que le proboscis, au nombre
de quatre et inégaux; huit glandes tentaculiféres noires ; ombrelle lisse.
Habite les côtes de la Norwège.
25e GENRE. PROBOSCIDACTYLE, PROBOSCIDACTYLA.
Brandt, Prod., 28, et Mém. Pétersb., 390.
Ombrelle campanulé, bordé à son pourtour de tentacules nombreux. Appendices de l’estomac au nombre de quatre, lancéolés; pédoncule garni à son extrémité de divisions nombreuses, simples et oblongues.
Brandt caractérise ainsi ce genre : Proboscis apice brachüs numerosis, simplicibus, oblongis obsessa, disci margo tentaculis numerosis, uniserialis cinclus. Ventriculus appendicibus quatuor, lanceolatis.
583. LA PROBOSCIDACTYLE A CIRRHES JAUNES, PROBOSCIDACTYLA FLAVICIRRHATA:
Brandt, Ac., 28, et Mém. Pétersb., t. IX, p. 390, pl. 19.
Ombreïlle en cloche , hyalin, large de 6 lignes; tentacules jaunes, tres-courts ; quatre appendices vasculaires partant de l’estomac et se divisant en plusieurs rameaux sur le rebord du disque.
Habite le golfe de Saint-Pierre et Saint-Paul au Kamtschatka ; elle apparaît en octobre, et est rare.
Brandt la décrit ainsi : « Corpus campanulatum , hyalinum, diame- « tro circiter 1/2 pollicari; tentacula flavescentia , breviuscula ; vasa « quatuor e ventriculo prodeuntia, ante corporis marginem in ramos « plures divisa, quorum quivis ad unum tentaculum tendit. In portu « Sanctorum Petri et Pauli, oræ Camtschatiæ , octobre haud rara. »
Cette médusaire a un nucléus en forme de gourde, dont la partie rétrécie se termine par des suçoirs. Les quatre appendices de son sommet sont rerflés et terminés par quatre prolongements vasculiformes ; V’ombrelle est convexe, arrondi, bordé de points serrés, globuleux, donnant naissance chacun à un tentacule. Ceux-ci sont nombreux et assez courts ; ils sont jaunes, ainsi que le nucléus ; le corps esl hyalin. Mertens a laissé quatre bonnes figures de cette espèce.
MÉDUSAIRES. 293
96e GENRE. MÉLICERTON, MELIGERTUM, Oken.
Eschsch. (pars); melicerta, Péron (pars ).
Ombrelle en cloche ; largement ouvert en bas, avec un sac stomacal quadrilobé, formé par quatre piliers ciliés, ayant au centre un tube ouvert et à quatre lobes. Rebord de Pombrelle garni de cirrnes courts et réguliers, assez nombreux, et de huit cirrhes plus grands. :
Eschscholtz a réuni dans le genre d’Oken des méduses qui nous paraissent être assez dissemblables. C’est ainsi qu’il y place la medusa campanula de Fabricius, et la medusa campanulata de Chamisso, deux espèces qui appartiennent à notre genre clochette, campanella. Les mélicertes de Péron sont de véritables méduses proboscidées. Eschscholtz le définit ainsi: V’entriculus ore lobato ; canali quatuor ad internam disci faciem cirris obsiti. Cirri marginales plures diversæ magnitudinis.