IV. — CLASSE
Les Reptiles sont ovipares : les jeunes sortent de l'œuf après la ponte et au bout d'un temps qui varie avec les espèces; nous verrons qu'il v a exception chez certaines formes.
La protection de la peau est assurée sur le corps par une couche cornée plus ou moins épaisse appartenant à l'épiderme et divisée en plaques qui peuvent être fines (Lézard), très épaisses (Crocodile), ou très larges (Tortue). La collaboration du derme existe chez les Crocodiliens sous forme d'os dermiques, et plus encore dans la carapace des Tortues. Sur toute l'étendue des pattes, ces plaques ressemblent à des écailles imbriquées ; il en est de même sur le corps entier des Serpents ; mais ici les plaques sont formées par l'épaississement de l'épiderme.
Le squelette est presque toujours complètement ossifié On voit apparaître parmi les vertèbres cervicales des Reptiles l’atlas et l’axis. Sauf chez les Serpents et quelques Lézards, qui en sont privés, les membres sont au nombre de quatre, généralement avec cinq doigts. Les Reptiles ne marchent pas, ils rampent: de là leur nom. En effet, la face ventrale de leur corps ne cesse guère de toucher le sol, même lorsqu'ils se déplacent sous l'effort de leurs membres, car ceux-ci sont très courts et rejetés sur les côtés du corps.
Le système nerveux est également simplifié; la surface du cerveau est lisse et le cervelet très petit. L'œil des Lézards et des Tortues est caractérisé par un anneau osseux. Il existe à la partie supérieure du crâne des Lézards un trou dit pinéal (fig. 784) contenant une glande pinéale; cette glande présente exactement la structure d'un œil et on la considère comme un œil impair antérieur aux yeux latéraux actuels, et dégénéré. Chez les autres Reptiles, on retrouve cet organe encore plus atrophié sous le nom d'épiphyse pinéale, et la trace en existe chez tous les Vertébrés.
L'appareil digestif montre chez les Crocodiliens et chez les Tortues un estomac à peine plus dilaté que l'œsophage; l'intestin, très court, aboutit à un cloaque. Exception faite pour les Tortues, qui n'en ont pas, les dents sont nombreuses, mais elles ne sont pas faites pour mastiquer; elles retiennent seulement les aliments dans la bouche.
La respiration est essentiellement pulmonaire, mais les poumons sont petits et très simples, ne comportant qu un petit nombre d’alvéoles : ils sont ainsi en rapport avec la faible intensité de la respiration.
Comme chez les Poissons et les Batraciens, la température des Reptiles est variable, c'est-à-dire subordonnée à celle du milieu ambiant. Le cœur n'est divisé en quatre cavités que chez les Crocodiliens; chez les autres Reptiles, les deux oreillettes sont normales, mais la cloison qui sépare les ventricules est incomplète(fig./785 et 786).
es Reptiles sont ovipares; mais chez quelques rares espèces les œufs peuvent achever leur développement dans l'oviducte et les jeunes naissent immédiatement avant la ponte : ces espèces
Fig. 784 — Œil pinéal du Lézard ocellé; coupe du crâne et détail de l'œil pinéal (d'après R. Perrier).
À, Voûte du crâne ; B, Cerveau ; C, Œil pinéal; D, Cristallin; E, Rétine ; F, Nerf épiphysaire.
GIE CENT PHYSIGNATHUS LESUEURI.