‹ Histoire naturelle illustrée; les animaux, les invertébrésChapitre 16 sur 260 · EMBRANCHEMENT DES CŒLENTÉRÉS · texte numérisé non relu

EMBRANCHEMENT DES CŒLENTÉRÉS

Les Cœlentérés constituent l’une des plus grandes classes du règne animal. Répandus dans toutes les mers, quelques-uns même dans l’eau douce, ils sont très remarquables par l'élégance et la beauté de leurs formes et de leurs colorations : ce sont les fleurs de l'Océan.

Ces êtres sont très compliqués : pourtant le naturaliste ramène facilement leur organisation à un type fondamental très simple, mais très malléable, dont les multiples transformations, sans changer les traits importants du plan primitif, modifient cependant son aspect à un tel point qu’il n’est pas toujours facile de le retrouver. Il semble, en effet, qu'entre une Méduse, une branche de Corail ou un bloc de Madrépores, il n'y a rien de commun; ce sont là cependant des cousins germains dont l'ancêtre commun est un type bien connu des zoologistes.

On peut se représenter le Cœlentéré fondamental comme un simple sac à double paroi, percé d’un orifice dont la fonction principale est d'être une bouche, mais qui sert aussi à l'expulsion des déchets et des œufs. Une couronne de tentacules mobiles entoure cet orifice ; ils servent soit à la capture des aliments, soit à la défense de l'animal. La peau qui recouvre ce corps est fort sensible et pourvue de petites cellules urticantes dont il sera question plus loin ; la muqueuse interne tapisse toute la cavité du sac et sert à digérer les aliments. Entre la peau et la muqueuse, une mince membrane hyaline forme un feuillet délicat et transparent. Voilà tout ce qu'il faut pour constituer un Cœlentéré ; il est vraiment étonnant de voir comment la nature, avec une matière plastique si rudimentaire, qui paraît prêter si peu aux variations, a pu modeler tant de formes compliquées, élégantes, adaptées aux genres de vie les plus différents, sous toutes les latitudes, à la surface des eaux, comme dans leurs plus grandes profondeurs.

Nous allons voir rapidement les formes les plus caractéristiques de ces êtres, en commençant par les plus simples.

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