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Fig. 60, — Schéma du Polype d'Hydraire.
À, Vue extérieure du polype ; B, Coupe en long passant par un tentacule; C, Coupe d’un polype bourgeonnant.
Si l’on examine, à la belle saison, les plantes aquatiques des étangs et des mares, on voit de petits corps flexibles, verts ou jaunâtres, fixés par une espèce de ventouse sur les tiges de ces plantes ou sous le disque des lentilles d’eau. Ils n'ont guère plus de 5 millimètres de long, mais il en part de longs tentacules très grêles, transparents, ondulants et contractiles que l'on voit happer de temps à autre les petits objets qui passent à leur portée. Ce sont des Hydres d’eau douce. On en connaît trois espèces : une grise, une verte, une Jaune (Hydra grisea, H. viridis, H. fusca).
En hiver, elles se ratatinent et passent cette mauvaise saison à l'abri dans la vase. Quand on les détache de leur support, elles rampent sur le sol comme des chenilles. Elles sont assez transparentes pour qu on puisse voir ce qui se passe à l'intérieur.
Leur corps se compose d’une sorte de cylindre creux, fermé à un bout sur lequel il repose, percé à l’autre par une petite bouche autour de laquelle se trouve une couronne de six à douze tentacules creux.
Parmi les cellules de la peau s’en trouvent quelques-unes fort intéressantes, tout à fait caractéristiques des Cœælentérés. Ce sont les nématocystes (fig. 62).
Que l'on se figure un petit sac prolongé par un fil creux, remplis tous les deux par un venin très actif. C’est quelque chose comme une poire de caoutchouc pleine de liquide dont le bout communiquerait avec un long tube de la même matière. Au repos, le fil est roulé en spirale autour de la poire et le tout est enfermé dans une des cellules de la peau. Sous l'influence d’une légère excitation, le protoplasma de la cellule se contracte, comprime la poire, fait dérouler le fil spiralé, et le petit appareil est lancé au loin à la rencontre de l'ennemi qu'il
: s'agit de repousser ou de la proie qu'il faut attaquer; au contact de la proie, le venin sort du réservoir et la paralyse instantanément.
Presque toujours, ces nématocystes sont groupés en véritables batteries, par exemple, sur les tentacules. Ils peuvent être si nombreux et si actifs qu'ils déterminent sur la peau des personnes qui touchent ces animaux
de véritables brûlures : c’est P ainsi quen maniant des Ané-
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