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Fig. 114, — Hermione (d'après Milne-Edwards).
CI, E. Soullier,
Nereis rampant sur le sable.
(réduit de 1/3), Milne-Edwards|.
Certains d’entre eux peuvent atteindre 3 mètres de long, mais c’est là une taille très exceptionnelle; inversement il y en a de tout petits, presque microscopiques, et d’autres de taille moyenne.
es anneaux qui les constituent portent sur les côtés un mamelon, généralement double, dans lequel est planté un bouquet de soies raides, aux formes variées, souvent piquantes, servant à la locomotion, et des appendices mous qui peuvent être des cirrhes ou des branchies. | peut arriver que sur chaque mamelon il y ait une sorte de lame plate que l’on nomme élytre. La tête est souvent pourvue d'antennes, de palpes, de dents chitineuses.
L'appareil digestif se compose d’un intestin qui s'étend d’un bout à l’autre du corps et débute souvent par une trompe armée de dents que l’animal projette sur les proies qu’il cherche à attraper. Dans le corps on trouve des vaisseaux contenant un sang coloré misen mouvement par les contractions d’un vaisseau jouant le rôle de cœur.
La reproduction sexuée se fait au moyen d'organes très simples; les œufs produisent des larves nageuses. Quelquefois il y a une reproduction asexuée qui peut être réduite à une division de l'animal en deux moitiés, ou bien se compliquer par suite de la formation de bourgeons qui, se détachant, constituent de nouveaux animaux.
Les Annélides errants sont ceux qui se rapprochent le plus du type décrit. Ils sont le plus souvent enfouis dans le sable ou se cachent entre les pierres,
Philiodose parmi les algues, mais ils sont libres de sortir de leur Pürett; retraite; ils ont des appendices locomoteurs bien dé-
veloppés. Les Aphroditiens (fig. 108) ont souvent le corps couvert de soies irisées qui leur donnent un aspect métallique très brillant; ils peuvent avoir 15 centimètres de long et possèdent sur le dos des élytres cachées dans un feutrage de longs poils; on les connaît sur nos côtes sous le nom de Souris de mer (Aphrodite aculeata). Les Polynoe (fig. 107) présentent des élytres imbriquées, de même que les Phyllodoce (fig. 113) etles Hermione (fig. 114), qui sont très longues. Dans le sable des plages abondent les Nereis et les Nephthys (fig. 112) dont les soies sont nombreuses et que les pêcheurs recherchent, sous le nom de gravette, pour amoïcer leurs lignes.
Les Polydora ciliata creusent les pierres les plus dures d’innombrables galeries.
Les Annélides sédentaires vivent dans des trous qu'ils se creusent dans le sol ou dans des tubes à consistance glaireuse, parcheminée, calcaire, qu'ils sécrètent ; ils n'en sortent jamais, et c'est seulement leur tête qui dépasse l’orifice du tube. C'est sur cette tête que sont concentrés les appareils respiratoires et les organes des sens.
L’Arénicole des pêcheurs vit dans la vase: son gros corps rouge brun est pourvu de branchies dans la région antérieure; les pêcheurs en récoltent de grandes quantités en bêchant les plages.
Les Spirographes habitent un tube qui a la consistance du caoutchouc; ils ont un magnifique panache branchial, qu'ils peuvent étalerou fermeret rentrer dans leur tube; les belles couleurs du panache en font les plus jolies Annélides de nos côtes.
Citons encore les Serpules
(fig. 116) et les Protules, qui
[d'après
Pierre trouée par Polydora ciliata.
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