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\S SE | Fig. 394. — Pterochroza.
longues antennes, au corps trapu enveloppé sous les élytres courbés. Les femelles ont un appareil de ponte qui ressemble assez à celui des Locustes. On y compte un bon nombre de formes sans ailes. Les jambes antérieures portent des tympans. L'appareil musical, dont tout le monde connaît le bruit pour l'avoir entendu dans les maisons (Gryllus domesticus) ou dans la campagne (Gryllus campestris), consiste dans des stries du bord des élytres qui se frottent rapidement. Les Grillons champêtres omnivores habitent un terrier qu'ils creusent dans les terrains chauds où ils se cachent et où les femelles pondent. Le Grillon domestique, plus petit et de couleur grisâtre, se cache dans les coins chauds, dans le voisinage du foyer, et on le trouve très fréquemment chez les boulangers. Il se nourrit de
débris de toutes sortes.
Une division spéciale est réservée à un Insecte fort commun dans nos jardins, la Taupe-Grillon ou Courtilière (Gryllotalpa vulgaris). Ses pattes sont transformées en un appareil trapu destiné à fouir la terre. Son gros corps brun poilu, cylindrique, peut atteindre 5 cent. ; ses élytres sont courts, ses ailes longues. La Courtilière circule sous terre la nuit, coupant avec ses solides mandibudes toutes les racines, bulbes, tubercules. Comme compensation elle massacre les vers et les Insectes qu'elle rencontre; c'est donc un être à la fois carnassier et végétarien. La femelle pond deux cents à quatre cents œufs, après avoir enduit la voûte de son terrier d'une sécrétion imperméable: les jeunes larves sortent dans le nid, où la mère les nourrit; à la fin de l’automne elles ont subi trois mues, quittent le nid et se creusent un terrier dans un endroit chaud, par exemple dans le voisinage des tas de fumier, pour y passer l'hiver; ellessontadultes l'été suivant. =
. — Dectique.
Fig. 398 Grillon champêtre (mâle).
Fig. 399.
Grillon domestique (femelle),
Plantation du Nopal de Castilla pour l'élevage de la Cochenille (Mexique).
CÉSSEENMPRERES
Les Hémiptères sont appelés aussi les Rhynchotes, pour indiquer que leurs pièces buccales sont transformées en un bec servant à piquer et à sucer. Le nom d'Hémiptère signifie que chez la plupart d’entre eux la paire supérieure d’aile étant à moitié cornée, à moitié membraneuse, n est en quelque sorte qu une demi-aile (Hétéroptères) : mais ce cas n'est pas général, car il y a des Hémiptères dont les quatre ailes sont membraneuses (Homoptères), et d’autres qui n'en ont plus du tout. Les jeunes larves ressemblent à leurs parents, moins les ailes, qui n'apparaissent qu'aux dernières mues.
Chez divers Hémiptères, notamment chez les Pucerons, nous constatons le phénomène de la parthénogénèse, qui consiste en ce que des jeunes naissent sans fécondation, et cela pendant plusieurs générations successives.
Quelques exemples vulgaires feront entrevoir l'aspect général des Insectes qui composent cet ordre : les Punaises des bois et des lits, les Cigales, les Hydromètres qui courent sur l’eau, les Nèpes nageuses, les Pucerons, les Cochenilles, les Poux.
Chez tous ces animaux, la bouche se compose d'un étui, le rostre, transformation de la lèvre inférieure, qui contient quatre tiges piquantes, les mâchoires et les mandibules transformées en stylets barbelés: le labre sert seulement à fermer le haut de l’étui.
À l’état de repos, le rostre est couché sous le thorax de l’insecte: quand il veut s’en servir, il le redresse perpendiculairement sous sa tête, palpe l'endroit à piquer avec les poils sensibles qui garnissent le bout de son outil, envoie probablement une goutte de salive au point choisi, puis les soies piquantes entrent en jeu et perforent le tissu. Une aspiration fait ensuite monter le liquide de la plaie dans la trompe à cavité capillaire.
À l’autre extrémité du corps on trouve, chez de nombreux Hémiptères, une tarière tranchante destinée à faire des fentes dans l'écorce des plantes pour y glisser les œufs.
Beaucoup d'Hémiptères sécrètent des matières odorantes, quelquefois agréables, le plus souvent désagréables ; chacun connaît l'odeur des Punaises.
D'une façon générale ces glandes odorantes sont surtout bien développées chez les herbivores.
Les Hémiptères sont extrêmement importants au point de vue économique, car ils renferment une foule d'animaux causant de graves dégâts à l’agriculture; il suffira de citer les Pucerons et en particulier le Phylloxera.
Des vestiges d'Hémiptères ont été trouvés dans le terrain Permien et dans le Carboni-
Fig. 401.
Phyllomorpha alsirica.
fère ; ils sont plus abondants dans les terrains secondaires. On subdivise les Hémiptères en Homoptères, quand ils ont les quatre ailes semblables, et en Hétéroptères, quand les deux ailes antérieures sont transformées en demi-élytres. Il faut y ajouter les Anoploures, qui sont des parasites sans ailes.
HÉTÉROPTÈRES. — Ces animaux ont un rostre qui part du front. On les subdivise en deux sections : les Géocorises, qui sont les Punaises terrestres, et les Hydrocorises, qui sont les Pine d’ eau.
Les Géocorises sont caractérisées par de longues antennes mobiles. Elles comprennent un certain nombre de familles; nous nous bornerons à signaler les plus intéressantes.
Pentatomides. — Ce sont les Punaises des bois. Elles sont caractérisées par un écusson, sorte de pièce polygonale intercalée entre les deux élytres, et souvent très développée, au point de masquer une grande partie de l'abdomen. Le rostre est formé de quatre segments; les articles des tarses sont pourvus de brosses en dessous. Ces insectes sont courts et larges, le plus souvent aplatis: leur large thorax leur donne un aspect très spécial, d'autant plus que la tête est enfoncée dans une échancrure qu'il porte en avant; les antennes ont cinq articles.
Les Punaises Pentatomes sont des insectes herbivores. Beaucoup ont de très jolies couleurs, rouges, vertes, brunes, se conformant le plus souvent à celle des plantes sur lesquelles elles vivent
Certaines espèces sont tout à fait remarquables par la variété de leurs appendices, de leurs épines, qui servent probablement à les dissimuler sur les écorces ou les graines des plantes.
À l'approche de l'hiver, ces Insectes se cachent sous les écorces où dans les maisons, dans les greniers; ils y restent engourdis jusqu'au printemps. Ils pondent des œufs qui s’ouvrent par un petit couvercle que la larve soulève; elle n'atteint qu'en automne, après plusieurs mues, son état adulte.
Les Pentatomes sont les plus riches en espèces de tous les Hétéroptères; on en compte entre 4 000 et 5 000.
Le genre Pentatoma (fig. 400) renferme plusieurs espèces communes dans nos pays: ce sont les Punaises
des bois et des jardins. Le Pentatoma ornata, dont le corps est marbré de dessins rouges et noirs, vit sur les
Fig. 402.
Carcinocoris Fig. 403. Fig. 404, Castetsi, Philonthochila. Ptilocerus fuscus.
PRSRARPEROPODES 117
choux, où il fait des dégâts importants: il en est de même du Pentatoma oleracea, de couleur vert bleu à taches rouges, et du P. ligata, qui fait de graves dégâts dans les arbres à coton du Mexique. Dans un genre voisin, le Blissus leucopterus fait des dégâts dans le blé.
Les Coréides ont un écusson bien plus court que les Pentatomes et des antennes à quatre articles; souvent elles portent des appendices très bizarres sur leurs pattes postérieures, qui les font ressembler à des feuilles. La plupart d’entre elles atteignent de grandes dimensions et vivent dans les pays chauds.
Pyrrhocorides. — Ce sont des Insectes connus de tous par leur représentant vulgaire, Pvrrhocoris apterus (fig. 406), qui vit en grandes compagnies sur les troncs d'arbres, principalement les ormeaux, sur les vieilles murailles. Les dessins noirs qu'il porte sur son dos rouge le font ressembler à un violon, d'où le nom vulgaire qu'on lui donne souvent. Il est remarquable par ce fait que tantôt ses ailes sont bien développées, tantôt complètement atrophiées, avec des états intermédiaires; cela dépend des années, des localités, sans que en l’on connaisse la raison exacte, Les Jeunes larves, entièrement rouges, n'acquièrent que plus tard les dessins noirs de l'adulte; de même elles perdent à cette époque l'odeur de punaise qu'elles possédaient pendant leur jeune âge.
Les Tingides, dont les ailes sont bordées d’une dentelle transparente, nous intéressent surtout en raison des dégâts que l’une de leurs espèces, connue sous le nom de Tigre du poirier (fig. 407), cause sur ces arbres. Il n’a guère plus de 3 millimètres de long: il est grisâtre, plat, et couvert de dessins bruns en mosaïque.
Les Acanthides sont tristement célèbres, grâce à la Punaise des lits (Cimex lectularius); ces Insectes, de couleur brun froncé, ont une grosse tête, un thorax large, un gros abdomen rond et plat, des ailes atrophiées, et leur rostre à trois articles est logé dans une sorte de rainure placée sous la tête et le thorax (fig. 409 et 410).
| n'y a guère qu’une douzaine d'espèces dans cette famille. La Punaise des lits est malheureusement un [nsecte très prolifique, dont les générations se succèdent tant qu'il fait suffisamment chaud; en hiver, les Punaises s’engourdissent, tapies dans les fentes des meubles, des murs, les tentures, les parquets, jusque dans les bateaux et dans les wagons de chemins de fer. Elles pondent aussi dans les plus petites fentes : aussi leurs œufs sont-ils très difficiles à atteindre; la femelle en dépose généralement une cinquantaine à la fois, et les jeunes larves qui en sortent mettent environ un an à évoluer jusqu'à la forme adulte,
Ces animaux sont lucifuges. Mais ce n’est pas seulement à l’homme que les Punaises s'attaquent : on les a trouvées dans les nids des oiseaux, dans les poulaillers, les colombiers ; on a créé des espèces spéciales pour ces divers parasites. Mais elles ont elles-mêmes, sans
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(EE
Fig. 406.
Tigre du poirier.
Fig. 408. — Reduvius personatus et sa larve.
Œufs de Pentaloma ligata.
Quelques-uns éclos (d'après Morrill).
Fig. 409. — Punaise des lits, faces dorsale et ventrale de la femelle,
Fig. 410, — Punaise des lits, larve, faces ventrale et dorsale (d’ap. Marlatt).
À, Œuf,
compter l'homme, de sérieux ennemis : les Ré- | duves et surtout les Blattes en font un grand | carnage.
Il est extrêmement difficile de se débarrasser de ces insupportables et malodorants parasites.
Les punaises sont des Insectes dangereux ; elles vivent dans des milieux pleins de débris pathogènes, dans les détritus d'hôpitaux ou dans des maisons sales, ayant contenu des malades contagieux, et disséminent la tuberculose, la peste et la fièvre récurrente; cette dernière est causée par un Spirochète que transportent les Punaises.
Réduvides. — Ce sont des Punaises au corps très allongé, ayant une courte trompe recourbée sous la tête pendant le repos. Quelquefois les pattes antérieures sont disposées, comme celles de la Mante religieuse, pour saisir des proies. Les Réduves sont extrêmement variables de couleur et d'ornementation. Dans nos pays, l'espèce la plus commune est le Reduvius
personatus (fig. 408), que l’on trouve souvent dans les maisons, où il fait la chasse à la Punaise des lits; l’adulte, et surtout la larve, se couvre le corps de grains de poussière et de petits débris qui le masquent complètement. La piqûre de cet Insecte cause une vive douleur.
Les punaises du genre Salda (fig. 413), qui vivent au voisinage de l'eau, sur les bords de la mer et des étangs, sont très carnassières et font le passage à la famille suivante.
Hydrométrides.— Voici une singulière famille, dont les membres se promènent à la surface de l’eau douce: ils y courent avec rapidité et sont fort difficiles à capturer. Ils n'ont généralement pas d'ailes ou bien elles sont rudimentaires. On y trouve l'unique représentant des Insectes franchement marins, l'Halobates (fig. 414), que l'on capture dans la mer des Sargasses, à plusieurs milliers de kilomètres au large de toute terre. Il déambule sur l’eau, allant d'une touffe à l’autre de ces algues flottantes; il n’a pas d'ailes, son abdomen est très court, et la femelle porte ses œufs attachés sur son corps. Quelques autres espèces sont intéressantes à d’autres points de vue; le singulier Rheumatobathes a des antennes préhensibles en forme de crochets; c'est vraisemblablement le seul Insecte qui jouisse de cette particularité.
Parmi les espèces communes, signalons l'Hydromètre des marais (H. paludum) et le Lymnobates stagnorum, qui marchent sur nos ruisseaux et étangs. La Vélie des ruisseaux (fig. 416) agit de même.
Ces Hydrométrides font, en quelque sorte, le passage à la section des Hydrocorises; ces dernières
Fig, 405, Blissus leucopterus.
Fig. 412.
Fig. 411. Pæcilocoris Hardwickr.
Fig. 413, — Salde, Fig. 414 — Halobate.
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Hydrometres à la surface de l'eau.
sont en effet des Insectes purement aquatiques, vivant dans l’eau, tandis que les Hydrométrides vivent sur l’eau, mais n'y plongent jamais.
Les HYDROCORISES sont des Insectes aquatiques, qui semblent dépourvus d'antennes, mais qui, cependant, en ont une paire recourbée sous la tête ou cachée dans une petite cavité, près des yeux. Ce sont des Insectes carnassiers, aux couleurs ternes qui, pendant l'hiver, se terrent engourdis dans la vase.
Népides. — Chacun connaît les Nèpes, ou Scorpions d’eau, qui nagent et circulent dans les mares, en tenant devant elles leurs deux pattes antérieures crochues, ouvertes comme une pince, À l'extrémité de leur abdomen se trouve un siphon, sorte de tube qui permet à l'air d'arriver jusqu'à leurs orifices respiratoires sans que l'Insecte vienne à la surface de l'eau. La Ranâtre (Ranatra linearis) passe pour venimeuse.
Les Notonectides sont mare tables par la rapidité avec laquelle elles nagent sur le dos, en ramant au moyen de leurs pattes postérieures, bordées de poils; leur corps aussi est velu pour permettre à l'air 2 se maintenir dans cette fourrure et d'assurer la provision respiratoire de ces plongeurs émérites. Un genre de cette famille, Corisa, est utilisé d’une façon assez surprenante au Mexique et en Égypte; ces Punaises d'eau pondent de grandes quantités d'œufs sur les plantes aquatiques; on les récolte, on les sèche, on les broie pour en faire une sorte de farine servant à fabriquer des gâteaux. Les Insectes adultes sont aussi mangés et on s’en sert encore pour nourrir les oiseaux. Le Belostoma grande (fig. 419) dépasse 10 centimètres.
HOMoPTÈRES. — Ceux des Hémiptères dont les quatre ailes sont semblables et membraneuses portent le nom d'Homoptères. Selon que leurs tarses possèdent un, deux ou trois segments, on les divise en Monomères, Dimères ou Trimères. Les deux premières divisions correspondent à de petits Insectes, tels les Pucerons, parasites des plantes ; la troisième est au contraire composée de grands Insectes dont le type est la Cigale.
Cicadides. — Les Cigales (fig. 417) ont une grosse tête; des ailes membraneuses à grosses nervures nettes leur donnent une raideur et une apparence de sécheresse caractérisées. Ce sont des animaux des pays chauds, mais plusieurs espèces vivent le midi de la France. Les Cigales sont remarquables par la longue durée de leurs phases larvaires, qui se passent sous terre; une espèce américaine, la Cicada septemdecim (fig. 420), passe dix-sept années, d'où son nom, à ronger les racines des plantes, avant de devenir adulte et ailée; on ne connaît aucun autre Insecte ayant une vie totale aussi longue.
Nous emvruntons à J. Fabre quelques indications relatives aux Cigales. Ces Insectes commencent à se montrer dans les endroits arides et ensoleillés, au commencement de l'été. La larve sort de terre, où elle a passé quatre années, dans une sorte de retraite cylindrique enduite d’une couche de ciment. Elle à vécu en piquant les racines des plantes rencontrées le long de sa galerie et en pompant leur sève. Lorsque la larve est prête à prendre sa forme adulte, elle grimpe le long d'un tronc d'arbre, s'y cramponne, puis la peau de son thorax se fend en long et |’ Le adulte sort encore humide, de couleur vert clair, mais au bout de quelques heures il brunit, durcit, et la Cigale s'envole. Les Cigales sont pourvues d'un SDpareil musical très compliqué, que l'on retrouve à des degrés divers de perfectionnement dans les diverses espèces de ce genre ; maislesmâles seulsen sontpourvus et les femelles sont muettes.
Les Cigales communes déposent leurs œufs dans l'écorce de divers arbustes ou dans la moelle de plantes herbacées, telles que les tiges d'Asphodèles. La femelle, à l’aide de sa tarière, perce un trou, y glisse ses œufs, au nombre de
Nèpes nageant.
Fig. 415. — Ranatra lineartis.
Notonecte nageant,.
six à quinze, puis monte de quelques millimètres plus haut, recommence l'opération et ainsi de suite : Fabre a observé de trente à quarante loges consécutives, contenant de trois cents à quatre cents œuls.
| a aussi remarqué, après Réaumur, qu'un tout petit moucheron suit la cigale et, à mesure qu'elle retire sa tarière de la fente, y introduit la sienne et dépose un œuf : la larve qui en sortira dévorera les œufs de la cigale, dont la plupart sont ainsi détruits. Dans le voisinage des Cicadides, citons encore les Tettigonies (fig. 418).
Fulgorides. — Le Fulgore porte- -lanterne est un gros Insecte qui passe pour lumineux grâce à l'énorme prolongement, semblable à un cierge, qui surmonte sa tête. Mais ce pouvoir photogénique est assez douteux. Certains de ces Insectes sécrètent une quantité de. cire que l’on utilise en Chine pour l'éclairage. Divers genres de cette famille ont des formes étranges (Hotinus) | (fig. 421].
Cercopides ou Cicadellides.— Nous indiquerons seulement quelques formes intéressantes : les Membracis (fig. 422), les Œda (fig. 423). L’Aphrophora spumaria, qui abonde dans nos pays, est remarquable par la propriété dont elle Jouit, de sécréter des bulles d'air enfermées dans un liquide gluant, au milieu duquel elle se cache; cette singulière sécrétion ressemble à un crachat que l'on connaît sous le nom de Crachat de Coucou.
Nous arrivons maintenant à la section des Dimères.
Les Psyllides (fig. 424) sont de minuscules Insectes aux ailes transparentes, qui rappellent un peu les Cigales, mais qui établissent la transition entre elles et les Pucerons. Ces petits animaux sautent sur les plantes et certains sont remarquables par la propriété dont ils jouissent de changer de couleur selon leur âge, leur nourriture, le climat, la saison. Dans nos climats, la Psylle du poirier (Psylla pyricola) (fig. KÉr pique et déforme les feuilles de cet arbre.
Les Aphides. — Ce sont les Pucerons. Ces Insectes minuscules portent quatre ailes membraneuses transparentes et délicates ; ils sont parfois aptères. On remarque souvent sur l'abdomen deux tübes dressés, les cornicules ou siphons, sécrétant un liquide spécial, probablement sucré, très recherché par les Fourmis. Sous la tête et le thorax s ‘étale un Eh stylet à trois segments qui se redresse quand l'animal le pique dans les végétaux.
Ces Insectes, extrêmement prolifiques, se reproduisent tantôt par vole sexuée, tantôt par parthénogénèse, c'est-à-dire sans fécondation. Les jeunes, nés ainsi de femelles non fécondées, grandissent vite et en quelques jours sont aptes à remplir le même rôle: aussi le nombre des individus croît-il avec une extrême rapidité. AE un certain nombre de générations, des mâles apparaissent ; ils fécondent alors les femelles et celles-ci produisent une génération de jeunes, diflérents des précédents. Quelques exemples feront mieux comprendre ces phénomènes compliqués. Le thème général est le suivant :
à l'automne, une femelle fé.
condée pond un œuf à paroi solide, dit œuf d'hiver, caché sous quelque écorce, à l'abri des intempéries. Il éclôt au prin-
Fig 416, — Velia currens.
Fig. 418.
Tettisonia.
Fig. 419, Bélostome.
temps et il en sort une femelle sans ailes qui se met, sans avoir été fécondée, à produire des jeunes (non des œufs, car elles sont vivipares). Ces jeunes sont des femelles qui recommencent la même production dès qu'elles sont adultes, c'est-à-dire en quelques jours, et ainsi de suite pendant toute la belle saison. À l'automne, les jeunes sont sexués ; il y a des mâles et des femelles ailés, qui s'envolent, s’accouplent; la femelle pond les œufs d'hiver, et le cycle recommence.
Tous les pucerons vivent sur les plantes ; ils en sucent la sève.
Très souvent leur piqûre détermine une modification dans la plante, soit parce que les feuilles se recroquevillent autour des points attaqués, soit parce qu'une prolifération des tissus détermine une galle ou tumeur végétale qui se produit le plus souvent sur le limbe ou le pétiole des feuilles.
Étant donnée la rapidité avec laquelle les jeunes Pucerons sont aptes à se reproduire, il en résulte un nombre élevé de générations successives, provenant de la même mère, en une année. Ils deviendraient bientôt tellement nombreux qu'ils auraient dévoré tout ce qu'il y a de plantes sur le sol, si leur essor n'était arrêté par leurs innombrables ennemis: une foule d’autres Insectes, les Coccinelles, par exemple, en font un massacre formidable.
Le puceron lanigère du pommier (Schizoneura lanigera) [fig. 426 | tue lentement l'arbre en y déterminant, par ses piqûres, des fentes et des excroissances qui arrêtent sa sève. Au printemps, ce parasite a la forme de petits grains bleus, femelles sans ail:s qui renferment des jeunes ; au bout de 23 jours, ceux-c1 sont déjà aptes à se reproduire; à mesure que la saison devient plus chaude, les générations se succèdent en 20, 18, 15, 12 jours, ce qui donne une quinzaine de générations pendant la belle saison. Une seule femelle donne cinquante à soixante jeunes; on a ainsi une idée du nombre fabuleux de Pucerons qui se trouvent à la quinzième génération. Au mois de juin, quelques femelles interrompent leur ponte et commencent à bourgeonner quatre petites ailes: après trois mues elles ont un corps brun avec des ailes blanches opalines: elles ne peuvent se nourrir; elles s'envolent pondre sur d'autres pommiers de petits mâles et de grosses femelles. Ces jeunes sexués n'ont ni ailes ni bouche: ils s’accouplent dans les crevasses des arbres, et la femelle pond un seul gros œuf, qu'elle entoure de filaments laineux: il passe l'hiver dans cet abri et éclôt en mars ; le cycle alors recommence.
Le puceron du pêcher (Aphis persicæ) se fixe sur les feuilles et sa piqûre détermine une torsion, un boursouflement que l'on appelle la Cloque:;
Fig. 417, — Cigale.
a, Nymphe; b, Organe musical; €, Insecte parfait.
Fig. 422, — Membracis.
Fig. 425, Psylla pyricola.
Fig. 423. — Œda.
Fig. 420. — Tibicen septemdecim.
Adulte volant et de profil (d'après Marlatt).
A, Peau de la pupe.
Fig. 421. — Hotinus Delessertr.
souvent un champignon parasite profite de ces piqûres de pucerons pour pénétrer dans les feuilles.
À peu près tous les arbres fruitiers ont leur puceron particulier. Il en est de même des plantes potagères (chou, oseille, artichaut), des céréales (maïs, blé), des rosiers. Souvent, surtout chez les arbres forestiers, se voicnt des galles aux formes bizarres, que les pucerons déterminent sur les feuilles. Telle est la galle de l’ormeau, produite par le Schizoneura lanuginosa.
La seconde section des pucerons est celle des Chermésides, qui s'attaquent plus particulièrement aux écorces des plantes. Parmi eux, nous trouvons le tristement célèbre Phylloxera vastatrix (fig. 428), dont nous allons résumer l’histoire excessivement compliquée, en raison des formes différentes que le parasite revêt. On le trouve à l’état de : 1° gallicole ; 29 radicicole; 32 ailé; 4° sexué. Voici, sommairement résumé, le cycle de son évolution.
Ses œufs d'hiver, qui ont trois dixièmes de millimètre de long, sont fixés sous l'écorce des ceps de vigne; en avril ils donnent naissance à des femelles aptères dont les unes montent aux feuilles, les autres descendent aux racines. Les premières ou gallicoles piquent la face supérieure des feuilles, ce qui détermine une boursouflure ou galle, dans laquelle l’Insecte pond de 500 à 600 œufs en trois semaines : huit jours après la ponte, ces œufs donnent des jeunes qui sortent de la galle et vont sur les feuilles voisines produire le même dégât: cela va ainsi jusqu en septembre. Aux premiers froids, les jeunes quittent les feuilles et descendent aux racines pour hiverner: ils sont donc devenus radicicoles. Mais nous avons vu qu'en avril, une partie des jeunes, les radicicoles, descendent aux racines. Ceux-là aussi sont très féconds et produisent, pendant tout l'été, de nombreux jeunes. Avec leur rostre, ils piquent l'extrémité des radicelles et en pompent les sucs, ce qui anémie la plante et y détermine des nodosités en forme de croissant, qui pourrissent et amènent finalement la mort de celle-ci. Donc, à la fin de l'été, les radicicoles comprennent ceux qui sont descendus sous terre dès le printemps et ceux qui n’y sont venus qu'en septembre, descendant des feuilles où ils étaient gallicoles.
En juin, on voit parmi les radicicoles des pucerons qui, après avoir subi cinq mues, prennent des ailes, quittent les racines et s’envolent, poussés par le vent; ils s'abattent sur d'autres vignes et ce sont eux qui disséminent le mal. Cet individu ailé plante son rostre dans une feuille, puis pond quelques œufs sans avoir été fécondé, d'où sortent, en dix jours, des mâles et des femelles. Ces pucerons sexués n’ont ni bouche, ni ailes, ni tube digestif: ils s’accouplent sitôt éclos, et la femelle pond un seul œuf d'hiver sous les écorces les plus adhérentes du cep de vigne:
après quoi elle meurt. Cet œuf, qui résiste très bien au froid, va, au prin-
Fig. 426. — Schizoneure lanigère.
A, Jeune vu en dessous; B, Individu aptère; C, Le même en hiver; D, Individu ailé; E, Aspect d'une tige de pommier attaquée,
Galle de l'Orme, Schizoneura lanuginosa.
temps, recommencer tout le cycle qui vient d'être décrit.
Les Adelges, que l'on confond aussi sous le nom de Chermès avec des animaux dont nous parlerons plus loin, ressemblent extérieurement à des pucerons, dont ils diffèrent par divers détails de leur structure. Le type
Pou de San José sur une branche de Pommier.
classique est l’Adelges abietis, qui pique les bourgeons de sapin (Pinus picea) et détermine la production d'une galle où les jeunes se
développent et vont, après leur sortie, produire d’autres galles et d’autres Jeunes sur les arbres de la même espèce; mais certains d'entre eux vont sur d'autres espèces de conifères et là peuvent prendre des caractères différents de ceux de leurs parents. Certaines femelles hivernent à la fin de l'automne et possèdent alors une trompe énorme qui peut être quatre ou cinq fois plus longue que tout leur corps.
Ces parasites sont très nuisibles aux sapins, dont les jeunes pousses hypertrophiées et tuméfiées ne peuvent plus se développer. Ils sont entraînés et disséminés par le vent en très grande quantité, dans leur phase ailée.
Coccides.— Les membres de cette singulière famille ressemblent
Fig. 427, — Diaspis.
1. Brindille de pommier couverte de Diaspis ; 2, Pupe du mâle ; 3, Mâle ; 4, Jeune femelle ; 5, Femelle adulte ; 6, Deux femelles,
sur écorce de poirier,
Fig. 428. — Phylloxéra de la vigne.
1, 2, Radicicoles, dont l'un attaque une jeune radicelle : 3, Jeune gallicole sortant de l'œuf d'hiver; 4, 5, Gallicole adulte (vu en dessus et en dessous) ; 6, 7, Nymphe (radicole, vu en dessus et en dessous) ; 8, Ailé; 9 à 11, Sexués (issus des pseudova de l’ailé :9, Mâle; 10, Femelle avant la ponte de son œuf d'hiver | vu en dessous]; 11, La même desséchée après la ponte); 12, Radicelles d'une vigne (très grossies) attaquées par des phylloxéras; 13, Portions aériennes attaquées et montrant les salles: 14, Une galle très $rossie, ouverte et montrant un aérien avec ses pseu-
dova, dont quelques-uns sont éclos:
Phylloxéra dù chêne : 15, Aptère; 16, Aïlé.
Larves de Chilocorus similis, ennemi du Pou de San Jose (d'après Marlait).
très peu à des Insectes. Ce sont des animaux connus sous le nom de Poux des plantes; ils causent des ravages terribles. En revanche,
quelques-uns produisent des sécrétions utiles : telle est la Cochenille, qui nous fournit le carmin.
A l'inverse des pucerons, qui sont plutôt des animaux des pays tempérés, les coccides se trouvent beaucoup plus fréquemment dans les pays chauds.
Ils sont caractérisés par un seul article à leurs tarses, ce qui a fait créer pour eux la section des monomères. Les mâles ont une seule paire d'ailes, mais ils n’ont pas de bouche. Quant aux femelles, elles n'ont pas d'ailes du tout et de plus le parasitisme les a tellement transformées qu'elles deviennent méconnaissables en tant qu'Insectes.
Ces animaux sont très répandus sous les feuilles des plantes d'appartement ou de serre, caoutchoucs, lauriers-roses, orangers, etc., sous forme de petites écailles ovales, de | à 4 millimètres, collées et immobiles sur l'épiderme du végétal.
Ils se reproduisent quelquefois par parthénogénèse; mais le plus souvent les générations sont semblables entre elles, sans mélange de formes ailées et aptères, vivipares et ovipares; elles ne sont pas nombreuses dans une année, mais chacune comprend un grand nombre d'œufs. Les jeunes, mâles ou femelles, au sortir de l'œuf, se ressemblent; ils ne commencent à se distinguer qu à l'apparition des ailes du mâle: la femelle, au contraire, perd ses pattes et ses antennes : chez d’autres, elle subit une sorte de métamorphose à la suite de laquelle elle prend une forme définitive, se fixe sur la plante de son choix au moyen de son rostre et là sécrète la matière qui produit son bouclier en se mélangeant aux débris de sa peau larvaire.
Quant au mâle, il se modifie aussi en perdant ses pièces buccales et en prenant, dans certains cas, un aspect de parasite atrophié.
Nous donnerons seulement quelques exemples de ces Coccides.
L'Aspidiote du Laurier-rose (Aspidiotus Nerii) se fixe sous les feuilles, aussi bien en serre qu'en pleine terre.
L'Aleurodes brassice fait des dégâts dans les choux.
Le Diaspis ostreæformis (fig. 427) envahit la plupart des arbres fruitiers, mais sur-
Fig. 429, Céroplaste.
tout les pommiers ; l'arbre finit par mourir sous l'action de ces innombrables petites pompes qui l'épuisent. Il en est de même du Lecanium de l'olivier, des Dhiaspis du rosier.
L'Aspidiotus minor, importé d'Amérique, fait de graves dégâts dans les orangers de la région de Nice. Mais ce n’eit rien à côté des désastres causés en Amérique par l'Aspidiotus perniciosus où Pou de San José dans les forêts et les plantations d'arbres fruitiers.
Les Céroplastes (fig. 429) sécrètent une cire spéciale abondante, qui enduit leur écaille; c'est le cas du Céroplaste du figuier. Les orangers ont encore un autre ennemi redoutable dans la cochenille blanche (Dactylopius citri), qui sécrète une cire d'aspect cotonneux et aussi une sorte de sirop sucré sur lequel vient se fixer et se développer un petit champignon noir (Fumago vagans) qui donne aux fruits et aux feuilles une teinte noirâtre. C’est la maladie de la Fumagine; elle se produit de la même façon sur l'olivier.
Quelques coccides donnent des produits de grande valeur.
Le Carteria lacca, qui vit dans l'Inde, donne une matière, la laque, qui sert à la Eine du vernis. Les ; jeunes se fixent par leur suçoir sur divers arbres : anona, ficus, mimosa, rhamnus, et la sève qu'ils absorbent les gonfle et Leconte d'un cndtit dur qui est la laque. On recueille alors ces insectes et on les traite de diverses manières pour purifier cette matière précieuse, mélange naturel de résine. de cire et d’autres substances.
L'Ericerus Pela, le Ceroplastes ceriferus produisent de la cire: le premier est cultivé en Chine, où se fait un important commerce de cette cire, pour la fabrication de bougies.
La matière tinctoriale rouge, connue sous le nom de Kermès des teinturiers, est le produit de différentes espèces de Coccides, appartenant au genre Kermes (fig. 434), en particulier le K. vermilio qui, dans la région méditerranéenne, vit sur le Quercus coniferus.
La manne, produit bains dont on se sert pour purger les enfants, est une sécrétion du Coccus ou Gossyparia mannifera qui vit sur un J'amarix dans la partie orientale de la Méditerranée: la sève se dessèche et forme de longues stalactites au-dessus de la région piquée par l'insecte.
e Coccus cacti, qui vit sur le Cactus nopal, à rameaux épineux en forme de raquette (Opuntia coccinellifera), fournit la matière dite cochenille, dont on tire le carmin. Cet Insecte de l'Amérique du Sud a été importé aux îles Canaries.
ANOPLOURES. — Ce sont les Poux ! petits Insectes blanchâtres et mous, sans ailes, dont la tête allongée porte des crochets entourant une sorte de suçoir protractile. Leurs pattes se terminent aussi par un fort crochet se rabattant et fonctionnant comme une pince. Ces animaux se développent sans métamorphoses et 1ls sont tous parasites des animaux à sang chaud :
Les Poux sont répartis en six genres et en une cinquantaine d'espèces, chacune d'elles vivant sur un hôte de prédilection dont elle s'écarte rarement.
Les Poux spéciaux à l'homme se rattachent à trois espèces : Pediculus capitis, P. vestimenti, Phthirius pubis (fig. 432), et même les auteurs ne sont pas d'accord sur les deux premiers qui ne sont peut-être qu'une double variété de la même espèce.
On dit même que ces parasites sont de variétés différentes selon qu'ils ont élu
Céroplaste ou Cochenille du Figuier,
A, Pediculus capitis ; C, Hematopinus
B, P. vestimenti (homme) :
du cheval.
MC Diguet,
Plantation de Nopals de San Gabriel, pour l'élevage des Cochenilles (Mexique).
Fig. 431, Cochenille de l'Oranger.
À, Mâle; B,C, Femelle, faces ventrale et dorsale.
domicile sur des têtes de nègres, de blancs ou de jaunes; le fait intéressant à noter, c'est que la teinte du parasite est à peu près la même que celle de la peau de son hôte.
Le Pou de la tête se trouve surtout sur les enfants et les vieillards malpropres. Il pond des œufs connus sous le nom de lentes, qu'il fixe à la base des poils, de sorte qu'à mesure que le poil s’'allonge l'œuf
s'éloigne de sa racine. Au bout de quelques jours les petits éclorent et, vers l’âge de trois semaines, ils peuvent se reproduire.
Le Pou des vêtements est plus grand; il vit dans les vêtements des gens sales et ne les quitte que pour aller piquer leur peau. La femelle attache ses œufs aux poils de l’étoffe des vêtements, surtout dans les coutures.
Le Pou du pubis (fig. 433) ne dépasse guère un millimètre et demi; il est plus court que les autres et porte Fénormes griffes avec lesquelles il se cramponne aux poils, d'où il est très difficile de l’arracher. I] ne se confine pas seulement à la région susdite, mais on le trouve dans la barbe et les sourcils. Ces animaux sont extrémement prolifiques.
Le bœuf, le cheval, le porc, le chien, ont aussi des Poux qui ADS Ces GE il vient d'être parlé et vivent à peu près de la même façon. Ces parasites sont dangereux, PTS que leur piqûre peut ino-
culer des maladies microbiennes 12 qu'ils introduisent dans le sang.
Fig, 430, Cochenille de l'Olivier.
A, Rameau attaqué ; B, Insecte grossi.
Fis. 434.
Kermes Beaucluint.
a, Mâle ; b, Femelles fixées sur un rameau de chêne vert.
Fig. 433. — Pou du pubis.
le sable et sécrète une matière gluante qui en agglomère les grains en un cocon grossier à l'abri duquel la peau larvaire se fendant laisse la nymphe libre.
Les Hémérobes sont de jolis Insectes dont le plus connu, le Chrysopa vulgaris, est d'un beau vert tendré, aux ailes membraneuses, délicates et transparentes, aux yeux dorés.
La femelle pond des groupes de petits œufs:
les larves qui en sortent se nourrissent de pucerons.
Les Phryganes, dont l'adulte ressemble assez aux Hémérobes, sont de fort intéressants Insectes qui établissent le passage entre les Névroptères et les Lépidoptères. Leurs ailes sont couvertes de poils ou d’écailles, et leurs pièces buccales sont atrophiées et membraneuses, mais la juxtaposition de la mâchoire et de la lèvre inférieure amène la formation d’une sorte de trompe rudimentaire. Les ailes postérieures se plissent en