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Dorcus femelle.
des XYLOPHAGES, fig. 2) et le magnifique Pæcinolota rutilans (PI. des XYLO- PHAGES, fig. |), le plus beau des Buprestes de nos pays, détériorent le chêne, le bouleau, le tilleul.
Les Malacodermes ont les élytres mous, parcheminés, se rejoignant mal ou même pas du tout sur la ligne médiane dorsale. Souvent les femelles sont très différentes desmâles et ressemblent à des larves.
Chez les Lampyres (Lampyris noctiluca), ce que l'on appelle communément ver luisant est la femelle aptère, qui a l'aspect d'une larve, dont les derniers anneaux de l'abdomen produisent de la lumière, É soir, en été. Les mâles, plus petits, peuvent produire un peu de Enr, ainsi que les larves. és vers luisants déuuisent les limaces (be. Le cioles (Luciola italica) ne se rencontrent en France que dans le département des Alpes-Maritimes ; elles volent le soir en grand nombre, produisant un éclat lumineux intermittent.
Les Clérides sont de très jolis Insectes; citons le Clairon des fourmis (Clerus formicarius, fig. 452) dont le corps est marqué de zébrures blanches sur fond rouge et noir : il court avec agilité sur les tas de bois de sapin; le Clairon des abeilles (Trichodes apiarius), à bandes rouges et bleues transversales, se trouve fréquemment sur les fleurs des ombellifères (fig. 453). Sa larve vit en parasite dans les ruches d’abeilles où elle commet divers dégâts. Le Trichodes amnios détruit les larves du criquet marocain.
Les Ptinides sont de petits Insectes fuyant la lumière, qui causent des dégâts variés dans les habitations et dans les matières animales conservées. Les Vrillettes font des trous dans les boiseries, dans les meubleset finissent par les détruire. La plus commune (Anobium tessellatum | PI. des XYLOPHAGES, fig. 29, 30 |), longue d'un demicentimètre, brune, crible de trous Êe poutres de chêne des maisons: l'animal fait un bruit très fort, comme des coups de marteau, en frappant le bois avec son prothorax, d'où son nom « d'horloge de la mort ». La Vrillette du pain (Anobium paniceum) se rencontre dans toutes sortes de matières organiques plus ou moins desséchées. L’Anobium pertinax attaque les meubles et les planchers. Le Ptine voleur (Ptinus fur), ne dépassant pas 2 millimètres, infeste les musées, les plantes, les animaux empaillés.
CLAVICORNES. — Ce sont des Coléoptères dont les antennes, plus ou moins renflées à leur pointe, ont la forme générale ee massue. Ce fait qui, en lui-même, n est pas très intéressant, est cependant très curieux, car il est particulier à des Insectes qui, pour la plupart,
Lucane mâle et sa larve.
Fig. 464, — Scarabée sacré Scarabée sacré.
poussant sa pilule.
‘| Fig. 465.
Onthophage.
Hanneton volant.
Larve de Hanneton.
se nourrissent de matières en putréfaction et de corps organiques desséchés.
Les Silphides constituent une famille hétérogène où l'on trouve des nains, des géants et des êtres aux formes les plus diverses, au nombre de près de neuf cents espèces. Ils se nourrissent, eux et leurs larves, de charognes, dont ils utilisent, en les rejetant par l'anus, les liquides infects comme moyen de défense.
Les Nécrophores, dont plusieurs espèces sont répandues en France, fréquentent les cadavres (fig. 454). Ces Insectes creusent le sol sous le cadavre qu'ils ont découvert, l'enfouissent, le dévorent et pondent leurs œufs ; les larves éclosent rapidement et vivent dans la pourriture du cadavre où leurs mues se passent en peu de temps: elles s'enfoncent ensuite en terre où s'effectue la phase de nymphe. Quelques Nécrophores vivent dans les champignons pourris.
Signalons dans le voisinage les Méligethes (fig. 456), dont une espèce est nuisible au colza, et les Nitidules, qui vivent dans les débris de matières organiques.
Les Silphes sont ordinairement noirs et vivent, eux aussi, dans les charognes; la plus commune est la Silpha atrata. Une espèce, la Silpha opaca, a une larve noire qui dévore les feuilles des jeunes betteraves au printemps. La S. T'horacica se nourrit de limaçons.
Les Dermestides font des dégâts dans les collections zoologiques. !ls peuvent supporter des jeûnes prolongés. Leurs larves sont souvent remarquables par leur fourrure de poils bizarres.
Les Dermestes sont communs dans les garde-manger, les musées, les fourrures. Le plus connu, le Dermeste du lard (D. lardarius), long de 7 à 8 millimètres, noir avec une bande brunâtre sur les élytres, fait d'importants dégâts pendant toute la saison chaude (fig. 459). L'Attagène des pelleteries (Attagenus pellio) n'a que 4 millimètres ; il est noir avec un point blanc sur chaque élytre: sa larve fait des trous dans les fourrures et les tapis, que l’on est obligé de battre très fréquemment pour les détruire; il dévore aussi le crin des meubles, voire même les objets en corne. L’Anthrène des Musées (Anthrenus museorum) n'est pas moins néfaste (fig. AG): ce petit [nsecte de 2 à 3 millimètres, brun marbré de jaune, vit dans les maisons et surtout dans les collections zoologiques que sa larve détruit en rongeant l'intérieur.
LAMELLICORNES. — Les derniers articles de leurs antennes s’allongent beaucoup d'un côté en lamelles, de sorte qu'ils ont l’air de porter au bout de chaque antenne un petit cahier de feuillets délicats qu'ils peuvent faire mouvoir (fig. 462).
Lucanides. — Le type représentatif est le grand Cerf-Volant ou Lucane (Lucanus cervus) que l'on voit voler lourdement le soir, en été. Leurs énormes mandibules forment une grosse pince
+ dentelée en avant de la tête o chez les mâles, qui s’en ser-
Fig. 467.
Anisoplie.
Fis. 466.
Hoplie.
Fig. 468.
Geotrupe.