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PESAREHRORODES 145
ternes, leur fourrure épaisse. Les mâles sont plus petits que les femelles et leurs antennes sont plumeuses. Les chenilles tissent un cocon.
Le Bombyx neustria a une jolie chenille à bandes longitudinales brunes, rouges et bleues, qui se fait un abri soyeux sur les arbres fruitiers, en ronge les feuilles, puis se tisse un cocon de soie jaune d'où sort en été un papillon foncé qui dépose ses œufs très durs autour des branches en spirales serrées. Le Bombyx du chêne (Bombyx quercus), brun clair, ronge la feuille de cet arbre.
Le Bombyx mori est connu de tout le monde (fig. 545).
De la graine sortent au mois d'avril de toutes petites chenilles poilues noires que l’on pose sur des feuilles tendres de mûrier; on les place sur des claies où, à mesure qu'elles avancent
Zeuzère avec ailes pliées et ailes dépliées.
Salurnia cynthia.
Satlurnia mylitta.
régulièrement et sans interruption, pendant trois ou quatre jours. À ce moment le ver a une peau ridée, il est beaucoup plus petit qu'au début de l'opération ; il se transforme en chrysalide.
On procède alors à l'enlèvement des branches et au décrochage des cocons ; les plus beaux sont mis de côté pour servir de reproducteurs, les autres sont passés à l’étuve pour tuer la chrysalide. Au bout de douze à quinze jours le papillon sort du cocon en écartant la soie à l’un des bouts après l'avoir mouillée et décollée au moyen d’un liquide qu'il sécrète. Les papillons mâles et femelles s'accouplent, les mâles plus petits meurent aussitôt après et les femelles se mettent à pondre des œufs jaunes qu'elles collent au sol. Dans la pratique on dépose chaque femelle fécondée sur un morceau de toile où ses œufs se fixent. La ponte finie, la femelle meurt; son cadavre est épinglé dans un coin du morceau de toile.
C'est alors que l'on procède à son examen microscopique pour constater si elle contient des spores d’un champignon qui cause de terribles épidémies d'une maladie appelée la pébrine. Si on en trouve
on détruit la ponte.
en âge, on apporte les feuilles de mûrier de plus en plus abondantes. Pendant les mues les vers ne mangent pas, ce qui se reproduit quatre fois entre leur naissance et le moment où ils filent leur cocon, ou montée; cette partie de la vie de l'animal, la seule, en somme, qui intéresse l’éleveur de vers à soie, dure de vingt à quarante jours, selon la température et l'abondance de la nourriture.
Les vers arrivés au moment de filer ont de 8 à 10 cent. de long, ils sont légèrement Jjaunâtres et transparents dans la moitié antérieure de leur corps. On dispose alors des branches de bruyère ou de bouleau dans leur voisinage et ils y circulent quelques heures jusqu’à ce qu'ayant trouvé l’endroit convenable ils commencent leur travail. Ils disposent quelques brins de soie autour d'eux, les renforcent de plusieurs fils et forment une sorte de cage à grands barreaux irréguliers: ils y collent ensuite des fils plus serrés, mais encore sans ordre, qui font ce qu'on appelle la bourre. Avant de commencer son cocon le ver vide son intestin et laisse choir, avec un crottin, un liquide gluant contenantune forte proportion de sels uriques. Ceci fait, il commence à filer de la soie en balançant la tête, et
L ES Re El es Es L collan es S'en
Quant aux cocons étouflés, ils sont livrés aux usines de dévidage.
Le Bombyx mori n'est pas le seul à fournir de la soie, nous allons en trouver d'autres dans la famille suivante.
Les Saturnides comptent parmi les plus beaux et les plus grands papillons nocturnes ; leurs teintes, bien que n'arrivant pas à l'éclat de celles des papillons diurnes, n'en sont pas moins cependant variées et chaudes: leurs grandes antennes pectinées sont fort élégantes. On peut citer le Coscinocera hercules comme l'un des plus grands papillons connus.
Leurs chenilles ont des formes anguleuses, bizarres ; elles filent un cocon de soie quelquefois assez épais et solide pour pouvoir être dévidé et la soie utilisée.
Le Bombyx de l’ailante (Saturnia cynthia) est un magnifique papillon brun, aux ailes traversées de lignes flexueuses blanches et jaunes, pouvant atteindre | 5 cent. d'envergure.
Sa chenille verte, à tête et anneau caudal jaune vif, porte sur tous les anneaux des tubercules bleus et des taches noires ;: elle file un cocon pointu, d’une soie grise, ouvert
Fig. 543.
Psyché des graminées.
Fig. 544, — Lasiocampa feuille morte.
Fig. 545. — Ver à soie.
1, Œufs; 2, Ver naissant ; 3, Le même grossi ; 4, 5, 6, 7, Mues successives ; 8, Ver adulte ; 9, Ver commençant à filer son cocon ; 10, Coupe
à l'un des bouts, ce qui le rend difficile à dévider. C’est une espèce originaire de Chine que l'on nourrit avec les feuilles de
d'un cocon avec sa chrysalide ; 11, Cocon de race chinoise pure ; 12, Pa- l' il pillon femelle ; 13, Papillon mâle ; 14, Ver flat mort avant de filer; ailante. 15, Ver mort dans le cocon inachevé. La Saturnia pernvt de
Ver à soie construisant son cocon.
Chine vit sur le chêne. Elle est presque aussi grande que la précédente, sa chenille file un gros cocon brunâtre fixé entre un groupe de feuilles et suspendu par un pédoncule à une branche. La soie dévidée produit des tissus rugueux mais solides utilisés en Chine.
La Saturnie du Japon (Saturnia Yama-Maï) dépasse 15 cent. : sa chenille verte vit sur le chêne et le châtaignier et fournit un gros cocon de soie jaune verdâtre. On est parvenu à en faire l'élevage en Europe et à tisser sa soie qui donne une étoffe assez rugueuse.
La Saturnia mylitta est aussi très grande; sa chenille vit aux Indes sur divers arbres et file un gros cocon qui fournit les étoffes dites Tussor ou Tussah, très légères et très solides.
Citons encore dans cette famille le plus beau et le plus grand de nos papillons nocturnes, le grand paon de nuit, Saturnia pyri, dont la chenille vit sur divers arbres fruitiers et tisse son cocon sous les hangars et les toitures. Le petit paon de nuit Saturnia pavonia est également fort joli, mais moitié moins gros que le précédent ; sa chenille vit sur les arbrisseaux des haies.
Les Sésides ne nous retiendront guère ; nous dirons seulement que leurs ailes sont souvent dépourvues d'écailles et que certaines espèces ont une singulière ressemblance avec des hyménoptères par leur vol rapide, leurs mouvements vifs, leurs ailes transparentes, leur abdomen rétréci en haut qui leur donne une apparence pédonculée. La plus connue est la Sésie apiforme ( Trachilium apiforme) qui imite à s y méprendre le gros frelon.
Les Zygénides (PI. des PAPILLONS, fig. 7), sont de jolis papillons assez répandus dans nos campagnes, où leurs couleurs les font remarquer. La Zvgène de la Filipendule est tachée de beaux points rouges sur ses ailes foncées.
SPHYNGINES. — Ce sont les papillons dits crépusculaires, qui diffèrent des nocturnes vrais par leur abdomen fusiforme, leur aile antérieure longue et étroite pourvue d'un frein, leur trompe très développée. Ils ne sortent guère que le soir et ne volent que quelques heures. Ce sont des papillons grands ou moyens, aux antennes courtes et épaisses, couvertes de poils grou-
Cocons terminés du Ver à soie.
pésrégulièrement. [lsvolent admirablement, sans se poser sur les fleurs pour y introduire leur trompe, et sans que leurs ailes cessent de vibrer pendant ce temps.
Les chenilles ont de très belles couleurs ; elles sont toujours glabres, ne filent pas de cocon et leur métamorphose se fait sous terre.
Le Sphynx tête de mort (Acherontia atropos), ainsi nommé en raison de la disposition des poils blancs qui couvrent son thorax, est un des plus grands papillons européens. Il cherche à s’introduire dans les ruches pour dérober le miel. Son énorme chenille jaune à dessins bleus vit sur les pommes de terre, la carotte et autres plantes.
Le Sphinx du troène (Sphinx ligustri) est un grand et beau papillon à ailes brunes parsemées de veines et de points gris et rouges, ses ailes inférieures sont roses à trois bandes noires, sa trompe très longue va jusqu'au fond des calices des plus grandes fleurs.
Le Sphinx du liseron (S. convolvuli) est aussi l’une des plus belles espèces de nos pays ; le Sphinx du pin (S. pinastri) est de couleur plus sombre.
Le Sphinx de l’euphorbe (Deilephila euphorbiæ) est fort abondant en France, ses couleurs sont fort jolies; il en est de même du Sphinx du laurier rose (D. nerii) et de celui de la vigne (D. elpenor) dont la chenille vit sur cet arbre et sur diverses autres plantes. Les sphinx du genre Macroglosse se distinguent par les touffes de poils qu'ils portent autour de l'abdomen; l'un d'eux vole toute la journée, c'est le Macroglossus stellatarum dont la chenille se trouve sur les Galium.
Les NOCTUELLINES, dont on connaît actuellement au moins 8 000 espèces, ont des couleurs ternes. Leurs ailes supérieures portent deux taches; leur chenille ne fait pas de cocon et se transforme en nymphe sous terre.
Les Agrotides contiennent plusieurs papillons fort nuisibles aux cultures; l'Agrotis segetum (fig. 548), dont le papillon est brun avec les ailes inférieures blanches à rayures brunes, pond sur les betteraves, le blé; les chenilles, dites vers gris, atteignent 5 cent. et, très voraces, font de graves dégâts pendant la nuit.
Les Plusides, très répandues, se distinguent par les taches irisées de leurs ailes; la Plusia gamma (fig. 546), joli papillon gris, dépose ses œufs sur les légumineuses et les crucifères; il en sort des chenilles veïtes à lignes blanches qui dévorent les feuilles des choux, betteraves, choux-fleurs, etc.
Les Géométrides, appelées aussi Phalénides, renferment d'innombrables papillons délicats aux grandes ailes semblables; leurs chenilles longues et frêles n'ont qu'une seule paire de pattes abdominales situées très en arrière du corps, les thoraciques étant au contraire concentrées presque sous la tête; elles marchent en rapprochant leur queue de leur tête, ce qui courbe leur corps en arc, puis elles reportent leur tête plus loin, ce qui allonge le corps, et ainsi de suite par arceaux successifs: cette bizarre démarche leur a valu le nom d'arpenteuses. Beaucoup de ces chenilles imitent les branchettes des arbres sur lesquelles elles vivent.
L'Hibernia defoliaria, aux jolies ailes jaune clair avec un gros point noir, vole la nuit à la recherche de la femelle sans ailes qui grimpe pour l’attendre au haut des arbres.
L'Amphidasis betularia (fig. 547) fait des dégâts importants sur les bouleaux, les chênes et d’autres arbres.
La Fidonie du pin (Fidonia pinaria), de couleur brune, vit pendant les jours chauds et dépose ses œufs sur les feuilles en aiguilles des sapins :
la chenille coupe les feuilles par le milieu.
Fig. 547, — Amphidasis betularia.
Fig. 548. — Agrotis sesetum et ses chenilles (ver gris) rongeant à la base les feuilles de la betterave fourragére,
La Chématobie (Chématobia brumata) est un papillon dont la femelle est aptère (fig. 549); le mâle gris, à lignes brunes, vole en automne, tandis que la femelle grimpe sur les arbres fruitiers, pond, sur l'écorce, des œufs solides d'où sortent au prin-
BESSARTEROPODES 147
temps des chenilles vertes qui se mettent à ronger les bourgeons à à fleur et se construisent une cachette en roulant les feuilles des poiriers au moyen de fils de soie.
Citons encore la phalène du groseillier (Abraxas grossulariata), joli papillon blanc et jaune à taches noires qui fait des dégâts dans divers arbres fruitiers (fig. 550).
MICROLÉPIDOPTÈRES.—On comprend sous ce nom une foule de petits papillons dont les affinités sont encore assez mal détermi-
Fig,550.— Abraxas grossulariata.
Fig. 549. — Chématobie.
a, Mâle; b, Femelle. nées ; nous y trouverons trois familles
importantes: les pyrales, les teignes, les tortrix, en laissant de côté d’autres d’un moindre intérêt.
Beaucoup de ces petits papillons font de grands dégâts non seulement aux végétaux mais aux habitations de l'homme.
Les Pyralides comprennent un très grand nombre de petits papillons très délicats à antennes simples et à longues pattes ; leur corps est effilé. La teigne des graisses (Aglossa pinguinalis) a une chenille brunâtre qui vit dans les garde-manger où se trouvent des matières grasses qu'elle dévore ; elle se transforme en chrysalide dans les coins poussiéreux et donne un papillon rougeâtre à taches blanches, sans trompe, de 2 centimètres. La teigne de la farine (Asopia farinalis) a une chenille analogue vivant dans la farine.
La Galleria mellonella, ou fausse teigne de la cire, vit dans les ruches et fait de grands dégâts dans les rayons des abeilles.
Citons encore dans cette famille les Hydrocampa dont les chenilles, presque les seules de tous les Lépidoptères, sont adaptées à la vie aquatique ; elles vivent sur les plantes aquatiques et respirent par la peau ; elles hivernent dans l'eau, puis au printemps elles se fabriquent une sorte d'étui fait en morceaux de feuilles où elles emmagasinent de l’air ; c'est alors que leurs stigmates s'ouvrent et que leurs trachées fonctionnent. La chrysalide vit dans l'eau.
Les Tinéides sont très nombreuses et de formes très variées: leurs ailes antérieures sont généralement frangées, vivement coloriées et très ornées. Leurs petites chenilles vivent dans des conditions très diverses, soit isolées, soit groupées dans des toiles de soie, ou enfermées dans des feuilles roulées; beaucoup se nourrissent de matières conservées, fourrures, vêtements de laine, crin, corne, conserves variées, c’est ce qu'on appelle vulgairement les teignes ou les mites ; on voit souvent voler dans les maisons de tout petits papillons blancs, jaunâtres, soyeux, c'est la Tinea pellionella (fig. 551); sa chenille fait des galeries dans les étoffes de laine, puis un petit on ne lesciecide débris des étoffes ; elle y passe l'hiver et en sort à la saison chaude. La Tinea tapezella en fait autant dans les fourrures et les animaux empaillés des musées.
L'Œnophila flavum perce les bouchons des bouteilles de vin dans les caves, surtout si ce sont des vins liquoreux. La Tinea granella, ou teigne des grains, est un petit papillon gris et jaune qui pond sur les tas de blé dans les greniers et dont les larves attaquent successivement plusieurs grains et les réunissent en petits tas soudés par de la soie. L'Ephestia kuhniella, ou papillon gris de la farine, a une chenille qui fait des galeries dans la farine qu'elle souille de ses déjections et de ses fils de soie. La Sitotroga cerealella, ou alucite des céréales, fait de véritables ravages dans des céréales variées.
Fig. 551. — Tinea pellionella.
- leurs chenilles à seize
Fig. 553. — Cochylis de la Vigne.
A, Dégâts de la première génération; B, De la seconde ; C, Cocons sous les écorces.
mort. Deilephila euphorbiæ.
Les Tortricides, appelées encore les tordeuses, ont des ailes antérieures presque rectangulaires, irisées ;
Fig. 552. — Pyrale de la Vigne.
A, Chenille dévorant une feuille et une grappe: B, Chenille suspendue; C, Papillon au repos: D, Avec ailes déployées.
pattes ont l'habitude de rouler les feuilles où elles se cachent vivement, marchant aussi bien à reculons qu’en avant; elles habitent ainsi dans l’intérieur des fruits, des racines. Beaucoup d’entre elles font de grands torts aux fruits et aux arbres.
La tordeuse ou pyrale de la vigne (Tortrix pilleriana) est un petit papillon jaune à lignes brunes qui pond au commencement de l'été ses œufs nombreux sur les feuilles de cette plante (fig. 552): il en sort de petites chenilles qui se cachent sous l'écorce et y passent l'hiver; au printemps elles agglutinent par des fils les jeunes grappes et [4 feuilles ; elles se chrysalident au milieu de ce magma. Elles font ainsi de très grands dégâts dans les vignobles. Il en est de même de l’Eudemis botrana.
La teigne de la grappe, Cochylis ambiguella, est encore un des plus terribles ennemis de la vigne (fig. 553); son petit papillon jaune avec une bande brune n'a guère qu'un centimètre d'envergure: il produit une ponte au printemps dans la grappe en fleurs: il en sort de petites chenilles blanches qui rongent les boutons et les fleurs: au milieu de leurs débris réunis par des fils de soie elles se chrysalident et bientôt apparaît une seconde génération de papillons qui, en plein été, font une seconde ponte sur les grappes: les chenilles rouges, dites vers coquins, rongent les grains déjà gros, puis se chrysalident sous les écorces pour y passer l'hiver.
La Carpocapsa pomonella est l'animal dont on trouve la chenille dans les pommes et les poires où elle creuse des galeries noires aboutissant au centre du fruit véreux. Le papillon dépose son œuf sur les jeunes fruits et la jeune chenille les perfore, faisant ainsi une galerie par laquelle elle sort au moment de sa nymphose.
Fig. 554 — Carpocapse,
Pécheurs de vers de vase, près de Port-Marly (Seine-et-Oise).
DIPRERES
Depuis quelques années l'étude des Diptères a pris un grand développement et une grosse importance médicale, car il est avéré maintenant qu'ils sont les agents de transmission d'une foule de maladies qu'ils inoculent par leur pigûre.
Les Diptères, ou Mouches, sont caractérisés par la présence de deux ailes seulement, paire antérieure: la postérieure peut avoir disparu ou être ocre en petites tiges, terminées par une boulette, appelées balanciers. Bien que ces ailes ne soient pas grandes par rapport au volume du corps, elles vibrent avec une très grande rapidité et procurent aux diptères un vol merveilleux de précision et de vélocité. Tout le thorax est soudé en une masse sphérique qui contient surtout la puissante musculature des ailes.
La bouche de ces animaux est une trompe délicate, charnue, extensible, qui leur sert à lécher, goûter et sucer les liquides; certains d’entre eux peuvent piquer la peau de l’homme et des animaux au moyen de stylets.
Les antennes ont des formes très variées : les unes sont courtes, terminées par un long fouet, les autres sont plumeuses, d’autres filiformes, etc... Les yeux sont souvent énormes au point de se réunir par leur bord sur le front. On trouve ordinairement cinq ocelles. Les pattes sont souvent pourvues de pelotes et de ventouses adhésives qui permettent aux mouches de se promener sur une vitre verticale ou un plafond horizontal.
Les Diptères ont des métamorphoses complètes ; leurs larves sont vermiformes et complètement privées de pattes; souvent même leur tête est invisible et la bouche réduite à un orifice sans pièces buccales. Elles vivent dans toutes sortes de milieux, même dans l’eau, les substances en décomposition, la viande, les fruits, etc.
Au dire de Brauer on connaît actuellement plus de 4000 espèces de diptères. Ces Insectes, généralement très prolifiques, sont répartis sous tous les climats: ils vivent dans les campagnes, les villes, les marécages, les ordures : on en connaît quelques espèces littorales vivant dans l'eau de mer. Les plus anciennes espèces connues remontent au lias; on en a trouvé dans le tertiaire et dans l’ambre.
Simulium pecuarum (d'après Osborn).
Fig. 556. — Tètes de Culex : À, Femelle; B, Mâle.
La classification des diptères doit être considérée comme provisoire. Nous nous arrêterons à la suivante :
Simulides.
Psychodides.
Chironomides.
Culicides.
Tipulides.
Mycetophilides.
Cecidomides.
Œstrides.
Muscides.
Syrphides.
| Stratiomides.
NEMOCÉRES = EE Do on Gien 0 DOM one da 5-0 0
BRACHYCÈRES . ..
Asilides.
Tabanides.
{ Hippoboscides.
” } Nycteribides.
Pulicides.
NÉMOCÈRES. — Cette section des Diptères est composée de frêles insectes à corps très allongé. Leurs ailes sont longues et étroites de même que leurs pattes qui sont fort grêles. Les Cousins ou Moustiques donnent une idée de ces insectes ; chacun les connaît et sait aussi que leurs larves vivent dans l’eau, comme c'est le cas de presque tous les Némocères.
Les Simulides sont de petits moucherons qui, par leur forme plus ramassée que chez les autres Némocères, font une transition avec les Brachycères. Leurs larves vivent dans l'eau et les femelles adultes des Simulium cinereum et maculaltum piquent l'homme en déterminant de fortes démangeaisons. Le Simulium columbatzense et le So pecuarum (fig. 555), s'attaquent aux chevaux et aux bœufs et les font périr par les tortures qu ‘ils leurs infligent, s’accrochant par centaines à leur muqueuse nasale.
Les Psychodides sont encore de tout petits insectes ressemblant à des moustiques dont la larve vit dans diverses plantes en putréfac-
Fig.558.— Larves respirant(d’ap. Howard) A, D'Anophèle ; B, De Culex:
Fig, 557, — Chironome.
BÉESERARPELROPODES 149
tion, par exemple dans les champignons. LegenrePhlebotomus contient des espèces vivant dans le midi de l'Europe et qui piquent l'homme ;: on en connaît d'autres espèces en Afrique.
Les Chironomides (fig. 557), sont surtout connus par un joli insecte, le Chironomus plumosus, qui voltige en été au crépuscule autour des étangs. Sa larve qui habite dans un fourreau de corps étrangers qu'elle agglutine, en forme de ver d'un beau rouge, est connue sous le nom de ver de vase et utilisée par les pêcheurs à la ligne. Elle est l'objet d'une petite industrie parisienne.
Les Culicides (fig. 556), sont constitués par une foule de petits [Insectes qui ressemblent aux moustiques et aux cousins; chacun connaît leurs formes grêles, leurs longues pattes, leurs antennes en forme de panaches plumeux dévelovpés
Fig 560... ; Stesomya calopus de la fièvre jaune. Fig. 561. — Anopheles À, Mâle; B, Sa trompe ; C, Trompe de la femelle; quadrimaculatus ; œufs
D, Larve ; E, Nymphe. tres grossis (d'ap. Howard)
surtout chez les mâles. Les moustiques sont très répandus dans les pays chauds et tempérés ; dans ces derniers ils ne pullulent qu'en été, dans les autres pendant toute l'année. Tous ces animaux ne se rencontrent que dans le voisinage des eaux dormantes, ils manquent dans les endroits très secs. Ils ne volent guère qu'au crépuscule et pendant la nuit.
Sitôt fécondées les femelles pondent en volant au-dessus des eaux et meurent. Les larves éclosent rapidement et nagent en faisant des bonds qui les courbent en S alternativement d’un côté, puis de l’autre. Elles respirent l'air en venant à la surface de l'eau (fig. 558), où elles font émerger leurs stigmates placés au bout de l'abdomen chez les vrais moustiques (Culex), sur les côtés (Anophèles). Les Nymphes ont une énorme tête au-dessus de laquelle sont deux petits tubes respiratoires :
Fig. 562. — Tipule des prés.
À, Larve ; B, Nymphe.
LFS ANIMAUX.
Fig. 564 — Sciara,