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Orphie commun.
Marché aux Poissons rouges, à Tien-Tsin.
souvent voletant en petites troupes, faisant généralement dessauts de quelques mètres entre lesquels ilsreprennentcontact avec l’eau. Lorsque les Exocets sortent de l'eau et volent pour échapper à un ennemi, ils fournissent un plus grand effort et suivent une trajectoire plus considérable. Ces Poissons sont très répandus dans les mers tropicales. L'Exocet volant (Exocætus volitans) atteint la longueur de 40 cent.; il habite la Méditerranée.
Les Cyprinidés n'ont pas de dents dans la bouche, mais les os pharyngiens inférieurs en présentent de une à trois séries. La vessie natatoire est parfois enfermée dans une capsule osseuse; elle est en outre divisée en deux parties, soit latéralement, soit nsiedisalement Un très grand nombre de Poissons d'eau ducs l'An Contes appartiennent à cette importante famille. On les trouve encore en Amérique septentrionale, mais l'Amérique du Sud et l'Australie en sont dépourvues.
Un Poisson typique de cette famille est la Carpe commune (Cuprinus carpio); ses écailles sont grandes; la nageoire dorsale longue et l’anale courte comportent l'une et l’autre un premier rayon osseux et denté en scie en arrière. La bouche porte quatre barbillons à la mâchoire supérieure; les dents sont placées sur les os pharyngiens inférieurs et sont broyeuses. La Carpe (fig. 677) vit dans les rivières à faible courant, comme dans les eaux immobiles; sa couleur est brune larecs reflets doré eur ane 0e Poisson atteint une assez grande taille et les vieux individus peuvent approcher de | mètre. On observe dans cette espèce l'existence de quelques variétés très différenciées du type normal; c'est ainsi que chez la Carpe à miroirs, les écailles sont peu nombreuses, mais généralement énormes, dessinant sur les flancs de grandes plaques. La Carpe à cuir présente au contraire des écailles atrophiées et une peau épaisse, de teinte claire et jaunâtre. La Carpe paraît être originaire d'Asie, mais sa grande fécondité lui a permis de se répandre très lar-
Fig. 677. — Carpe commune,
Carassin, Cyprinide de l’est de la France.
Cyprin doré à queue de voile.
gement dans les pays où elle a été introduite. On a souvent parlé de l'extraordinaire longévité de la Carpe, et, à ce propos, on a cité celles de Fontainebleau; mais les faits rapportés sont loin d’être prouvés et ne présentent aucune certitude. Une variété japonaise de la Carpe commune, la Carpe Hi-goi, est d'un beau rouge moucheté de taches noires ; les pisciculteurs l'ont introduite récemment.
Un Poisson plus rare en France, et localisé dans l'Est, est le Carassin (Carassius vulgaris); il se différencie de la Cane par l'absence de barbillons.
Voisin des précédents est le classique Poisson rouge ou Cyprin doré (Carassius auratus), l'hôte des aquariums et des bocaux sphériques. C'est le King-yi de la Chine, importé en Europe au XVII® ou au commencement du XVIII® siècle. Sa couleur rouge éclatant a permis d’en faire l'ornement des bassins; c’est un Poisson décoratif, et sa vie est ainsi respectée. Il est d’ailleurs l’objet d'un commerce assez actif et le prix des variétés communes était devenu très bas avant la guerre.
De même que les Japonais ont tourmenté certains Conifères pour obtenir des arbustes aux formes curieuses, de même les Chinois et aussi les Européens, par de patientes sélections, sont arrivés à obtenir des variétés extraordinaires, et bien des pisciculteurs vendent maintenant le Cyprin à queue de voile et le Cyprin télescope. Chez le premier, l'hypertrophie de la caudale a quelque chose de somptueux, et chez l'autre les yeux sont exorbités, portés sur un pédoncule donnant au Poisson un aspect tout à fait singulier.
Dans la région de Tananarive, M. J. Legendre a expérimenté, dans un but d'hygiène, l'introduction du Cyprin doré dans les rizières; il constata bien vite que non seulement ce Poisson y dévore les larves de Moustiques, mais encore qu'il y croît et s'y reproduit avec une grande rapidité. Cette expérience n assure pas seulement
‘hygiène, mais aussi l'alimentation des Malgaches.
Les Barbeaux (fig. 679) ont le corps allongé, la dorsale courte, les écailles moyennes, la bouche située en dessous, la mâchoire supérieure munie de quatre barbillons, et des dents pharyngiennes. Le Barbeau commun (Barbus vulgaris) est appelé aussi Barbillon par les pêcheurs; il est un nageur agile et vigoureux, ami des eaux en mouvement et des fonds caillouteux: sa taille atteint | mètre. Il est répandu dans les rivières d'Angleterre, de France et surtout d’Allemagne. Les jeunes Barbeaux se mêlent souvent aux Goujons, auxquels ils ressemblent beaucoup par la forme, mais à l'examen on reconnaît de suite le Goujon de rivière (Gobio fluviatilis) à ses écailles plus grandes, à ses petites taches et à sa bouche qui, également placée en dessous, ne porte que deux barbillons (fig. 678). Ce Poisson recherche les eaux claires, peu profondes: sa chair est excellente, et c'est un bien grand inconvénient pour lui. Il est décimé par les gros Poissons carnivores, et les pêcheurs le recherchent comme le meilleur élément de friture.
Le Gardon (Leuciscus rutilus) est un Poisson blanc dont la forme est variable:‘il présente des écailles assez grandes et n'a pas de barbil-
lons (fig. 680); il offre, sur-
tout au printemps, des cou-
Fig. 679. — Barbeau.
CLASSE DES POISSONS LES CARPES D'UNLAC. DU» SUIZENJI-PARK, A KUMAMOTO: (JAPON).
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