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dotées, Janssen cite celles de Mayence (1465j, de Bâle f 1469), de Strasboui-g, d'Augsbourg et de Constance (1478) ; il en mentionne onze dans le seul comté de Wurtemberg, avant 1514. Il est à remarquer que, quoique publiés en latin, les sermons étaient prononcés, pour la plupart, en langue vulgaire.
L'instruction religieuse des enfants était en progrès dans le siècle qui a précédé Luther. Pour la faciliter, « on se livrait, avec uue extrême activité, à la composition des catéchismes illustrés, surtout dans la seconde moitié du xV siècle. Nicolas de Cusa avait probablement ouvert cette voie ; car dans ses visites pastorales, souvent renouvelées à travers l'Allemagne, on voit qu'il avait fait faire, dans les églises, pour combattre la grossière ignorance du peuple, des tableaux au-dessous desquels se lisaient les textes saints et des représentations en images des dix commandements ou du Credo. » Parmi ces catéchismes, les plus en vogue furent le Miroir du chrétien que le grand prédicateur populaire Coelde, minime de Munster, fit imprimer, en 1470, en bas-allemand et qui fut maintes fois réédité depuis ; la Couiolation de l'dine, à la fois manuel de catéchisme, livre de piété et dogmatique, « l'un des plus beaux euvrages qu'ait produits la presse allemande au XV* siècle. • (Nombreuses éditions de 1474 à 1491'.)
La Bible était à la base de ces prédications et de cet enseignement religieux. On a attribué à Luther et aux premiers réformateurs le mérite de l'avoir révélée au peuple. Si ou en croit les historiens libres-penseurs ou protestants, l'Ecriture Sainte aurait été, avant la Réforme, réservée aux savants et aux tliéologiens ; l'Eglise en aurait interdit la tiaduction en langage vulgaire, pour en empêcher la lecture au peuple. Que par les controverses qu'il suscita, (e protestantisme ait fait lire la Bible encore plus qu'auparavant, c'est possible ; mais ce qui est faux et démenti