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chassés, les ornemenls, le» livres d'église et les reliques brûlés, déchirés, dissipés, les images et les croix brisées. » On agit de même, peu de temps après, par une sorte de conspiration à Lunel, Gignac, Sommièreset dans plusieurs autres villes de la province".
En novembre, les protestants, maîtres absolus de Montpellier mirent en pièces tous les anciens tombeaux qui étaient dans les églises, en déterrèrent les corps et les ossements qu'ils abandonnèrent à la merci des chiens». En avril 1562, ils prirent l'argenterie des églises de MonlpeUier qui était en dépôt à l'Hôtel-de-Ville et ils en firent de la monnaie'.
Quand éclata la guerre de religion de 1567, les protestants s'emparèrent de l'ancien monastère de Saint-Germain, devenu le fort Saint-Pierre, et ils s'efforcèrent de détruire la cathédrale. Ils y employèrent trois jours, en sorte que, dit un auteur protestant, <■ ils ne laissèrent ni tuiles, ni bois, fer, plomb, ni vitres tenant aux murailles ; furent les grandes et fortes voûtes laissées découvertes et les murailles nues ouvertes aux portes et aux fenêtres comme les vieilles ruines et masures pour faire logis aux bêles sauvages, corneilles et chats huants, et, ne f^it la force de la maçonnerie et gros comble, on eût vu la ruine et démolition totale de l'édifice, chose de grande longueur, travail et dépense... on mit bas une des grosse tours et clochers qui entraîna avec soi uno grande partie du fond de l'église, ainsi que deux murailles du milieu tenant an cloître». . Le 11 décembre 1567, pour fêter la bataille de Saint-Denis, la populace huguenote rase l'église SaintFirmin et le monastère de Sainte- Catherine, situés à la porte do la Blaiiquerie '. Le 1" avril