‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 157 sur 201 · Ibid., p. 4q · texte numérisé non relu

Ibid., p. 4q

àW HISTOIRE PARTIALE, HISTOIRE VRAIE

1568, nouveUe explosion de fanatisme, le peuple achève de raser et ruiner toutes les églises de la ville. L'église et le mouastère de Saint-Ruf, qui formaient un très bel édifice, furent entièrement dévastés, et on n'y laissa que les quatre murailles. Ainsi Montpellier demeura sans église et sans clocher'.

Montréal (Aude). Pendant les guerres de religion, les prolestants détruisent les quatre cinquièmes de la collégiale Saint- Vincent, et font du reste une citadelle. Le couvent des Carmes est également démoli'.

Nîmes. Le 29 septembre 15C0, le prédicant huguenot, Guillaume Mangé, à la tète des huguenots, s'empare de l'église paroissiale Saint-Jacques du Capitolo, brise les images, renverse les autels et en fait un temple'. Le dimanche 21 décembre 1561, les huguenots, au nombre de deux raille, envahissentla cathédrale pendant l'ofiice pontifical, renversent les autels, pillent les vases sacrés, brisent les images. Ils en font autant chez les Carmes, les Jacobins, les religieuses de Saint-Sauveur et de Sainte-Claire. L'après-midi, ils allument un grand feu devant la cathédrale et brûlent les archives, les tableaux, les reliques, les ornements, les saintes hosties. On fait de même dans toutes les églises des environs ". Du 2 au 12 février 1562, le pasteur Viret préside un synode protestant de 70 ministres; ils décident qu'on démolira toutes les églises de la ville et du diocèse. Le 25, à la suite d'une nouvelle assemblée du synode, au signal de la cloche de ril6lel-de- Ville, on pille toutes les églises de Nîmes et ou détruit les tableaux qui restent. La cathédrale était un grand monument à trois nefs, rebâti sous Urbain IJ (xi« siècle^. 11 n'en resta que la façade'. L'église Sainle-

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