SE
CIIAriTRE XVI
La responsabilité des guerres de religion. I,e « massacre » de Vassy.
KviKT^T) et DEBiDObR (Coufs élémeuUire n. p. "S;.
gJuiaLt alors surtout des artisans et des bourgeon, et e,^ firent pi-rir un ijrand nombre.
(Cours moyen, p. 78). ...
Les Guises irrités donnèrent, à Vassy. le sujnal «tes guerres civUes. par u« massacre de prolcstunls qui fut imité da^s un grand nvmbre de «Mes.
(IJ. Cours supérieur, p. i55).
li,n«.ioLETTB (Coursélénicntaire, p. 6C).
Q ",""pro«.s,.,nrs/are„, brûlés, sous les ro.s François e. et Henri 11. Des prmc« de Lorraine, les Guises, trouvaunl que S trop peu. Ils se mirent à la tète des catholiques pour Us icrascr.Leduc Françoisde Guise passait. avec ses Uomnrcs dormes, à Vassy. en Champwjne. Le, soldaU du duc se jeUrenl sur eux. en tuèrent 60. en blessèrent 200. Ce fut U commencemeiU de, guerres religieuses.
(la. Cours moyen, p. 53).
Le massacre de Vassy fut U signal des guerres de reUgwn.
'"''"J^'^:::'n!'i,Îpro.eUanU) prennent les ormes ^la suite du massacre de quelques-uns d'entre eux par Us soldats du duc de Guise, dans ta petite vilU de Vassy. P. 97- "/«"' reco««a.lre que ce son. Us catboliques qui. par U massacre de Vassy ont pro.oç,«e la luue. Résumé. Sous CbarUs IX. U massacre de Vassy donna U signal des guerres de religion.
(1(1. Cours supérieur, p. 87)- Devi-sat (Cours élémentaire, p. 106).
' LM calhoUques persécutèrent U$ protestants. Us protestants ,t
défendirent. On en vint aux armes. Alors commeneèrenl d'horribkf guerres civiles.
(Cours moyen, p. 54.)
Image, avec récit tendancieux, du massacre de Vassy. Gautuier et Descuamps (Cours élémentaire, p. 46).
I.CS catholiques persécutèrent les prolestunts ; les protestants se vengèrent de leurs persécuteurs les catlwliques... P. 47. Les guerres (le religion ont été U résultat des persécutions que les calliuliques firent subir aux proteslanls et du senlimenl de vengeance qui s'empara des protestants.
(Cours moyen, p. 46.)
Les rois devenus absolus combaUii;:nt, persécutèrent les protestants qu'ils considéraient comme des révolutionnaires. Les protestants violemment persécutés se vengèrent. Telle fut l'origine des guerres de religion. P 48. En ir>62, des protestants furent massacrés à Vassy par des gens du duc dt Guise : te fut U signal ds violences épouvantables.
(Cours supérieur, p. 81.)
Fait découler de la rixe de Vassy les guerres de rtligion. p. 83. Ce massacre donne U signal des guerres de religion qui, pendant 39 ans, ensanglantèrent la France. RoGiE et Despiques (Cours moyen, p. 05).
Les prolestants traqués, égorgés en masse, s'organisèrent en parti.
SOMMAIRE. — Accusations des manuels laïques. — Faveur des premiers protestants à la Cour de François I»''. — Marguerite d'Angouléme. — Supplice de Berquin. — Ses causes : provocations protestantes. — Vandalisme protestant. — Vues de Calvin sur François I""- : I'/n.s(i/ii(iort de la religion chrétienne. — Etatisme des protestants sous Henri II : Théodore d« Bèze. — Faiblesse de résistance du clergé catholique. — Etablissement par la force du calvinisme en Bretagne, Dauphiné, etc. — Séditions fomentées par les protestants contre le culte catholique, en Languedoc. — Proscription du culte catholique e» profanation des églises en Languedoc, Provence, Dauphiné, Berry, Normandie. — La Terreur de 1561 propagée par les protestants : témoignages de Mézeray et de
LA HESPONSAULITE DES GUERRES DE REUGIOW 377
Ronsard. - Catherine do Médicis Incline au protestantisme - Le . massacre n de Vassy. - Caractère de cet événement non prémédité. - Conclusions ; f Guerres de religion antérieures à l'Incident de Vassy. - 2» provoquées par les protestants voulant imposer de force leurs doctrines et abolir légalement la catholicisme.
Qui a donné le signal des guerres de religion? Qui a lancé notre malheureux pays dans ces luîtes fratricides uui l'ont déchiré et dévasté pendant plus de trente ans ? A aui devons-nous celte déplorable explosion deha.ne. La sympathie qu'éprouvent pour le protestantisme les auteurs « laïques » a dicté à leurs manuels a même réponse à celle question : C'est le fanatisme cathohque écrivent-ils unanimement, qui a déchaîne les guerres de religion Les protestants ne demaudaienl qu'à praUquer en paix leur culte nouveau, lorsque le massacre de Vassjs savamment préparé par le duc de Gu.se, les obligea a prendre les armes pour défendre leurs croyances et leur
"'iès lors, ce n'est point sur les huguenots qu'il faut faire retomber la responsabilité des guerres qui étaient pour eux des guerres de légitime défense, mais sur les catholiques qui les ont provoquées avec le dessein avoue ?en finir avec le protestantisme. Sans nous fier aux affirmations intéressées des partis, interrogeons. dans ce pro- Z. les documents et faisons appel à leur tomo.gnag Us nous diront : 1° si vraiment les protestants ont attendu, our prendre les armes, d'y être excités par le massacre de Vassy • 2° si celte échauffouree a été vraiment un coup préméd lé par les Guise elles catholiques pour déchaîner U guerre civile et détruire le proleslant.sme. et si les catholiques français ont été des loups cruels, forçant à se del n e les brebis protestantes qu'il, voula.en dévorer. Ce fut dés les premières années du xv.- siècle que des humanistes français commencèrent à attaquer c.rUm.
dogmes de l'Église catholique, tels que la transsubstantiation, la valeur expiatoire de la pénitence, le mérite des bonnes œuvres ; et ainsi, les premiers réformateurs français tels que Lefùvre d'Etaples, loin d'être les disciples de Luther, le précédèrent de quelques années. Or, leurs prédications ne furent pas réprimées par l'Église ; bien plus.ils continuèrent à jouir des bénéfices qu'elle leur avait confiés. Un docteur de Sorbonne, Jacques Lefèvre d'Etaples, enseignait, dès 1512, « la justification par la foi, la dogme central de la doctrine évangélique. attaquant ainsi publiquement l'une des plus graves erreurs du catholicisme ' : . et en même temps, il continuait à enseigner dans l'un des collèges de l'Université, le collège du cardinal Lcmoiue, et recevait l'hospitalité à l'abbaye de Saint-Gerinaiu-dcs-Prés chez les bénédictins. La Cour témoignait à Lefèvre et à ses disciples la plus grande faveurjla sœurdu roi, Marguerited'Augouléme, lisait sous sadirecUou les Saintes Écritures et, par elle, François I" inclinait de plus en plus vers les nouvelles doctrines. Bientôt, l'un des disciples de Lefèvre, Michel d'Arande, vint, à la demande du roi, prêcher le nouvel Évangile à la Cour, f Le roi, écrivait Marguerite, est bien délibéré de donner à connaître que la vérité de Dieu n'est point Lérésie». . En 1.522, alors que déjà les doctrines lulli,.riennes étaient condamnées à Rome et que Luther avait consommé sa révolte contre l'Eglise, Louise de Savoie, mère du roi, s'emportait contre les moines, s'appropriant contre eux les invectives de Luther. Lorsque la Sorbonne voulait défendre l'orthodoxie catholique, le roi lui imposait silence,suppiimantles écrits dusorbonniste Jérôme d'An-
I. Ainsi s'exprime un protestant M. Cabantous dans une thèse présentée pour la doctorat en tliéûlogio devant la Faculté protestante de Monlauban, »ur Marguerite d'AnQouUmecl Us débuts de ta Déforme, p. îi.
a. Cabantous, op. cit., p. It».