LA RESPONSABILITÉ DES GUERRES DE RELIGIOS
Ke*t et du dominicain Lambert Campester. En revanche, il appelait à sa Cour des professeurs allemands pénètres de luthéranisme, encourageait leurs discussions theologiques contre le catholicisme et répondait à ceux de ses conseillers qui s'en étonnaient : « Je ne veux point persécuter ceux qui nous enseignent ; ce serait empêcher les habiles gens de venir dans notre paysK »
Comment expliquer qu'aprcs avoir montre aux protestants une telle faveur, François I" ait permis au Parlement de Paris de faire brûler vif. pour cause de luthéranisme, Louis Berquin, le l'J avril 1.V29V , , ,,, U faut en chercher la raison dans les violences dont les protestants s'étaient rendus coupables, au cours de l année précédente. Enhardis par la protection évidente que leur accordaient Frau-ois 1" et sa sœur Marguerite d An- Koulême, reine de Navarre, ils avaient cru pouvoir rééditer en France les coups de force, grâce auxquels leurs sectes s'implantaient en Allemagne et on Sui.se, et ils avaient commencé par insulter la foi catholique par des sacrilèges publics et de« actes de vandalisme.
. Ces nouveaux hé.eUques, poussant leur insolence et leur impiété plus loin que leur maître Luther, declarereui une guerre ouverte aux saintes images, en brisant toutes cellts qu'ils rencontraient dans les églises el ailleurs. Il se glissa sourdement jusque dans Paris quelques-uns do ces iconoclastes qui, la nuit du dimanche de la 1 entecôte, dernier jour de mai, abattirent la tête d'une figure delà Vierge qui était dans le mur d'une maison de la rue des Rosiers, qui faisait le coin de la rue des Juifs, qui repond à la petite porie de Saint-Antoine. Ils rompirent au5si la tête de l'enfant qu'elle tenait, les jetèrent toutes deux derrière des pierres, donnèrent quelques coups de poignard dans la robe de la figure, plongèrent son couvrechef dans la boue et les foulèrent aux pieds. Les tele»