‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 51 sur 201 · I.A PEINTURE A LA FIN DU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

I.A PEINTURE A LA FIN DU MOYEN AGE

buts '. » Autant vaut dire qu'ils ont reçu du Moyen Age tous les éléments qu'ils ont utilisés et que par leur génie et l'observation directe de la nature, sans le secours de la Reconnaissance classique qu'ils n'ont pas connue, ils ont fondé une école d'une richesse et d'une science incomparables.

Du temps des Van Eyck et après eux, l'école flamande, fondée par eux, se développa dans la direction que leurs chefs-d'œuvre lui avaient assignée. Né vers 1400, mort en 1464, Rogier van der Weyden a fait preuve d'une grande fécondité. En 14.35, il décorait l'hôtel communal de Bruxelles de fresques qui ont disparu et il composait plusieurs triptyques, plusieurs tableaux et surtout le polyptyque qui lui fut demandé par Rolin, chancelier de Bourgogne, pour l'hôpital de Beaune. Avec lui, signalons au premier rang des maîtres flamands primitifs, le maître de Flemalle et Petrus Christus.

Ce fut aussi en pleine activité que la Renaissance classique trouva, au milieu du xv» siècle, la peinture allemande. Le XIV" siècle avait vu des écoles provinciales se créer dans les dilférentes régions du monde germanique, sous la double influence du mysticisme chrétien et de l'art duxiii'siècle.C'étaitd'abordl'écolede Cologne, dontleplus illustre représentant, maître Guillaume de Herlé, peignit pour le grand autel des Clarisses, un retable où, sur deux rangs, étaient disposées vingt-quatre scènes delà vie du Christ-. Avec maître Conrad de Sœst au commencement du xV siècle, cette école, tout en gardant l'idéalisme de ses vieux maîtres, imite de plus en plus la nature avec ses paysages et ses traits pittoresques rendus en un brillant coloris. Stephan Lochner fixa les hésitstions des maîtres de Cologne et leur donna une orientation précise par ses tableaux inspirés eux-mêmes de l'art flamand et bourgui-

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