Rio. Michel Anoej el liophait, p
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la Dispute du Saint-Sacrement, dans les Stanze du Vatican « composition sans rivale dans l'histoire de la peinture et l'on pourrait ajouter sans nom ; car c'est peu de chose que l'appeler lyrique ou épique... Dans la gloire qui eu forme la partie supérieure les trois personnes de la Trinité sont représentées au milieu des patriarches, des apôtres et des Saints ; c'est en quelque sorte un résumé de toutes les compositions partielles sorties, depuis un siècle, de l'école ombrienne. Un grand nombre de types et particulièrement ceux du Christ et de la Vierge, sont la répétition presque littérale de ce qu'on trouve dans les premiers ouvrages de Raphaël lui-même. Pour tout ce qui tient à l'expression de la béatitude céleste et de toutes ces choses ineffables dont il est dit que Vesprit de l'homme ne les a point conçues, bien que cela dise assez que le pinceau de l'homme n'est pas fait pour le rendre, néanmoins celui des artistes ombriens, à force de s'être exercé sur des sujets mystiques, avait opéré des merveilles en ce genre et Raphaël, en les surpassant tous et en se surpassant lui-même, sembla avoir fixé les bornes fatales au-delà desquelles l'art chrétien proprement dit ne pourrait plus avancer'. »
Mais alors, que devient cette antithèse irréductible que les manuels scolaires ont prétendu établir entre le Moyen Age et la Renaissance classique? que devient cette opposition qu'ils ont prétendu marquer entre uu Moyen Age exclusivement chrétien et une Renaissance absolument rationaliste? Comment expliquent-ils cette liguée d'humanistes chrétiens que nous avons constatée à Rome à la Cour pontificale? Que font-ils de l'Académie platonicienne de Florence, des humanistes chrétiens allemands et français, des peintres et des artistes de tout genre qui ont puisé leur inspiration dans l'idéal chrétien?