‹ Histoire partialeChapitre 136 sur 214 · Emlart, op. cit., p · texte numérisé non relu

Emlart, op. cit., p

li. Arch, d'Eure-et-Loir, c. 65.

5. Le Graud. Bévue des questions historiques, 03, p, i38. fi. CoYECQLE, op. cit., p. Sa.

7. Arch. Nat., L, 653, aS, foL 18. « Omni die «abbali, siimmo mane, debent lavarc pcdes infirmornm. »

c'était alors l'usage pour toutes les personnes de distinction avant le repas ^ ». Les règlements et les inventaires d'un grand nombre d'hôpitaux mentionnent des chambres de bains, des baignoires, des bassins pour les bains qui étaient donnés aux malades et plus particulièrement aux femmes en couches et aux enfants nouveau-nés ^. N'oublions pas enfin deux pièces qui étaient particulièrement nécessaires pour l'hygiène de l'hôpital : la pouillerie, « étuve de désinfection où étaient nettoyées les bardes de ceux qui entraient et qui devaient les quitter en entrant», et les « aisements » ou latrines^.

Pour décrier l'organisation hospitalière de l'Ancien Régime et glorifier celle de nos jours, les organisateurs de l'Exposition universelle de 1889 avaient reconstitué, d'après une estampe de 1789, un lit de l'Hôtel-Dieu de Paris où quatre malades étaient couchés ensemble ; et l'on s'élevait contre une pareille pratique, si contraire aux lois les plus élémentaires de l'hygiène et de la médecine.

Cet abus, trop souvent réel à l'Hôtel-Dieu de Paris, vers 1789, était exceptionnel dans les hôpitaux du Moyen Age. Leur architecture, comme nous l'avons vu plus haut, prévoyait, au contraire, le plus souvent, dans leurs grandes salles, de petites divisions cloisonnées jusqu'à mi-hauteur et destinées à recevoir un seul lit pour un seul malade. Un règlement de l'PIôtel-Dieu de Paris, publié par M. Coyecque, dit, en 1494 : «Premièrement, soit enjoint à ceux qui ont la charge de coucher les malades qu'ils mettent les griefs malades chacun à part, soit en un lit, sans compagnon. » La pratique contraire n'était autorisée qu'exceptionnellement, quand on était débordé par le nombre des hos-

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