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dans la même ville de Saint-Denis, mille pains d'un sol, dans l'année^. Un autre décret constate une distribution de blé que faisait la «ci-devant » abbaye de Fécamp^.
Les trois abbayes du Mans, la Couture, Saint- Vincent et Beaulieu faisaient aussi des distributions régulières. En 1791, la municipalité d'Angoulême célébrait les distributions d'aliments, de remèdes et de vêtements que faisaient à domicile les Sœurs de la Sagesse ^.
En Auvergne, l'abbaye de la Chaise-Dieu fournissait souvent gratuitement le pain, le vin et l'avoine aux troupes de passage*. En 1691, l'abbaye de Saint-Alyre, à Clermont en Auvergne, entretenait, par des distributions régulières, 4.000 pauvres^. A l'abbaye de Lessay en Normandie, trois jours par semaine, on remettait à tout venant un pain. Il y avait deux aumônes générales plus considérables, le 3 février et le jeudi saint ; le 3 février 1718, il se présenta 3.233 mendiants. Une autre aumône s'y faisait le jeudi gras; on y donnait un pied de lard en carré à chaque habitant de la paroisse Sainte-Opportune *. Une ordonnance de l'intendant de Caen, du 16 juin 1723, changea en un versement de 700 boisseaux d'orge aux pauvres des paroisses sur lesquelles l'abbaye de Blanchelande possédait des terres, et à l'hôpital de Saint-Sauveur-le- Vicomte, l'aumône publique que faisaient, trois fois par semaine, les moines de ce couvent'.
En même temps qu'il multipliait ainsi ses aumônes personnelles, le clergé étaitTâme des bureaux des pauvres qui s'étaient établis dans beaucoup de ville, dès le commencement du xvi® siècle, et dont l'ordonnance de Mou-
I . Collection des décrets de la Convention (éd. Baudoin), p. 98.
a. Ibid., p. Sli.