‹ Histoire partialeChapitre 146 sur 214 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Le 9 mai 1709 ^ l'évêque deCondom écrivait au contrôleur général : « Les chanoines de la cathédrale ont donné plus de la moitié de leurs revenus et quoique les blés aient été d'une cherté prodigieuse, il ne leur en est pas resté 300 livres à chacun, m

Trois jours avant, le même témoignage avait été rendu par révéque de Troyes, en faveur de son clergé : « Parmi les curés, ceux qui ont été assez heureux pour avoir du blé, donnent beaucoup 2. » Un mois plus tard, le 2 juin, c'était révéque de Mâconqui écrivait dans le même sens : t Nous sommes accablés des étrangers : quels moyens de pourvoir à leur subsistance dans les villages où il n'y a guère qu'une personne ou deux qui aient du blé ? Les curés les assistent, il y a cinq mois, et sont euxmêmes réduits à n'en avoir plus. » Une lettre de M. de la Chétardie, curé de Saint-Sulpice de Paris, au contrôleur général Desmarets nous donne une idée des charges charitables qui pesaient sur les curés et de la manière dont ils y faisaient face : « Nous avons, lui écrivait-il, le 15 mars 1708, huit compagnies de gardes françaises dans cette paroisse et nous sommes chargés du soulagement de la plupart de leurs femmes et enfants, sans parler de plus de 13 à 14.000 pauvres honteux, de 700 enfants à (|ui il faut donner de la bouillie tous les jours, en hiver, (le six-vingts (l!20) autres en nourrice, des écoles charitables qui nous coûtent 13.0U0 livres (plus de 30.000 fr. de nos jours). Enfln, nous sommes accablés *. »

De leur côté, les abbayes elles couvents de tous Ordres restaient fidèles aux traditions charitables qui remontaient à leurs origines. Un décret de la Conveutit)n du 14/21 juillet 1793, constatait que l'abbaye de Saint-Denis, qui venait d'être supprimée, donnait, par semaine, 263(i livres de pain et le « ci-devant » chapitre Saint-Paul deTEstrée,

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