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Arch. Nat., M., G

ol2 UISTOIRE PARTIALE, HISTOIRE VRAIE

s'occupait que d'une paroisse ; c'est ce que déclarait, en 1763, Joly de Fleury, procureur général du Parlement de Paris, et à ce titre, administrateur du Grand Bureau de Paris : « Il est de principe que les bureaux de charité doivent être administrés sous l'inspection des curés des villes qui doivent y présider^. »

A côté de l'institution charitable des Bureaux qui, ayant été créés en vertu d'ordonnances royales et étant en partie alimentés par des taxes publiques avaient un caractère officiel, l'Eglise avait multiplié des institutions analogues dont elle avait l'entière direction et qui étaient entretenues par ses biens ou par les aumônes des fidèles. C'étaient les confréries de charité.

Saint Vincent de Paul créa l'une des premières dans sa paroisse de Châtillon-les-Dombes, en 1617, sur le modèle de celles qui existaient à Rome ; il en fonda ensuite dans toutes les paroisses où l'appela son ministère : à Villepreux, Montreuil près Paris (1617-1618), Joigny, Montmirail, Mâcon (1621). Les Prêtres de la Mission ou Lazaristes, congrégation dont il fut le fondateur, se firent les propagateurs zélés de cette institution que nous retrouvons à Brie-Comte-Robert, au Havre, dans un grand nombre de bourgs de la Champagne, à Sézanne, Arcis-sur-Aube, à Nancy. Ces confréries se composaient d'hommes visitant et secourant les pauvres valides et de dames secourant et soignant à domicile les pauvres malades. Ces confréries donnaient du pain, de la viande, du potage, des bouillons, « œufs frais, trois ou quatre fois par jour, panade, orge, etc.^ ».

De son côté, Oîier, curédeSaint-Sulpice, fonda, en 1650, pour .sa paroisse qui était alors un pauvre faubourg, une compagnie de charité pour l'assistance à domicile des pauvres honteux. « Beaucoup de familles honteuses de ce quartier se trouvèrent alors en de si prodigieuses extré-

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