I. Cité par Lallema>d, o/>. cit., p
a. Rapport de La Rochefoucauld cité plus haut.
plus confortables les asiles des malades et de pauvres. Cette préoccupation fut évidente, quand il s'agit, sous Louis XVI, dé reconstruire l'Hôtel-Dieu de Paris en grande partie détruit par un incendie. Les plans projetés furent soumis, en 1777, à l'examen de l'Académie des Sciences. Elle formula ainsi ses conclusions, en 1785 : « 1° Eviter l'agglomération sur un seul point d'un nombre considérable de malades ; 2° construire (au lieu d'un seul Hôtel- Dieu), plusieurs hôpitaux ne renfermant qu'un chifTre de 1.200 administrés répartis dans 14 pavillons isolés, rangés sur deux files, séparées par une vaste cour ^. » Tout devait être combiné pour que « chaque salle fût comme une espèce d'île dans l'air et environnée d'un volume considérable de ce fluide que les vents peuvent emporter et renouveler facilement par le libre accès qu'ils ont tout autour ».
Fondés presque toujours par l'Eglise ou avec son concours, les établissements étaient desservis par un personnel religieux et alimentés presque exclusivement par les biens ecclésiastiques.
Le chapitre précédent nous a montré la multiplication des congrégations hospitalières d'hommes et de femmes au Moyen Age. Certains historiens l'ont trouvée presque excessive puisque, la plupart des hôpitaux ayant une congrégation particulière, l'assistance des pauvres et des malades manquaient parfois de cette unité de méthode qu'assure un grand Ordre religieux à toutes les maisons qui lui appartiennent. Cette floraison se continua jusqu'à la Révolution avec plus de méthode, grâce à la constitution de grands Ordres hospitaliers se substituant en beaucoup d'endroits aux petites congrégations locales.
Mentionnons d'abord, parmi les grands Ordres existant à la fin de l'Ancien Régime ceux dont nous avons déjà signalé l'action au Moyen Age. Sans doute, plusieurs per-