‹ Histoire partialeChapitre 163 sur 214 · I. Ibid., p · texte numérisé non relu

I. Ibid., p

a. Notis empruntons tous ces faits et les suivants au chapitre le$ fCvéques en pays d'État, du livre cité plus haut de M. Sicard.

Montauban, qui n'attire son attention. Une des plus intéressantes créations de Cicé, à Rodez, fut un conseil d'hommes graves, estimés et versés dans les lois. Il le présidait lui-même et y convoquait les contestants. Par là, une foule de procès furent pacifiés avant de naître ^ ». Cicé et son successeur, Seignelay de Colbert, « fondèrent des conférences d'agriculture, une chaire de mathématiques, une école d'ingénieurs, améliorèrent des routes, en percèrent de nouvelles'^ ». L'évêque de Vabres, Jean de Castries, contribuait de ses propres ressources à la construction de plusieurs ponts ; Talleyrand-Périgord, archevêque de Reims, faisait venir des mérinos d'Espagne, pour améliorer la race des moutons champenois et les distribuait dans les campagnes.

Entre tous ces évêques soucieux du progrès social, une place particulière doit être faite à de Barrai, évêque de Castres : « Il s'était fait arpenteur, géomètre, architecte, pour donner à la construction des routes, aux travaux de la ville une marche sûre et une impulsion définitive. » Pour lier Castres, d'une part, avec Toulouse, de l'autre avec Montpellier, pour établir des communications avec les villes voisines, il fait passer des routes à travers les forêts, les ravins, les terres mouvantes de la Montagne- Noire : « Il encourage les nouvelles cultures et en particulier celle des pommes de terre qu'il fait venir en masse du Dauphiné, distribue gratuitement aux curés et aux paysans, invitant les propriétaires riches à abandonner les terrains en friches aux pauvres qui voudraient en semer. Dix ans avant Parmentier, il réussit à populariser ce produit. Il ne négligea pas l'industrie et fonda, à Castres, une manufacture de coton ^.

Le dernier évêque d'Alet, de la Cropte de Chanterac, fut surnommé par la reconnaissance populaire « l'évêque

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