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mûrier blanc, du chanvre, du lin, du pastel, du safran, crée pour les cultivateurs des concours, qui sont de vrais comices agricoles. Il protège les manufactures de bougies, les filatures, subventionne des haras, envoie des élèves à l'école vétérinaire de Lyon 1. » Il appelle le frère cor délier Lefèvre dans son diocèse pour lui faire professer l'agriculture. A Toulouse, l'archevêque Loménie de Brienne fait réunir par un canal qui porte encore son nom, la Garonne au canal du Midi ; il transforme la ville en y traçant des quais, des places, des avenues, il dote des chaires des bibliothèques, des cabinets de physique et de chimie, acquiert pour la ville l'observatoire 2. En 1705, l'évêque de Castres, Augustin Maupeou, fait canaliser l'Agout; l'évêque d'Agde, M. de Charleval, introduit dans sa ville l'industrie de la soie.

Les évêques de Provence rivalisaient avec ceux du Languedoc de zèle pour le bien public. L'archevêque d'Aix, Boisgelin, ouvrait un canal, sillonnait de routes le pays, fondait une société d'agriculture, favorisait le reboisement si nécessaire dans les montagnes dénudées et ravinées de son diocèse ; il faisait faire des dessèchements de marais et propageait la culture de l'olivier. Le dernier évêque d'Ancien Régime de Fréjus, M. de Beausset de Roquefort, assainissait les campagnes par le dessèchement des marais ; pour les fertiliser, celui de Sisteron multipliait les canaux d'irrigation. Champion de Cicé, évêque de Rodez, usa de toute son influence pour développer le bien-être de son diocèse : « Dans sa correspondance avec les procureurs syndics, conservée à Rodez, il n'est question que de routes, postes, octrois, haras, navigation de rivières, commerce, jauge des vins, impôts. Rien ne lui échappe. Il n'est pas jusqu'à une manufacture de cuirs façon d'Angleterre, qu'il s'agissait d'établir k

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