‹ Histoire partialeChapitre 172 sur 214 · Statistique du départernent daXordfi. III, i). i · texte numérisé non relu

Statistique du départernent daXordfi. III, i). i

2. Toussaint, Monographie de l'Enseignement primaire à Lille de irtS't à ÎS89, p. aa. Noter qu'alors Lille n'avait que Go. 000 habitants au lieu de aao.ooo aujourd'hui.

villes, assuré par des religieuses. Le magistrat de Gravelines créait, en 1759, une école de filles confiée aux Sœurs de la Providence et, en 1769, une école de garçons dirigée par les Frères des Ecoles chrétiennes. Il existait des écoles de fondation jusque dans certains petits villages, commeVertain ou Aubigny-au-Bac. La plupart des villages avaient au moins une école de paroisse. « Fontaine de Resbecq a relevé l'indication de ces écoles diverses dans 109 localités sur 153 pour l'arrondissement d'Avesnes, 96 sur 118 pour l'arrondissement de Cambrai, 17 sur 65 pour l'arrondissement de Douai, 48 sur 56 pour l'arrondissement de Dunkerque, 14 sur 53 pour celui d'Hazebrouck, 85 sur 130 pour celui de Lille et 40 sur 85 pour celui de Valenciennes. Ces chiffres sont d'ailleurs incomplets, car j'ai retrouvé, pour la période de la Révolution, des instituteurs désignés comme anciens maîtres d'écoles dans des communes pour lesquelles Fontaine de Resbecq ne fournit aucun nom ^. »

Artois et Picardie. — En 1790, l'abbé Grégoire fit une enquête sur les patois de France et, à cette occasion, il posa à ses correspondants des questions sur les écoles et l'enseignement dans leurs pays respectifs. « Il y a des maîtres dans tous les villages, excepté dans les hameaux, lui fut-il répondu de l'Artois. Les maîtresses d'école y sont moins communes et plus ignorantes 2. » A Calais, avaient été établies, dès 1695, des écoles pour les enfants des matelots ; elles étaient subventionnées par le Roi. En 4701 et 1703, le bienheureux de La Salle y avait fondé deux écoles de Frères. A Saint-Omer, des fondations garantissaient l'éducation gratuite des enfants pauvres et l'école des filles, le Jardin Notre-Dame, fondée par l'évêque

I . Lennel. L'InslrucUon primaire dans le département du Nord pendant la Hévolution (1789- 1802) p. i5.

a. Lettres à Grégoire sur les putois de France, édition Gazier, pp. 209-259.

l'instruction populaire avant la révolution 361

Blazaeiis, ne comptait pas moins, en 1717, de 12 maîtresses ^. Un procès qui s'engagea, en 1678, entre l'écolâtre et les curés d'Amiens, nous prouve que, dans cette ville, il y avait, à cette date, outre les écoles payantes, deux sortes d'écoles gratuites : 1^ celle que les curés avaient jadis fondées dans leurs paroisses respectives ; 2" celles qui étaient entretenues parles administrateurs des établissements hospitaliers. En 1879^, des instituteurs de la Somme firent des recherches sur l'histoire de l'enseignement primaire dans 70 communes. Ils constatèrent l'existence d'écolesprimaires.dès le xiv^.siècle.dans l'une d'entre elles (Lucheux) ; dès le xvi^ siècle, dans deux (Epenancourt et Senanpont) ; dès le xvii«, dans 24 ; dès le xviii'^, dans 22 ; ils ne trouvèrent pas de documents pour les 21 autres*! Le diocèse de Xoyon, qui s'étendait à la fois en Picardie et dans l'Ile de France *, était pourvu de nombreuses écoles primaires. « Nous avons des écoles suflîsantes dans toutes les villes de notre diocèse, écrivait, en 1724, dans un de ses mandements, M. de Rochebonne, évêque de Noyon ; toutes les paroisses de campagne ont aussi des maîtres d'école pour l'instruction des garçons, auxquels les fabri- (jues et les habitants fournissent la subsistance; le plus grand besoin est donc pour l'instruction des filles à la campagne''. » Pour remédier à cette infériorité de l'enseignement des filles, l'évêque ordonnait aux fabriques de multiplier, pour elles, les écoles. A Noyon même, on avait, avant 1789, une école gratuite de Frères, recevant

I. Ai.LAiN. L'Instruction primaire en France avant la Révolution, p. Ca.

a. ILid., p. 5«j.

Page 1